Abidjan, 23 juin 209 ( SudMedias)-La ministre en charge de la Solidarité a exprimé, vendredi, la compassion du président ivoirien à des victimes d’incendie durant les derniers mois dans le district d’Abidjan.

 « Je suis venue au nom du Président de la République, son excellence Alassane Ouattara , du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et de toute la nation vous dire Yako  », s’est tour à tour dressé ux victimes d’bobo, d’ttécoubé et de Yopougon, Mariatou Koné.

Ainsi, les ayants droits de dix-sept personnes décédées ont respectivement perçu une assistance financière  à hauteur de 500 000 FCFA par personne décédée. Les six  blessés quant à eux, ont reçu  des mains de la ministre,  respectivement 150 000 FCFA comme appui pour les soins. Le tout, pour une enveloppe totale d’environs 10 millions.

 

 Invitant les populations à plus de prudence et de vigilance, la Ministre a appelé  à éviter les branchements anarchiques, cause de nombreux incendies et à faire contrôler régulièrement les installations électriques.

Intervenant au nom des victimes, Djeunzou Kouamé, dont l’épouse et les trois enfants ont perdu la vie au cours d’un incendie,  a salué cette action de haute portée sociale  du gouvernement.

 

Au total 876 cas d’incendie enregistrés dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire ce premier semestre de l’année 2019.

 

TBO 


 

Abidjan, 22 juin 2019 (SudMedias)-Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) a donné samedi, des consignes aux responsables locaux de son parti.  

« Il nous appartient dès aujourd’hui d’être vigilants sur le terrain pour dénoncer de façon courageuse, toutes les tentatives de fraude », a déclaré Henri Konan Bédié devant ses militants.

« Nous avons l’obligation de faire mentir tous ceux qui disent à tort que cette élection est déjà bouclée », a-t-il indiqué.

M. Bédié a également insisté sur la réforme de la commission électorale. Une réforme qu’il espère « profonde ».

Tani O.


Les 14 et 15 juin 2019, à Rabat (MAROC), se sont tenues les assises de la XXVIIe Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).

 

Une délégation de l’Assemblée nationale de notre pays, conduite par le Président Amadou SOUMAHORO et exclusivement composée de Députés membres du Groupe parlementaire RHDP, dont la plupart ne sont pas membres de la Section ivoirienne de l’APF, était présente à ces rencontres statutaires.

 

Cependant, une autre délégation, composée de Députés ivoiriens, membres de l’entité locale de l’APF, depuis le 16 novembre 2017, était également à cette réunion de la Région Afrique de l’organisation interparlementaire de la Francophonie. Cette représentation avait à sa tête Monsieur Guillaume Kigbagori SORO, Premier Vice-Président de l’APF.

 

Pour mémoire, en avril 2019, au mépris des textes, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire avait inélégamment procédé à la modification de la composition de la section ivoirienne, membre de cette organisation interparlementaire, en remplaçant sept (7) Députés dont le mandat court jusqu’en 2020, par de nouveaux députés.

 

Des incidents de séance ont donc été observés durant ces travaux ; conséquences de la volonté du Président Amadou Soumahoro de se voir désigner en qualité de Ier Vice-président de l’APF.

 

Les instances de la XXVIIème Assemblée Régionale Afrique de l’APF sont restées intransigeantes sur le respect des textes et ont acté la prorogation du mandat de Monsieur Guillaume Kigbagori SORO, en qualité de Ier Vice-président, ainsi que celui de Monsieur Bassatigui FOFANA, en qualité de Chargé de Mission Afrique.

 

Aussi, les Groupes parlementaires PDCI-RDA, RASSEMBLEMENT et VOX POPULI adressent leurs félicitations aux dirigeants de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui, malgré les pressions et les tentatives d’intimidation ont privilégié la conformité aux textes régissant le fonctionnement des organes de ladite Assemblée.

 

Enfin, les Groupes parlementaires PDCI-RDA, RASSEMBLEMENT et VOX POPULI voudraient-ils encourager les instances dirigeantes de l’APF à toujours défendre le respect de la légalité, afin que les décisions arrêtées conservent leurs caractères objectifs.

