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Abidjan, 9 avril 2019 (SudMedias)-Les Des jeunes filles et garçons, initiateurs de la pétition en faveur d’une candidature en 2020 de Guillaume Soro, ont défendu lundi, à Abidjan-Cocody, leur projet.

Face à plusieurs de leurs camarades, Diaby Mohamed, Sonia Grâce, Ornella Noella, Boli Bi Tra Emmanuel et Touré Aboubakar Hassane, ont expliqué qu’il s’agit pour eux de contraindre leur idole Guillaume Soro à se présenter à l’élection présidentielle de 2020.

« Cette pétition est un cri du cœur. Nous avons vu en Monsieur Soro Kigbafori Guillaume un exemple et un modèle qui incarne des valeurs et des principes. C’est pourquoi nous avons décidé de le contraindre à se présenter à l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Boli Bi Emmanuel. Etudiant en Licence 3 de droit privé, ce jeune homme présente le président du Comité politique comme « une boussole » pour sa génération.

 A ses côtés, Sonia Grâce, 20 ans, prend la parole et revient sur cette initiative consistant à recueillir 800 mille signature favorable à la candidature de l’ancien chef du Parlement à la présidentielle de 2020. « Nous avons pris le Président Soro au mot.  Lors d’une de ses rencontres, il a dit qu’il ne sera candidat que s’il est assuré d’être soutenu par au moins 800 000 Ivoiriens. Nous avons décidé de lui apporter la preuve par cette pétition », se dit convaincu l’étudiante en droit.

La phase manuscrite lancée

« Nous demandons à tous ceux qui l’admirent, qui l’ont aimé et qui pensent comme nous, de signer cette pétition », a ajouté Ornella Noella, 20 ans. En Master 1 de science politique, la jeune femme ne doute pas que son mentor briguera la magistrature suprême. « Nous savons que si nous lui présentons cette pétition, il n’aura plus le choix de respecter sa parole », a-t-il déclaré.

La phase de la signature de manuscrite a également lancée à cette occasion. Le mode opératoire du renseignement du document a été présenté par Aboubaka Touré. Agé de 23 ans, cet étudiant en licence 3 de droit privé invite ses camarades à ne plus perdre de temps. « C’est le moment de signer ce document pour ne donner qu’un seul choix à celui qui incarne l’avenir à nos yeux : être candidat. Ce sera également l’occasion pour nous de lui dire qu’il sera élu président de la République », a indiqué le jeune Touré qui n’oublie pas de remercier ceux qui ont déjà adhéré à leur projet. Depuis son lancement ce sont 129 205 Signatures qui ont été réenregistrés. « Nous invitons tous les Ivoiriens à aller sur le site www.petitiongks2020.com pour signer », a exhorté M. Touré.

Dénis Traoré

 


Ghana, le petit pays qui voit grand

dimanche, 24 mars 2019 00:00 Écrit par

Le « Monde Afrique » propose une minisérie sur ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest engagé dans d’importantes réformes depuis 2017.

 

C’est un petit Etat oublié de la France, qui n’avait jamais reçu un président français avant la visite d’Emmanuel Macron, en décembre 2017. Une terre anglophone dans une Afrique de l’Ouest très francophone. Coincé entre Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Togo, dans le golfe de Guinée, le Ghana joue sa différence avec ses grands voisins tout en restant inscrit dans la Francophonie et, à ce titre, associé à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2006.

 

Epargné pour l’heure par le terrorisme, qui frappe régulièrement de l’autre côté de ses frontières, le pays sent pourtant la menace à ses portes. Surtout depuis l’attentat qui, le 16 février, a coûté la vie à un prêtre espagnol et à quatre douaniers burkinabés tout près de son territoire, dans sa zone de jonction avec le Burkina et le Togo. La menace s’est suffisamment rapprochée pour que le chef de l’Etat, Nana Akufo-Addo, rappelle la veille de ce drame, lors d’un entretien accordé à l’émission « Internationales » sur TV5 Monde auquel participait Le Monde, que « la menace terroriste sur l’Afrique occidentale est le plus gros défi que nous avons dans toute la région ». Et, s’il fallait en citer un deuxième, ce serait l’économie.

Lire aussi Nana Akufo-Addo : « Le Ghana doit fabriquer ce qu’il consomme »

 

Depuis 2010, ce pays de 24 millions d’habitants vit à l’heure des hydrocarbures. Le champ pétrolier du Jubilee, découvert alors permet déjà des rentrées en devises suffisantes pour que le Ghana affiche en 2018 un taux de croissance de 6,2 %. Le record du continent. S’il a aujourd’hui de l’argent frais, il revient pourtant de loin et traîne encore un service de la dette qui lui dévore la moitié de sa richesse. Proche de la banqueroute, le petit Etat avait en effet dû faire appel au Fonds monétaire international (FMI) en 2015 pour un emprunt frôlant le milliard de dollars. Aujourd’hui, la dette est remboursée et le chef de l’Etat a fièrement annoncé en décembre 2017 qu’il se débrouillerait dorénavant sans cette aide, flattant au passage la fierté nationale.

Une usine par district

 

Son pays vend beaucoup les richesses de son sous-sol et de son sol : pétrole, or et cacao. Mais, derrière ses indicateurs positifs, il n’a pas vraiment achevé sa mue, et la construction d’une économie de la transformation de ses matières premières reste à parfaire, comme le rappelle le spécialiste des matières premières, Benjamin Augé, de l’Institut français des relations internationales (Ifri) : « Ce pays n’a pas vraiment pris le virage rendu pourtant possible par ces rentrées en devises. » Un point que le chercheur juge même inquiétant pour les temps à venir et pour la pérennité de la croissance.

 

Trop peu d’industrie, trop d’exportations de produits non transformés : le chef de l’Etat connaît ces tares et s’est attelé au sujet depuis son élection, en janvier 2017.

Episode 1 Au Ghana, les écoles privées à bas coût se multiplient

 

Il compte sur l’industrie étrangère pour construire des usines dans son pays qui bénéficie d’une population relativement bien formée. Et les Chinois, très présents, ont aussi entendu la demande et la volonté présidentielle de mettre en œuvre son programme de candidat qui proposait d’ouvrir une usine par district pour offrir des emplois à sa population largement sans travail. Aujourd’hui, 80 structures ont vu le jour dans ce cadre. On est encore très loin des promesses, mais la construction de ce tissu industriel avance et pourrait être boostée par des initiatives de « revenants ».

 

Le président Akufo-Addo a en effet décrété 2019 l’année du retour de la diaspora, pour bénéficier des bras et des cerveaux de cette jeunesse qui a connu l’hémisphère Nord et été pour beaucoup formée dans les universités américaines. Après l’inscription du Fort de Cape Coast au Patrimoine mondial de l’Unesco, le Ghana est en effet devenu l’un des lieux de mémoire importants de la traite négrière, et à ce titre, aussi, un lieu de retour.

Reste que pendant que le pays se raconte cette histoire faite de success stories, de retours et de croissance, une partie de la population traîne, elle, bien loin derrière. Un quart des Ghanéens vit en effet au-dessous du seuil de pauvreté et le pays a été épinglé par l’ONU pour ne consacrer que 1,4 % de sa richesse à la protection sociale. Moins que ses voisins. Même si ces dépenses augmentent peu à peu, Nana Akufo-Ado, reste d’inspiration très libérale et mise davantage sur le développement de l’esprit d’entreprise que sur l’avènement d’un Etat-providence. Le Monde Afrique propose une mini-série pour appréhender la marche prometteuse du pays.

Le Monde Afrique

 


Le 20 mars 2019, il avait quitté la salle des Banquets de Ouaga 2000, où se déroule le procès du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, en signe de protestation contre les éléments sonores que le parquet militaire s’apprêtait à diffuser comme pièces à conviction. Me Dieudonné Bonkoungou, avocat du général Djibrill Bassolet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous a accordé une interview, hier 21 mars dans son cabinet, pour nous expliquer davantage les raisons qui fondent cet acte. Au regard des arguments juridiques qu’il a invoqués par rapport à ces pièces querellées, il s’est dit convaincu et a même foi que le tribunal finira par les écarter de la procédure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avez-vous des nouvelles de votre client depuis qu’il a été évacué ?

 

 

 

Le général Djibrill Bassolet suit son traitement et nous prions Dieu pour que tout se passe bien et qu’il nous revienne en bonne santé. Je ne peux pas vous donner un état médical de sa santé mais s’il a été évacué c’est que sa maladie est d’une certaine gravité. Toujours est-il que les soins aussi suivent leur cours et que tous nos souhaits, nos pensées pieuses l’accompagnent pour un prompt rétablissement.

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez claqué la porte mercredi dernier à l’audience, qu’est-ce qui justifie un tel acte ?

 

 

 

Claquer la porte c’est trop dire. J’ai quitté l’audience après avoir indiqué ma position depuis avant-hier d’ailleurs (ndlr : mardi 19 mars 2019). J’ai indiqué qu’à notre sens, les éléments sonores qui étaient présentés n’avaient pas lieu d’être. Depuis l’instruction du dossier, nous avons soutenu que cette pièce ne répond pas au standard du droit, pour être un peu souple dans ma façon de m’exprimer. Sinon cette ‘’pièce à conviction’’ dont on ne sait d’où elle vient viole manifestement les droits de la défense, le principe du contradictoire, en dehors du fait qu’elle-même pose un problème de respect des droits fondamentaux de notre client. C’est-à-dire les droits prévus et garantis par la Constitution burkinabè, le Pacte international des droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Même les textes qui ont été visés comme ayant permis ‘’l’interception’’ des voix des accusés interdisent cette opération. Quand on ramène les choses aux dispositions du droit interne, il y a non seulement le texte qui porte réglementation des télécommunications (2008) mais aussi le Code pénal qui est clair à ce sujet ; il interdit toute interception. Cela est d’autant plus vrai qu’en 2017, le législateur a cru bon, voyant que le vide est constitué et mis en évidence par cette procédure, de légiférer en la matière en prévoyant des dispositions claires et précises visant à encadrer la manière d’intercepter des communications aux fins d’exploitation dans une procédure judiciaire pénale. 