 

Fait à Abidjan, le 17 juin 2019

 

Groupe Parlementaire PDCI-RDA

 

Groupe Parlementaire RASSEMBLEMENT

 

Groupe Parlementaire VOX POPULI


« Chers Tous, Je suis Ivoirien. Je suis député de la nation ivoirienne. Je suis candidat au poste de Président de l’APF. J’ai lu le rapport de mission du PAN de Côte d’Ivoire. Quelque chose dans ce rapport me choque. Mon successeur semble se délecter de ce que j’aurais été éjecté des locaux de l’Assemblée nationale Marocaine. Ce qui est pur mensonge. Mais à supposer que par extraordinaire cela fut vrai ! Quelle monstruosité que de s’en réjouir ? Je serais encore PAN qu’un tel incident serait Considéré comme un Casus belli ! Oser éjecter.

Un député ivoirien ! Et le premier à s’en réjouir est justement celui qui devrait avec véhémence condamner, montre bien la dégénérescence de l’Assemblée Nationale. A l’étranger nous devons être capable de dominer notre HAINE VISCÉRALE. Pourtant le Président Alassane Ouattara prétend que je suis son fils ! Comment alors Comprendre que la République entière s’acharne sur le FILS du Président Alassane Ouattara. Au point où mon successeur se réjouisse du plus petit malheur. On s’en souvient quand j’étais PAN je défendais les députés sans distinction de coloration politique ( Yah Touré, Ehouo, @Alainlobog etc... J’ai honte pour mon pays qui dénigre ses fils à l’étranger. J’ai honte pour moi d’être autant haï par d’autres Ivoiriens. Mon crime ? REFUS d’adhérer au RHDP. Merci à tous ceux qui m’ont soutenu à Rabat. Je suis fier de ces Africains d’autres PAYS qui se sont opposés à mon humiliation. Ces Africains ont sauvé la dignité de l’Afrique. Ils se reconnaîtront. Je n’oublierai pas ce que vous avez fait pour moi et l’Afrique. Un Africain n’a pas le droit de souhaiter le malheur d’un autre Africain. Merci et au revoir »,  Soro Guillaume Kigbafori sur Twitter ce 17 Juin 2019


Charles Blé Goudé, ancien leaders des jeunes patriotes sous Laurent Gbagbo, a accordé une interview depuis La Haye à France 24. Dans cet entretien, il fait part de ses ambitions en Côte d'Ivoire sans pour autant se prononcer sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2020.

 

Vous avez passé 5 ans ici en prison, vous avez été incarcéré avant cela en Côte d’Ivoire, quel effet cela a eu sur vous ?

Vous savez lorsqu’un père de famille revient de la chasse, il remet le gibier à sa famille sans toutefois qu’il puisse raconter toutes ses frayeurs nocturnes. Ce qui est important ici, ce n’est pas ma personne. C’est la Côte d’Ivoire. Voir la vie de tous ceux qui y vivent. Alors moi en tant que Charles Blé Goudé, est-ce que la prison a eu un effet sur moi ? La prison a toujours un effet sur tout individu qui y met les pieds.

 

Vous avez souffert ?

Ce n’est pas important. La prison n’est pas un lieu de vacances. C’est un lieu de privation de libertés, un lieu où tout vous manque.

Qu’est-ce qui vous a manqué ?

 Mon pays.

Vous êtes ici, aux Pays-Bas. Est-ce que vous allez rentrer bientôt en Côte d’Ivoire ?

Quelle question ! Vous me demandez si je vais rentrer dans mon pays ? Mais la Côte d’Ivoire est mon pays. Je n’ai que la Côte d’Ivoire comme mon pays mais si seulement si c’est ma volonté qui comptait. Je suis dans une procédure qui n’est pas encore à son terme. Le jour, cette procédure sera finie, je rentrerai chez moi en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire n’a pas de passage, elle m’attend. Et je sais qu’elle m’attend. Je sais qu’un jour, je rentrerai chez moi. Je n’en doute pas du tout.

En effet, la procédure n’est pas terminée. A savoir que vous avez été acquitté en première instance. La procureure de la CPI peut interjeter appel. Est-ce que c’est un moment difficile à vivre parce que vous ne pouvez pas rentrer chez vous ?

Non, pas du tout ! Ce que la prison nous a enseigné, c’est avant tout, la patience. En prison, vous ne maîtrisez rien d’autre que vos émotions, vos désirs et vos envies. Mais la prison n’est pas une perte de temps. Et toutes ces situations que j’ai vues pour moi c’est du temps gagné. J’ai tout le temps de réfléchir sur le passé de la Côte d’Ivoire, son présent mais surtout son futur. J’ai le temps de faire mes projets. Croyez-moi, je ne suis pas du tout impatient.

Alors, on va quand-même parler du passé. Vous avez été accusé de pires crimes contre l’humanité et sans rentrer dans les détails lors de la crise post-électorale, est-ce que vous reconnaissez des erreurs ? Est-ce que vous avez des regrets ?

Vous savez chaque débat à son moment et sa tribune. Comme vous-même venez de le dire, la procédure est encore en cours. Vous allez donc me permettre de ne pas répondre à cette question. Et le moment venu, je vous donne toute la latitude de me rencontrer et nous allons en parler.

Mais, est-ce que vous avez des regrets quand-même sur certaines choses que vous avez dites et vous avez fait ?

Dire que j’ai des regrets ou pas, ce serait me prononcer sur ces événements qui font partie prenante de la procédure qui est en cours. Et sur laquelle, je ne suis pas habilité à me prononcer sur l’ordonnance rendue par la chambre d’appel. C’est pourquoi, je vous serai au gré de me permettre de répondre à votre question le moment venu. Croyez-moi, j’y répondrai sans ambages.

Vous pensez revenir en Côte d’Ivoire dans l’optique de faire de la politique où vous étiez le leader des jeunes patriotes et certains aussi vous appelais le général de la rue ?   

 Quand la crise ivoirienne a éclaté en 2002, j’avais 30 ans. Au moment où je vous parle, j’ai 47 ans. Je ne suis plus jeune. La Côte d’Ivoire, elle-même, a changé. La situation en Côte d’Ivoire a changé, les populations également ont changé. Et je veux participer à ce changement et surtout aux débats politiques en tant qu’acteur principal. Parce que sur les 25 millions d’Ivoiriens si j’ai été celui qui est venu en prison à La Haye au côté de Laurent Gbagbo, cela veut dire que je suis un acteur principal en tous cas pour ceux qui m’y ont amené. Alors, mon avis doit compter. Il s’agit de l’avenir de ma nation car j’ai un projet, une vision et je partage une cause avec les Ivoiriens. Pendant que je n’y suis pas, je ferai la politique pour participer à changer mon pays.

Quand on dit acteur, c’est une chose. Quand on dit acteur principal, cela veut dire qu’on a des ambitions présidentielles par exemple ?

Non, la vie politique ne se résume pas à avoir des ambitions présidentielles. Faire la politique, c’est aussi promouvoir des valeurs, des principes de vie, participer à changer la société elle-même. Pour le faire, on a besoin bien attendu d’un instrument de combat, un parti politique. Et je suis le leader du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep). Je ne m’en cache pas du tout. Oui, j’ai des ambitions pour un jour diriger mon pays avec une équipe qui comprendra ou qui aura compris qu’il faut faire la politique autrement en Côte d’Ivoire. Il aura une offre politique pour les Ivoiriens.

En 2020, c’est la prochaine échéance ou c’est trop tôt pour vous ?

Ce sont des chiffres.

C’est une date ?

La vie de la Côte d’Ivoire ne se résume pas aux aiguilles d’une montre. 2020 ou 2025, nous avons une offre. Et je pense que tout doit se bâtir dans le temps et tout doit traverser dans le temps. On ne fait pas tout dans la précipitation au gré de ces ambitions. Aucune ambition politique n’est au-dessus de la vie de la Côte d’Ivoire et de tous ceux qui y vivent. Oui, je veux faire la politique dans le temps. Je veux prendre mon temps et je ne vais pas me précipiter.

Est-ce que vous êtes favorable à ce que Laurent Gbagbo puisse rentrer en Côte d’Ivoire et jouer un rôle peut-être plus immédiat ?