 

 

 

 

 

 

 

Me, n’est-ce pas un effet de manche comme les avocats savent si bien le faire dans ce genre de procès ? Beaucoup ont déjà écouté ces éléments sonores qui font polémiques et y croient dur comme fer. 

 

 

 

C’est l’aspect pernicieux de cette pièce. Il vous souviendra qu’avant même qu’elle n’ait été versée au dossier, ce sont les réseaux sociaux et Internet qui en ont fait la diffusion. Pourquoi ? C’était tout simplement pour cerner l’opinion publique. Ce n’est pas un effet de manche.  J’ai toujours dit depuis le début de cette affaire qu’il ne s’agit pas que de monsieur Bassolet et d’autres personnes même s’il est la figure emblématique. Il s’agit, en réalité, de nous tous, du citoyen lambda. Ce sont des principes que nous défendons. Aujourd’hui, il s’agit  de plusieurs accusés qui sont stigmatisés et poursuivis par une procédure biaisée dès le départ par les vainqueurs du moment, mais demain ça pourrait être quelqu’un d’autre. 

 

 

 

 

 

 

 

Votre départ de la salle n’a tout de même pas empêché les auditions de se faire. Les absents n’ont-ils pas toujours tort comme on le dit ?

 

 

 

C’est vrai: si être absent à cette audience parce que je ne commenterai pas ce que je critique et condamne me donnera tort, je pense que ma présence, alors que mon client est absent, ma participation aux débats sur la pièce, me donnerait davantage tort. Non seulement cela m’amènerait à me renier, à renier les principes que j’ai évoqués qui sont des principes bien installés et indiscutables en droit mais aussi on ne me comprendrait plus finalement.

 

 

 

 

 

 

 

Dans les débats, le parquet a voulu savoir ce qui fait trembler Me Bonkoungou par rapport à cette pièce. Craigniez-vous que les éléments sonores qui allaient être diffusés vous mettent mal à l’aise ?

 

 

 

Rires…Ce n’est pas la première fois que cette expression est ressortie. La première personne à avoir demandé qui tremble dans cette procédure, c’est moi. J'ai demandé au parquet militaire et aux avocats des parties civiles pourquoi ils tremblent lorsque nous posons des questions au témoin. Il s’agissait notamment de l’expert Younoussa Sanfo. C’est une réplique mais rien ne me fait trembler, absolument rien. De toutes les façons si le débat est de droit et strictement de droit, je n’ai rien à craindre. Mais nous savons que ce n’est pas le cas.

 

 

 

Autrement dit…

 

 

 

On a prétendu depuis le début de cette affaire que les écoutes ont été interceptées par les OPJ (Officiers de police judiciaire).  On s’est rendu compte que ça ne peut pas prospérer et le flou a été entretenu sur l’origine, le mode d’interception ou encore l’acquisition de ces écoutes. Finalement, alors qu’on nous a dit initialement que ce sont les OPJ qui les ont acquises lors de leurs enquêtes, et après avoir gardé le silence sur les lettres dans lesquelles nous avons interrogé expressément le juge d’instruction à ce sujet, ce même juge écrit un e-mail clandestinement à l’expert allemand (ndlr : Herman KÜNZEL) pour lui dire que ces écoutes proviendraient des renseignements nationaux. Nous sommes alors partis de cette hypothèse au niveau de la chambre du contrôle de l’instruction, nous avons débattu.  Le juge a raisonné sur cette base mais le patron des renseignements nationaux, en son temps, est venu dire qu’ils n’ont jamais procédé à des écoutes. 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, qu’est-ce que vous contestez au juste : la façon dont ces éléments sonores ont été obtenus, le contenu ou l’authenticité de ces écoutes ?

 

 

 

En droit, on dit que la forme tient le fond en l’état. Une preuve, pour être utilisable, doit répondre à des formes, surtout quand la loi est spécifique sur la forme d’acquisition de la preuve en question. Par exemple si vous attrapez quelqu’un, vous le torturez, ou sous condition de menaces, vous obtenez un document, des signatures qui vont vous servir en justice, s’il arrive à établir que vous les avez obtenus par des moyens interdits, le juge les écarte, cela ne souffre aucun débat. Pour ce qui concerne les éléments sonores de cette procédure, vous verrez sur les réseaux sociaux, s’ils ne les ont pas décantés maintenant, que sur une même bande, il y a plusieurs versions. Cette bande a circulé dans la nature et le juge n’en était pas informé. C’est simplement à partir du 12 novembre 2015 qu’elle a été diffusée sur les réseaux sociaux et dans le dossier, le juge l’a reçue  le 16 novembre sous ‘’scellé’’, transmis par un P-V de gendarmerie, lui-même daté du 13 novembre. Il n’a été ouvert qu’au mois d’octobre 2016, au moment de la commission de l’expert.