La place de Laurent Gbagbo, c’est au milieu de son peuple. Il doit être avec son peuple pour réconcilier les Ivoiriens et ramener la paix en Côte d’Ivoire. Les dernières élections selon les chiffres de la CEI les créditent de 46%. Cela veut dire que parmi les 25 millions d’ivoiriens il y a 46% qui sont en faveur de Laurent Gbagbo. Alors moi je suis pour qu’il revienne dans son pays. Dans un premier temps pour moi ce qui est important, il faut qu’on arrête de réduire la vie des Ivoiriens à des élections. Voyez-vous, il y a un environnement qu’il faut assainir. Il y a d’abord des questions à régler. L’atmosphère post-électorale est la fille de l’atmosphère pré-électorale. Essayons de faire l’inventaire de ce qui nous a conduit jusque-là et comment l’éviter.

Est-ce que vous craignez peut-être pas le même scénario mais que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

La Côte d’Ivoire a été traumatisée. Elle a changé politiquement. Il y a une mutation que l’on refuse d’accepter. Les lignes bougent. Pour moi, il va falloir que les acteurs politiques prennent toute la mesure nécessaire pour ne pas conduire la Côte d’Ivoire dans une aventure sans issue pire que celle que nous avons connue en 2010. C’est pourquoi, je voudrais les appeler à l’apaisement.

Donc vous craignez un embrasement ?  

Il faut savoir la météo politique qui annonce des intempéries politiques en Côte d’Ivoire. Les tensions inter-communautaires nous interpellent. Il va falloir mettre de côté nos ambitions, mettre de côté l’immédiat et la vitesse pour essayer d’apporter des solutions afin d’éviter de rééditer 2010. Voilà ce que je crains. Mais je ne suis pas un partisan de l’ivoiro-pessimiste. Moi, je crois en l’avenir de la Côte d’Ivoire. Mais j’espère que la classe politique saura prendre ses responsabilités 

Etes-vous parmi ceux qui pensent que Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié doivent passer le relais ?

Malheureusement ce n’est pas moi qui décide de cela, la Côte d’Ivoire s’est doté d’une constitution et a une loi électorale. Je suis toujours attaché aux règles et aux lois. Le peuple décidera de qui conduire sa destinée. Il faut qu’on prenne cette habitude qu’on est en mission pour le peuple. Et nous sollicitons le peuple pour qu’il nous mette en mission. Il ne faut pas personnaliser le débat politique en Côte d’Ivoire et le polariser sur des personnes.

Je vais quand même le faire, je vais poser une question sur quelqu’un de votre génération. Est-ce qu’on peut considérer Soro comme un leader potentiel, plus jeune ?

Guillaume Soro est un leader potentiel en Côte d’Ivoire. C’est un acteur potentiel en Côte d’Ivoire, qu’on l’aime ou pas, il fait partie des hommes politiques ivoiriens, maintenant entre ce que l’homme politique veut et ce que la population est prête à accepter il y a un hiatus. On propose une offre politique, un projet de société et il revient à la population de décider. Mais on ne peut pas avoir des gens assis dans leur salon et qui vont décider de notre avenir parce qu’ils se sont octroyés la légitimité de ce qu’on doit penser, de ce qu’on doit dire et de ce qu’on doit faire. Ce n’est pas à moi de le dire. Il est un homme politique, c’est un fait. Maintenant est-ce que c’est un bon homme politique, est-ce que c’est un homme politique que les ivoiriens doivent prendre comme président ; C’est leur responsabilité.

Est-ce que Alassane Ouattara doit se représenter ?