 

 

 

Notre expertise a dit que ce n’est pas la nature de la bande qui va déterminer, en tout cas que c’est une interception téléphonique. L’expert allemand l’a également dit mais que ce sont des communications qui ont été interceptées. Sur son authenticité, les avis sont partagés, il y a deux experts qui se contredisent là-dessus. On nous demande pourquoi nous n’avons pas fait de contre-expertise ? Le problème de ce dossier est qu’il est beaucoup technique sur bon nombre de points, quand nous parlons, les gens sont perdus mais pourquoi demander une contre-expertise sur quelque chose qui n’est pas valable ? Je ne parle pas des écoutes mais de l’expertise de l’allemand en elle-même. C’est un travail nul, il y a beaucoup de choses de ce genre qui ont été sauvées par la procédure. Autant on nous dit que nous sommes en train de trembler parce qu’on se réfugie dans des questions de procédures, autant l’ensemble du dossier est sauvé par des artifices de procédures sinon c’est un dossier complètement nul et vide. L’expert fait son travail sur la base d’une commission du juge qui lui a transmis une clé qui contiendrait des éléments sonores. Cet expert, avant toute mission, dit ce qu’il ne peut pas faire sur certains aspects qu’il cite et recommande de voir son collègue américain. Pour convaincre le juge d’avoir recours à  cette personne, il joint des références, des travaux que celle-ci a eu à faire, un fascicule d’une trentaine ou quarantaine de pages. Mais le juge lui répond en disant que c’est lui qui a été saisi et qu’il doit continuer. Il fait donc le travail et dépose des conclusions ouvrant sur des questions. Il dit que c’est authentique mais s’il y a des questions spécifiques, il faut qu’il investigue davantage sur ces aspects. Par la suite, quand nous avons fait des critiques sur ce travail, le juge a développé une correspondance avec lui et l’a amené à corriger son job en prenant nos critiques en compte. De manière simple, c’est comme si vous partez à un examen, vous finissez de composer, on corrige votre devoir, et on vous appelle pour vous donner le corrigé afin que vous puissiez l’intégrer dans votre travail, ce n’est pas plus que cela.

 

 

 

En dehors de la critique faite à ce travail, ce qui fait la valeur d’une expertise judiciaire, c’est que l’expert répond à des formes obligées par la loi et celles-ci garantissent la valeur du travail. Le juge avant d’entrer en fonction prête serment, ce qui garantit la valeur de son travail. Il en est de même pour l’expert, mais celui-là ne prête pas serment et il ne finit pas son travail. La même question a été posée à l’expert Younoussa Sanfo qui, lui, a prêté serment mais pas ceux qui l’ont aidé. Ils se sont assis à cinq et lui, il a réparti le travail alors que le juge ne l’a pas signifié, le travail a été confié à deux personnes, c’était la même mission. Mais vous verrez que non seulement la seconde n’a pas prêté serment, mais il s’est aussi adjoint trois autres personnes qui ne le font pas non plus. Ce sont elles qui ont extrait les éléments afin que Younoussa Sanfo puisse travailler. A la fin tout le monde signe le document, c’est pourquoi nous avons dit que le rapport tel que corrigé et remis au dossier est un faux. Pourquoi donc au-delà de tout cela, nous allons nous évertuer à demander une contre-expertise, d’autant plus qu’il a été dit que ce ne sont pas des interceptions téléphoniques ? Le même expert allemand nous a dit qu’on ne peut pas de manière stricte, sur le plan scientifique, affirmer que c’est authentique, c’est écrit noir sur blanc.

 

 

 

Pour finir, on se connaît, on parle, quelqu’un peut reconnaître la voix de Me Bonkoungou mais devant le juge si la voix de l’intéressé est en cause, il faut qu’on expertise pour le prouver, mais nous n’avons pas une telle expertise.  

 

 

 

 

 

 

 

Ces voix sont pourtant vraisemblables…

 

 

 

Aujourd’hui on peut prendre la voix de n’importe qui pour en faire un film ou une chanson. Ce sont des choses possibles. N’ayant pas été dans la salle d’audience hier (ndlr : le 20 mars), il m’est parvenu qu’il y aurait un laboratoire au quartier Petit Paris où il y aurait eu un travail d’ajustement pour obtenir des éléments. Ces écoutes-là, nous, nous imaginons d’où elles viennent. Pour vous mettre sur la piste du tripatouillage et des manipulations, il vous souviendra que le premier Conseil des ministres après le coup d’Etat, c’était le 25 septembre. Devant le juge, des témoins, sans que nous ne soyons à ces auditions, ont déclaré qu’après le Conseil des ministres, il y a eu une cellule de crise qui a été mise en place par le président Michel Kafando. Cette cellule était constituée de quelques membres et chapeautée par l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida. A l’occasion d’une réunion tenue après ce Conseil du 25 septembre, la cellule a écouté les voix des généraux Bassolet, Diendéré et d’autres personnes et c’est ce qui les a convaincus qu’il y avait des appuis extérieurs. C’est pourquoi nous avons toujours demandé au parquet de nous dater les écoutes. Avec le juge d’instruction lorsqu’il était question d’expertise, il nous a été sorti que l’écoute phare du dossier, celle de Djibrill Bassolet, date du 27 septembre. Nous avons alors écrit au juge pour lui demander des explications par rapport à cela. Nous lui avons adressé une série de questions que nous souhaitions voir  poser à des témoins, membres de la cellule. Mais jusqu’à ce jour, rien n’a été fait dans ce sens.