Je vais vous répéter exactement la même chose. ADO voici bientôt 10 ans qu’il est au pouvoir. Les ivoiriens l’ont vu agir. Ils l’ont observé dans sa gestion des libertés, sa gestion de l’économie, dans sa manière de concevoir la société ivoirienne. A la fin c’est à eux de décider s’ils veulent continuer avec lui ou non premièrement, deuxièmement que dit la loi ivoirienne ? Moi je ne mène pas les combats de personne, je veux qu’un système change, que mon pays change, qu’on tire les leçons de ce qui est nous est arrivés. J’ai eu beaucoup de temps pour faire le bilan, je ne veux plus recommencer les même choses en polarisant les questions d’Etat sur les individus. Venons-en aux projets, à l’offre politique, aux actions, à l’idéologie et à la vision de ces hommes d’Etat. Un homme d’Etat il bâtit dans le temps, il construit, il prépare pour les générations futures. Un politicien il prépare les élections futures. En Côte d’Ivoire. J’ai bien peur qu’on ait plus affaire aux hommes politiques et qu’on manque d’hommes d’Etat. Les Ivoiriens ont besoin d’être soignés, d’une éducation et ont besoin de ressentir la croissance dans leur assiette. C’est de cela qu’il s’agit. Les jeunes gens qui fuient la Côte d’Ivoire et qui traversent la Méditerranée au prix de leur vie pour venir en Europe pour être des ouvriers. Ils fuient la misère et le désespoir. C’est cela que ma génération veut changer.

Vous avez été accusé d’être anti-français, est-ce un mauvais procès qu’on vous fait ou admettez-vous l’avoir fait ? C’est quelque chose que vous regrettez ou que vous assumez ?

Je veux parler avec les autorités françaises des relations franco-ivoiriennes et de l’avenir de la Côte d’Ivoire. Je ne veux pas m’appesantir sur tout ce qui est mortifère.  Ce n’est pas moi qui ai bâti nos relations historiques. Aujourd’hui, je suis content que c’est quelqu’un de ma génération qui est à la tête de l’Etat français. Le président a 40 ans, j’en ai 47. Il est mieux placé pour me comprendre. Nous sommes une génération qui ne demande qu’à être écouté. Je veux qu’on ait des rapports gagnant gagnant, que la France tienne compte des intérêts français et ivoiriens en Côte d’Ivoire et un respect entre Etats. Je ne veux pas que la France parte de la Côte d’Ivoire. C’est tout ce que j’ai demandé et je ne crois pas que cela puisse être synonyme d’être contre la France. Non, je ne suis pas un anti-français.

 

Source France 24


Abidjan, 26 mai 2019 (SudMedias)- Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié a exigé samedi, que le gouvernement entame dès maintenant une opération de desserrement.  

 

Devant ses hôtes u N’Zi, le président du Pdci a exigé du gouvernement qu’il d’entame et réussisse, « avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, l’opération de désarmement ». M. Bédié insiste sur la question en faisant allusions aux récurrents conflits intercommunautaires, notamment celui de Béoumi qui a fait plus d’une dizaine de mort.

Lors du scrutin municipal d’octobre dernier, des violences électorales avait fait environ cinq morts, selon les ONG

Dénis Traoré

 


DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA RELATIVE A LA MEVENTE DES NOIX DE CAJOU

 

Le Conseil des Ministres, lors de sa session du mercredi 06 février 2019, a annoncé l’ouverture de la campagne 2019 de commercialisation de noix cajou avec un prix plancher bord champ fixé à 375 F CFA/Kg. La campagne 2019 a démarré ainsi le 15 février 2019, avec un prix en baisse de 125 FCFA soit 20% par rapport à 2018.

Pour cette campagne 2019, des mesures ont été annoncées afin de développer la transformation, de maintenir l’équilibre de la filière et d’optimiser les revenus des producteurs. Ces mesures tiennent, notamment, à l’amélioration de la qualité marchande, au financement durable des acteurs de la commercialisation et au renforcement des mesures incitatives pour l’augmentation du taux de transformation locale.

Malheureusement, force est de constater une mévente bord champ des noix de cajou. Cette mévente se caractérise par le non-respect des prix fixés mais surtout par la rareté des acheteurs. En effet, pour cette campagne 2019, le prix fixé aux planteurs qui est de 375 FCFA par Kilogramme n’est pas respecté par les rares acheteurs qui se présentent dans nos campagnes. Les prix proposés aux bravent producteurs varient entre 100 et 250 FCFA selon les localités. Ainsi, malgré la forte paupérisation de nos concitoyens qui vivent de cette culture, aucune mesure sérieuse n’est prise par le Gouvernement pour trouver des solutions durables à cette situation qui perdure depuis la campagne 2018. Les producteurs se trouvent donc livrés à eux-mêmes dans une misère qui va crescendo.