 

 

 

Ces témoins ne sont donc pas passés à la barre ?

 

 

 

Ce sont plutôt des gens qui se sont constitués parties civiles. C’était principalement Nébila Amadou Yaro (ndlr : ministre du Développement  l’économie numérique et des Postes sous la Transition) et Salifou Dembélé (ndlr : ministre de la Jeunesse d’alors). Eux, ils ont osé en parler mais Zida  n’en a  pas pipé mot alors que c’est lui qui a fait écouter les voix à cette réunion. Passant devant le juge, ils se sont bien gardés de répondre à nos sollicitations. Il y a quelque chose donc qu’on nous cache. Ce n’est pas seulement la forme des écoutes que nous contestons, c’est aussi leur intégrité que nous pointons du doigt. Qui parle d’intégrité parle d’authenticité, de légalité et aussi de l’usage qu’on en a fait. Ce qu’on a voulu c’est que la procédure soit être respectée pour dire au moins que même si les éléments ne sont pas tellement clairs, un travail allait être fait afin qu’ils soient utilisables mais rien n’y fit.

 

 

 

 

 

 

 

D’aucuns disent que ce seraient les Américains qui seraient derrière ces écoutes. On entend par exemple que les libellés sont en anglais. Qu’en dites-vous ?

 

 

 

Ce sont des choses que nous entendons aussi. Nous avons posé la question au juge pour comprendre pourquoi des éléments ne sont pas titrés en français, qui est pourtant la langue officielle de notre pays. D’autant plus qu’on a dit qu’ils ont été opérés par les renseignements nationaux. Quand le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba (ndlr : témoin) est passé à la barre, des gens ont dit qu’il est venu confirmer des propos. Mais la première des choses qu’il a eu à dire c’est que, ce qu’il a entendu devant le juge n’est pas ce qu’il a entendu à la barre, concernant notamment des retranscriptions lues par le parquet. J’ai insisté pour qu’il nous dise s’il a oublié certains propos ou pas mais il a maintenu qu’il n’a pas oublié. Il a même ajouté que lors d’un appel qui date aussi du 27 septembre, où il y avait un témoin devant lui, il a hésité. Mais lorsqu’on prend l’écoute en question, il n’y a pas d’hésitation. C’est pour dire, par exemple, que ce n’est une conversation qui vient de Bassolet.

 

 

 

Dans tous les cas, que ces écoutes aient été réalisées par des Américains, c’est d’abord illégal. Ensuite, cela ne garantit pas l’absence de manipulations. Les Etats-Unis ne sont pas dans ce procès, ils ne sont pas venus dire qu’ils sont concernés par l’affaire et que par conséquent ils ont des éléments à verser dans les dossiers. Voilà qui ne garantit aucune authenticité de ce que l’on nous présente. Je rappelle aussi que Djibrill Bassolet n’est d’ailleurs pas le seul à contester l’authenticité des écoutes.

 

 

 

Selon vous, comment ces écoutes devaient être réalisées ?

 

 

 

C’est aberrant que de demander l’avis de la personne mise sur écoute. C’est le bon sens ! Et c’est pour cela qu’il faut suivre une procédure. Non seulement vous ne pouvez pas procéder à des écoutes sans demander au juge qui, lui, doit délivrer une autorisation. A ce sujet, on nous a répondu qu’en l’état, ce sont les renseignements nationaux qui ont réalisé les écoutes. Mais il s’avère qu’au moment où se tenaient ces débats, il n’y avait pas de textes qui encadraient les services de renseignements en la matière. Ils pouvaient écouter qui ils voulaient, comme ils voulaient. En son temps aussi, le Code pénal pouvait être interprété comme on voulait pour être en phase avec la loi, pour obtenir un travail qui ne soit pas critiquable. Le Code dit que le juge pose tous les actes nécessaires, conformément à la loi pour la manifestation de la vérité. Si c’est le juge qui avait été saisi et que c’est lui qui avait ordonné des écoutes, d’abord, il n’allait pas y avoir ces questions de voix non authentiques. Ensuite, on n’aurait pas à polémiquer actuellement sur des questions d’atteinte à la vie privée. Enfin, il n’y aurait pas eu de fuites sur les réseaux sociaux. Le juge aurait sans doute pris le soin de prendre les éléments tels que la procédure l’a conduit à les obtenir, il allait les regarder, dresser un procès-verbal, enlever ce qui n’est pas à utiliser, garder ce qui relève de l’affaire, procéder à des retranscriptions, à des traductions s’il y a lieu, et c’est ça qu’on oppose à l’intéressé. Et cela  pour dire : ‘’voilà, moi, juge d’instruction, étant donné les faits qui m’étaient rapportés et pour lesquels j’ai ouvert une procédure, bien qu’il n’y ait pas texte spécifique sur la question, je tiens de la loi le pouvoir de faire en sorte que la lumière soit faite sur ce dossier et voilà de ma compréhension ce que j’ai fait, en me fondant sur tel texte ou tel autre’’. Et si dans ce cas le mis en cause conteste, c’est lui qui demande une expertise. Le juge n’aurait pas demandé dans ce dossier à l’expert de lui dire quelles sont les dates des écoutes, les heures, comment elles ont été obtenues, etc. Le juge a posé ces questions à l’expert, qui a dit qu’il ne pouvait pas y répondre tout en suggérant de faire recours à un agent des postes et  des télécommunications.

 

 

 

Certes on ne prévient pas l’intéressé, mais si on avait réalisé les écoutes dans les règles de l’art, on ne serait pas là à tergiverser. Jusqu’à présent je crois, et j’ai une certaine foi, que le tribunal va finalement écarter ces éléments sonores. Maintenant les effets dévastateurs que ça aura produits, c’est politique, entre guillemets, et on n’y peut rien. Je ne perds donc pas espoir que le juge tiendra compte de tout cela.

 

 

 

 

 

 

 

Toujours à l’audience du 20 mars, il a été fait cas d’une plainte que votre client a déposée au niveau de la Cours de justice de la CEDEAO, parlant d’atteinte à sa vie privée. Qu’est-ce qu’il en est au juste et qu’espérez-vous ?

 

 

 

C’est un recours effectivement qui a été fait, qui suit son cours et qui connaîtra une décision, si tout va bien, le 26 de ce mois. Ce que nous espérons de cette juridiction de la CEDEAO, c’est de constater que dans un Etat de droit, démocratique, quelle que soit la gravité de l’infraction, l’autorité poursuivante ne peut pas s’autoriser à violer la loi. S’agissant des écoutes, dont on ne connaît pas l’origine, dont l’authenticité est douteuse et remise en cause, j’attends de la Cour qu’elle dise que les droits fondamentaux de Monsieur Bassolet ont été violés.

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce cas, quel est l’impact que la décision attendue peut avoir sur le cours du procès ?

 

 

 

Le juge pourrait en tenir compte. Et il devrait normalement en tenir compte. Je dis ‘’pourrait’’ parce que je sais que tout ne coule pas de source. On a tous entendu Michel Kafando lorsqu’il a dit que l’Etat burkinabè n’est pas un Etat voyou et qu’ils allaient bien se plier à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Mais il n’en a rien fait ! Il était pourtant le premier magistrat de ce pays en son temps. Si la Cour nous donne raison, étant donné que c’est l’Etat burkinabè qui aurait été condamné, ou qui aura été pris en flagrant délit de violation d’une décision qui lui est applicable, il est clair que toutes les institutions du Burkina qui sont intéressées par les aspects de cette décision vont leur donner effet.

 

 

 

 Vous êtes confiant ?

 

 

 

Je suis confiant. Confiant parce que les éléments sont constants. Et même que l’Etat burkinabè soutient devant cette Cour qu’il a violé les droits fondamentaux de Monsieur Bassolet sous prétexte que c’était une nécessité. C’est l’argument de défense des avocats de l’Etat. A partir du moment où ils reconnaissent que les droits ont été violés mais que c’est justifié, il faudra que le juge regarde si la justification de cette violation invoquée par l’Etat est pertinente ou pas.

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant que vous êtes parti, comptez-vous revenir en salle d’audience ou le procès est fini pour vous ?

 

 

 

Le procès n’est pas fini pour moi. Cela revient à poser encore la question de savoir pourquoi je tremble. Je ne tremble pas. Il y a simplement des choses que je ne fais pas. Je ne vais pas légaliser ou valider des choses que je conteste. Cela ne veut pas dire que j’abandonne le combat. Pour reprendre une expression utilisée par le parquet et la défense, je n’accepte pas les coups en dessous de la ceinture et je n’en donne pas. Si je peux me soustraire à des coups en dessous de la ceinture, je vais me soustraire. Nous sommes toujours dans ce procès. Des oreilles avisées, en écoutant ce qui se passe, donneront raison à notre absence.

 

 

 

Peut-on s’attendre donc à voir Me Bonkoungou à l’audience de ce vendredi ou très prochainement ?

 

 

 

Pas avant que cette partie de la présentation des éléments sonores ne soit épuisée. J’aurais aimé peut-être venir écouter l’expert Younoussa Sanfo lundi, lui qui dit à propos des pièces que je suis le roi de l’amalgame. Oui d’accord, mais ce ne sont pas des choses que j’ai inventées,  ce sont des éléments qu’eux-mêmes  ont concoctés. J’aurais aimé revenir l’écouter encore une fois. Sait-on jamais! Si je suis en bonne santé, au regard de l’état de la procédure, peut-être que je serai là.

Aboubacar Dermé

Bernard Kaboré

Source : lobservateur.fr


Boundiali, 18 mars 2018 (SudMedias)-En marge de sa participation à l’investiture du maire Marietou Koné, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdallah Toikeusse Mabri s’est rendu dans la Sous-préfecture de Sédiogo dans le département de Boundiali pour l’inauguration de la maison de la chefferie qu'il a offert avec tout l'équipement à cette localité.