C’est pourquoi le Groupe parlementaire PDCI-RDA tient à rappeler que dès l’accession de notre pays à l’indépendance, le Président Felix Houphouët BOIGNY, père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne a fait le choix de baser l’économie nationale sur le secteur agricole. Ce secteur a été très rapidement le moteur de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Les principales cultures de rente sont le café, le cacao, l’hévéa et le palmier à huile dans les zones forestières, le coton et récemment l’anacarde dans les zones de savane. Aujourd’hui encore, ce secteur demeure la principale source de richesse du pays, lui conférant un poids économique et une puissance agricole en Afrique et dans le Monde.

 

L’anacarde qui a été introduit comme plante de reboisement dans les zones de savanes du centre et du Nord de la Côte Ivoire s’est avéré être une source de diversification agricole dans notre pays. En effet, la noix de cajou, produit de l’anacardier est commercialisée avec beaucoup de succès dans les pays asiatiques, américains et européens.

 

Le rôle stratégique joué par cette filière dans notre économie n’est plus à démontrer. En effet, la production nationale de noix de cajou est passé de 180 000 tonnes en 2005 à 715 000 tonnes en 2015 et à 761 000 tonnes en 2018, faisant de la Côte d’Ivoire, le premier pays producteur mondial de noix de cajou. Cette filière touche directement 450 000 producteurs et fait vivre indirectement environ 4 500 000 ivoiriens.

Afin de rendre cette filière plus performante, l’Etat de Côte d’Ivoire a procédé à la réforme des filières coton et anacarde en 2013 en introduisant un nouveau cadre institutionnel avec la loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 qui crée le Conseil du Coton et de l’Anacarde en remplacement de l’ARECA. Cette réforme vise l’amélioration des performances de la filière par :

• La recherche dans la filière ;

• L’encadrement des planteurs ;

• L’organisation du circuit de commercialisation ;

• L’accroissement de la transformation locale ;

• L’organisation des acteurs et la gouvernance de la filière.

Cette réforme en termes de résultats attendus devrait permettre d’assurer un prix rémunérateur aux producteurs (60% du prix CAF) et faciliter l’écoulement de leur récolte.

Cependant, nonobstant quelques avancées observées notamment l’accroissement de la production, l’objectif principal de garantir un prix rémunérateur aux producteurs n’est pas atteint et les planteurs peinent à écouler leurs récoltes. Plus grave, le prix officiel bord champ de la noix de cajou n’est pas respecté et ce, dans l’indifférence du Gouvernement.

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA constate, en effet, avec regret que face aux difficultés actuelles des producteurs, aucune solution ni aucun secours ne sont proposés par le Gouvernement qui garde un silence incompréhensible sur cette grave conjoncture dans la filière.

Au regard de cette situation dramatique le Groupe parlementaire PDCI-RDA :

 

    interpelle le Gouvernement sur la misère que vivent les producteurs d’anacarde dans nos campagnes ;

    invite le Gouvernement à trouver des moyens appropriés pour l’achat de toute la production des noix de cajou ;

    exhorte le Gouvernement à garantir le prix d’achat qu’il a lui-même fixé à 375 FCFA/KG et à mettre en place une politique plus efficace pour assurer la première transformation d’au moins 50% de la production au niveau local.

    Le Groupe parlementaire PDCI-RDA, dans ces moments de difficultés, apporte son soutien aux producteurs abandonnés à leur propre sort et les assure que le PDCI-RDA, Parti fondé sur les bases du Syndicat Agricole Africain, se tient à leurs côtés et sera leur porte-voix partout où besoin sera.

    Dans cette perspective, comme pour l’affaire du riz avarié, le Groupe parlementaire PDCI-RDA adressera une question orale avec débat au Ministre de l’agriculture et du développement rural et à son collègue de l’Industrie sur la commercialisation et l’industrialisation dans la filière anacarde afin que tous les Ivoiriens soient informés sur la gouvernance de cette importante filière.

    .