 

Ce fut aussi l’occasion pour le Ministre d'apprécier le projet communautaire du collège de proximité dont les travaux piétinent pour des raisons diverses. Il a rassuré la population de son engagement à plaider auprès du Premier Ministre ainsi qu'auprès de sa collègue de l'Education Nationale, afin d'aider à achever la construction du collège. Car pour lui « c’est bien plus qu’un devoir pour nous dirigeants d’apporter quiétude et développement dans chaque foyer du pays, et c’est ce que font le Président Ouattara et tout le gouvernement »

 

Au nom des populations, le Sous-Préfet a salué le geste de développement et de civisme du président de l’Union pour la démocratie et la paix (Udpci). Il a exhorté les populations à faire bon usage de l’infrastructure mise à leur disposition.

 

Il est à noter que c'est la première fois que la jeune Sous-préfecture de Sediogo accueille un Ministre de la République.

 

Awa Tee


Abidjan, 4 mars 2019 (SudMedias)-Le Réseau des élèves et étudiants vision Mabri (Reev-Mabri) a organisé, dimanche, la rentrée solennelle et l’investiture de la coordination locale du mouvement de soutien aux actions du ministre d’Etat, deuxième vice-président du Rhdp.

Le thème central était : « Reev-Mabri, une jeunesse engagée pour un Rhdp fort ». Le président national du mouvement de soutien à M. Mabri, Ali Delassource Doumbia, a justifié ce choix. « Depuis le congrès du 26 janvier, une nouvelle offre politique est faite à la Cote d’Ivoire. L’ensemble des partis membres du Rhdp ont décidé de se mettre ensemble dans un grand parti politique afin de faire face à tous les défis politiques, alors chaque entité membre devra mobiliser sa base afin de jouer pleinement son rôle dans cette nouvelle marche politique. Ainsi le Reev-Mabri que j’ai honneur de diriger prendra toute sa place dans les combats à venir. Ce sera l’une des parts de notre leader Mabri dans ce nouveau contrat politique et social ».

 

Le président du mouvement de soutien a invité la coordination d’Anyama dirigée par l’étudiant Ismaël Soumahoro de continuer le travail sur le terrain, de diffuser les messages de paix, de développement et d’espoir du président Abdallah Toikeusse Mabri partout. Il les a exhortés ses membres à participer à toutes les activités de la première force politique du pays, le RHDP. Enfin, Il a rendu un vibrant hommage à la marraine de la cérémonie, Bamba Fatim Coulibaly (RDR), pour avoir accepté d’accompagner le mouvement dans l’organisation de cette activité, « Un acte qui montre bien que le Rhdp est une réalité » a-t-il ajouté.

Le Secrétaire régional Adjoint de l’Udpci, a félicité les jeunes du Reev-Mabri pour le leur dynamisme et l’honore qui est fait au Président Mabri d’être leur leader. Il a rassuré l’opinion que « le Rhdp reste la première force politique en Côte d’Ivoire, et gagnera les élections en 2020 »

Au nom de la Marraine, le Maire Falikou Soumahoro a remercié le Reev-Mabri pour le choix porté sur Fatim Bamba pour parrainer cette cérémonie. Il a encouragé les jeunes à continuer à travailler pour un RHDP fort et victorieux en 2020.

Hommage a été rendu également au Président de la République, Alassane Ouattara et au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, pour leur action de développement et de réconciliation.

Awa Tee


Rendre un vibrant hommage au ministre d’Etat Abdallah Albert Toikeusse Mabri pour ses actions de paix, de réconciliation nationale et développement. C’est l’objet de la cérémonie qui s’est tenue le samedi 16 février, au stade Léon Robert de Man, en présence du Professeur Mariatou Koné, ministre de la Solidarité de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.

 

« Oui le grand ouest, avec Mabri, la réconciliation et la cohésion régionale seront plus que consolidées. Oui le grand ouest, avec Mabri, le développement est possible. Oui le peuple de Côte d'Ivoire, avec Mabri, la paix et la réconciliation nationale seront une réalité manifeste », a lancé le Président du comité d'organisation, Setin Frédéric, devant une foule composée de plusieurs délégations et représentants d'associations.

 

Pour lui, rendre hommage au Président du Conseil Régional de Tonkpi est légitime. Légitime, en effet de par "ses valeurs humaines, morales, intellectuelles qui lui a valu l'occupation de plusieurs portefeuilles ministériels non seulement, mais aussi, pour ses actions de développement dans sa région. Notamment, la réalisation de plusieurs projets : construction d'école primaires, de collèges, de centre de santé, à cela, s'ajoute 230 villages en cours d'électrification, non sans mentionner la création d'un département jeunesse dans la région du Tonkpi, pour impliquer la jeunesse dans le développement de la région.

 

L'invitée spéciale de la cérémonie, le professeur Mariatou Koné s'est dite heureuse de prendre part à la cérémonie d'hommage de celui qui, a été à la base de la création du Programme National de Cohésion Sociale (Pncs).