    Fait à Abidjan le 17 Avril 2019

    Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA

    L’Honorable ADI Kouamé Isac


ABIDJAN – Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire accueillera le premier Sommet régional de l’initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi) en Afrique de l’Ouest le mercredi 17 avril 2019. Le sommet est organisé par We-Fi en collaboration avec le groupe de la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et la Banque Islamique de Développement.

 

L’événement mettra en vedette Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, la Conseillère Spéciale du Président des Etats-Unis, Ivanka Trump, le Président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Ayodeji Adesina, le Président de la Banque Islamique de Développement, Bandar MH Hajjar, le PDG de la Banque Mondiale, Kristalina Georgieva, le Sénateur américain Lindsey Graham et d’autres personnalités qui discuteront de moyens concrets de renforcer l’appui aux petites et moyennes entreprises (PME) dirigées par des femmes en Afrique de l’Ouest.

 

« Je me réjouis d’accueillir le Sommet Ouest-Africain sur l’Initiative pour le Financement de l’Entreprenariat Féminin (We-Fi) à Abidjan, » a déclaré le Président Ouattara. « Je suis persuadé que ce sommet saura donner une nouvelle impulsion à l’Entreprenariat Féminin dans la région. C’est donc avec un grand intérêt que j’attends le point de vue des femmes à travers les conclusions et recommandations qui résulteront des travaux, et qui nous permettrons, dans une collaboration étroite entre l’Etat, le secteur privé et les partenaires au développement, d’accroitre les opportunités liées à l’Entreprenariat Féminin ».

 

« J’ai hâte de me joindre aux dirigeants des gouvernements et du secteur privé africains en Côte d’Ivoire pour le premier Sommet régional de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi), » a déclaré la Conseillère Spéciale du Président des Etats-Unis, Ivanka Trump. « En tant que membre fondateur de We-Fi, les Etats-Unis sont fiers de s’associer à la Banque mondiale pour aider les femmes entrepreneurs des pays en développement à accéder aux capitaux, aux réseaux et aux mentors nécessaires pour créer et développer leurs entreprises. Grâce à des efforts tels que We-Fi, l’initiative du gouvernement W-GDP du gouvernement américain donne aux femmes du monde entier un pouvoir économique et favorise la prospérité et la paix ».

 

L’événement mettra également en vedette des femmes chefs d’entreprise, des cadres du secteur privé, des ministres et des représentants clés du gouvernement issus du We-Fi et des partenaires qui vont discuter des actions de transformation nécessaires pour améliorer l’accès des femmes entrepreneurs au financement, aux marchés et aux réseaux par le biais de réformes des politiques publiques et d’actions du secteur privé.

 

Personnalités invitées :

-        Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire

-        Ivanka Trump, Conseillère Spéciale auprès du Président des Etats-Unis

-        Akinwumi Ayodeji Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement

-        Bandar M. H. Hajjar, Président de la Banque Islamique de Développement

-        Kristalina Georgieva, PDG de la Banque Mondiale

-        Lindsey Graham, Sénateur américain, et autres.

DATE: le mercredi 17 avril 2019

 

HEURE: 13h30 - 17h30, GMT

 

LIEU: Hôtel Sofitel Abidjan Ivoire, Boulevard Hassan II, 08 BP 01, Abidjan, Côte d’Ivoire

 

RSVP: Les journalistes doivent s’inscrire pour participer à cet événement. Place disponible limitée.

 

IMPORTANT :

-        Les journalistes basés en Côte d’Ivoire doivent être en possession d’une accréditation de presse et d’une carte de presse en cours de validité.

 

-        Les journalistes hors de la Côte d’Ivoire doivent être en possession d’une accréditation de presse valide délivrée par les autorités nationales ou locales et d’une carte de presse en cours de validité. Il est recommandé à chaque journaliste d’avoir des preuves claires qu’il/elle est désigné(e) par un organe de presse ou une publication spécifique. Un ordre de mission valide de cet organe de presse ou de cette publication sera requis.

 

-        Les journalistes basés aux États-Unis doivent disposer d’une accréditation valide délivrée par la Maison Blanche, le Département d’État américain, le Département américain du Trésor, House and Senate Press Gallery, le Département américain de la défense ou le Centre de Presse Etrangère d’USIA.

 

-        Les journalistes intéressés à couvrir cet événement doivent s’inscrire avant le vendredi 12 avril 2019 au plus tard à 17 heures, GMT. Pour les médias francophones, veuillez confirmer votre présence auprès de Nguessan Enoh Ndri à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Pour tous les autres médias, veuillez confirmer votre présence auprès de Jing Guo à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. D’autres informations relatives à la logistique seront mises à la disposition des journalistes inscrits avant l’événement.

Avec ambassade USA


Burkina Faso : Rock Kaboré en visite en Turquie

mercredi, 10 avril 2019 00:00 Écrit par

OUAGADOUGOU, 9 avril SudMedias) -- Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, doit entamer ce mardi une visite de travail de trois jours en Turquie, a annoncé lundi soir le service de presse de la présidence burkinabè. 
   Durant son séjour, qui sera marqué par des étapes à Istanbul et à Ankara, la capitale turque, il doit avoir des entretiens avec des responsables turcs et rencontrer également la communauté burkinabè. 
   M. Kaboré aura notamment des tête-à-tête avec le président de la Grande Assemblée nationale, Mustafa Sentop, et avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. 
  Cette visite d'amitié et de travail sera aussi marquée par des signatures d'accords et de conventions dans plusieurs domaines stratégiques. Elle s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre Ouagadougou et Ankara, formalisée et intensifiée en août 2006 avec la signature d'un accord général de coopération.

Ben K


Abidjan, 9 avril 2019 (SudMedias)-Les Des jeunes filles et garçons, initiateurs de la pétition en faveur d’une candidature en 2020 de Guillaume Soro, ont défendu lundi, à Abidjan-Cocody, leur projet.

Face à plusieurs de leurs camarades, Diaby Mohamed, Sonia Grâce, Ornella Noella, Boli Bi Tra Emmanuel et Touré Aboubakar Hassane, ont expliqué qu’il s’agit pour eux de contraindre leur idole Guillaume Soro à se présenter à l’élection présidentielle de 2020.

« Cette pétition est un cri du cœur. Nous avons vu en Monsieur Soro Kigbafori Guillaume un exemple et un modèle qui incarne des valeurs et des principes. C’est pourquoi nous avons décidé de le contraindre à se présenter à l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Boli Bi Emmanuel. Etudiant en Licence 3 de droit privé, ce jeune homme présente le président du Comité politique comme « une boussole » pour sa génération.

 A ses côtés, Sonia Grâce, 20 ans, prend la parole et revient sur cette initiative consistant à recueillir 800 mille signature favorable à la candidature de l’ancien chef du Parlement à la présidentielle de 2020. « Nous avons pris le Président Soro au mot.  Lors d’une de ses rencontres, il a dit qu’il ne sera candidat que s’il est assuré d’être soutenu par au moins 800 000 Ivoiriens. Nous avons décidé de lui apporter la preuve par cette pétition », se dit convaincu l’étudiante en droit.

La phase manuscrite lancée

« Nous demandons à tous ceux qui l’admirent, qui l’ont aimé et qui pensent comme nous, de signer cette pétition », a ajouté Ornella Noella, 20 ans. En Master 1 de science politique, la jeune femme ne doute pas que son mentor briguera la magistrature suprême. « Nous savons que si nous lui présentons cette pétition, il n’aura plus le choix de respecter sa parole », a-t-il déclaré.

La phase de la signature de manuscrite a également lancée à cette occasion. Le mode opératoire du renseignement du document a été présenté par Aboubaka Touré. Agé de 23 ans, cet étudiant en licence 3 de droit privé invite ses camarades à ne plus perdre de temps. « C’est le moment de signer ce document pour ne donner qu’un seul choix à celui qui incarne l’avenir à nos yeux : être candidat. Ce sera également l’occasion pour nous de lui dire qu’il sera élu président de la République », a indiqué le jeune Touré qui n’oublie pas de remercier ceux qui ont déjà adhéré à leur projet. Depuis son lancement ce sont 129 205 Signatures qui ont été réenregistrés. « Nous invitons tous les Ivoiriens à aller sur le site www.petitiongks2020.com pour signer », a exhorté M. Touré.

Dénis Traoré

 


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