« Je suis particulièrement heureuse de prendre part à cette journée d’hommage à mon frère et collègue, le Ministre d’Etat Abdallah Toikeusse Mabri. Le Ministre a été à l’origine de la création du Pncs aujourd’hui devenu un Ministère. J’ai eu la chance et l'honneur de travailler avec lui afin de donner un contenu à cet outil important de cohésion sociale », a-t-elle indiqué.

 

Honoré de cette action de haute portée, l’homme qui porte également la casquette de Président de l'Union pour la démocratie et la paix(Udpci) a félicité les organisateurs.

Avant de dédier son hommage aux Présidents Félix Houphouet-Boigny, Guéi Robert et Alassane Ouattara.

À l’en croire, ce sont à ces personnalités à qui, « il doit toutes ses prouesses qui ont mérité cet hommage. Il a ensuite invité la jeunesse à accompagner le gouvernement et le Président Alassane Ouattara à la recherche de la paix et le développement durable ».

Awa Tee


Abidjan, 8 février 2019 (SM)- Avant de quitter son poste de président de l’Assemblée nationale, vendredi, Guillaume Soro s'est souvenu de ses proches en ce moment dans les liens de la détention.

 

 « Conviction, le mot est lâché. Je veux que de moi, mes concitoyens, mon épouse, mes enfants, ma famille, mes collaborateurs, mes proches, mes compagnons et je pense ici au Député Alain Lobognon et tous les autres proches en ce moment en prison, retiennent de moi, le souvenir d’un homme de conviction, débout, face aux lendemains mêmes incertains ! »

Il s’agit notamment du député Alain Lobognon, Kader Doumbia, président d’un mouvement de soutien proche de lui et de Koné Hanon, coordonnateur du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci) à Daloa.

Le député Lobognon a été arrêté, écroué à la Maca avant d’être condamné pour un tweet. Quant aux deux autres, ils ont été enlevé par des hommes en armes et depuis, très peu d’informations sur leur lieux de détention.

Dénis Traoré   


Abidjan, 2 janvier 2019 (SM)-Elu maire de la commune d’Abidjan-Plateau, le 13 octobre dernier, Jaques Ehouo n’a pu être installé dans ses fonctions.

Jacques Ehouo est convoqué ce 3 janvier à la police économique. Il est accusé de détournement de 5,14 milliards de Francs CFA par le truchement de sa structure de communication NEG-COM ?

Mercredi, le préfet d’Abidjan Toh Bi Irié, a été désigné, président de la délégation spéciale en charge de la gestion de la commune du Plateau à Abidjan.

Dénis Traoré


Abidjan, 30 novembre 2018 (SM)-Mercredi, en conseil des ministres, le gouvernement ivoirien a annoncé la mise en place d’un comité de suivi des financements chinois.

A la fin de l’année 2017, le taux d’endettement de la Côte d’Ivoire était de 42,8%. C’est en dessous de 70%, le seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais il ne cesse d’augmenter.

La Chine est présentée aujourd’hui comme le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les partenaires occidentaux et multilatéraux alertent les pays du continent face au risque d’un dérapage de l’endettement auprès de Pékin.

Le futur comité sera composé de représentants chinois et ivoiriens, il devra ausculter la conduite d’une quinzaine de projets financés par la Chine.

TBO


Le transfert à La Haye d’Alfred Yekatom Rombhot, chef de milice devenu député, est révélateur de l’incapacité du pays à juger les responsables d’exactions.

Alfred Yekatom Rombhot aurait mieux fait de se souvenir que les usages de la vie de député obéissent à des règles différentes de celle d’un petit chef de guerre. Le 29 octobre, alors que les élus de la nation centrafricaine étaient réunis dans l’immense hémicycle bâti par la Chine pour choisir un nouveau président de l’Assemblée nationale, l’« honorable » représentant de la circonscription de Mbaïki II s’était autorisé à sortir un revolver et tirer deux coups de feu en l’air afin d’exprimer son mécontentement. Arrêté en flagrant délit, placé sous mandat de dépôt, dépossédé de son immunité parlementaire, il a finalement été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) samedi 17 novembre. Un aller simple pour La Haye (Pays-Bas) et une date de retour à Bangui probablement très lointaine.

Selon la Cour, le jour du transfert du député déchu, le procureur a « des motifs raisonnables de croire que M. Yekatom aurait commis ou ordonné, sollicité, encouragé et facilité la commission » de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre entre décembre 2013 et août 2014.

Alfred Yekatom Rombhot, 42 ans, fut l’une des funestes révélations de la guerre civile en Centrafrique. Fin 2013-début 2014, cet ancien caporal-chef de l’armée s’était établi à la sortie sud-ouest de Bangui, dans la commune de Bimbo, contrôlant avec ses sbires la circulation des hommes et des biens sur la rivière Oubangui et la route en direction de la ville de Mbaïki : un groupe d’anti-balaka bien plus militarisé que la plupart des hordes de miliciens indisciplinés qui s’étaient levées pour affronter les rebelles de la Séléka, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014, et chasser les civils musulmans accusés d’avoir soutenu ce régime honni.

TBO


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