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Politique 60

Ouagadougou, 21 août 2019 (Sudmedias)-Le général Djibrill Bassolé, un des cerveaux présumés du coup d’Etat manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, s’est dit poursuivi pour des « raisons politiciennes » lors de sa dernière comparution, mardi 20 août, devant le tribunal militaire de Ouagadougou qui juge les protagonistes du putsch.

 

M. Bassolé, qui fut l’un des piliers du régime de l’ex-président Blaise Compaoré – chassé en octobre 2014 par une insurrection populaire après vingt-sept ans au pouvoir –, est jugé pour « trahison, complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures » lors du putsch qui avait fait quatorze morts et 270 blessés. Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle, l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après sa chute.

 

 

« Je suis poursuivi, incarcéré et renvoyé devant votre juridiction pour des raisons subjectives et politiciennes qui s’éloignent complètement du droit et qui le méprisent de manière ahurissante », a déclaré M. Bassolé d’une voix très faible, assis sur une chaise, face au tribunal. Agé de 62 ans, il n’assistait plus depuis quelques mois aux audiences du tribunal militaire pour des raisons de santé. Il avait demandé à ses avocats de porter au tribunal son mot de la fin, en raison de son état de santé, mais s’est vu ordonner de comparaître.

 

 « Les infractions qui me sont reprochées ne correspondent en rien à la réalité des faits et ne reposent sur aucun fondement ni en droit, ni dans les faits », a-t-il estimé. « Le traitement du dossier judiciaire, en ce qui me concerne, a été constamment téléguidé de l’extérieur de la justice dans l’arbitraire, la démesure et la disproportion », a-t-il dénoncé sans plus de précision.

 

Djibrill Bassolé est accusé sur la base d’un enregistrement téléphonique avec l’ancien président du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, dont ses avocats ont remis en cause l’authenticité. Le parquet a requis la prison à vie contre lui.

Bassana B.


 

Abidjan, 18 juillet 2019 (Sudmedias)-Au terme d’un conseil des ministres, mercredi, Alassane Ouattara a pris un décret fixant de nouveaux principes de modalités de missions hors Côte d’Ivoire des membres du gouvernement.

 

 

 

Ces nouveaux principes sont étendus aux fonctionnaires et des agents en service dans les administrations publiques. « Ce décret fixe de nouveaux principes qui reposent sur des mesures de bonne gouvernance et des procédures de précaution en vue d’assurer une meilleure gestion des ressources affectées aux missions et conférences », a justifié le porte-parole du gouvernement lors du point-presse d’après conseil.

 

 

 

 « Le gouvernement engage d’énormes ressources pour le financement des missions des membres du gouvernement, des fonctionnaires, des agents de l’Etat et des agents des services publics », révélé Sidi Tiémoko Touré.

 

 

 

Sans remettre directement en cause la gestion des déplacements hors du pays de cadres de l’administration, le ministre de la Communication et des médias évoque des limites de l’ancien cadre structurant ces opérations.

 

. Mais Sidi Touré note également que l’objectif recherché est de faire des économies. « Tout cela pour pouvoir faire de larges économies », a soutenu M. Touré.

 

Dénis Traoré

 

 

 


 

Abidjan, 17 juillet 2019 (Sudmedias)-Un atelier de revue du processus de réparation des préjudices des crises s’est ouvert, mardi 16 juillet à Grand Bassam, à l’initiative de la ministre de la Solidarité, de la cohésion Sociale et de la Lutte Contre la Pauvreté, le Professeur Mariatou Koné et avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

 

 

 

Placé sous le thème « atelier-revue du processus de réparation des préjudices des crises survenues y compris la prise en charge des violences sexuelles liées aux conflits. », cet atelier réunit plusieurs participants parmi lesquels des représentants des Ministères techniques, des organisations des droits de l’homme, des associations de victimes etc.

 

 

 

Durant 3 jours les participants   passeront   en revue toutes les actions du processus de réparation des préjudices des crises, faire des analyses et formuler des recommandations pour l’amélioration du processus.

 

 

 

 

 

Représentant la Ministre Mariatou Koné, Aboulaye Bamba son directeur de cabinet a insisté sur la préservation de la Cohésion Sociale. «  J’exhorte les participants les participants à faire de cette revue,  un espace ingénieux de propositions et recommandations pour renforcer la cohésion sociale conformément a la politique du vivre ensemble du Président de la République son Excellence Alassane Ouattara » a-t-il soutenu. 

 

 

 

Des représentants d’associations de victimes dont la confédération des organisations de victimes de la crise ivoirienne (Covici) par la voix de Oulla Kpaé Dominique ont salué cette belle initiative. « Cet atelier permet de faire le point à mi-parcours avec le Ministère afin de tirer les leçons et corriger ce qu’il y a à corriger » a-t-il soutenu.

 

 

 

Pour rappel, cet atelier s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réconciliation et de cohésion sociale (SNRCS) sur la période 2016- 2020 qui doit se traduire par des actions concrètes et des changements visibles.

 

 

 

Tani O.

 


L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron a évoqué, lundi, dans une interview au Nouvel économiste, sa nouvelle société de conseil et sécurité en Afrique.

M. Benalla assure avoir implanté sa société de sécurité au Nigeria et au Maroc et dit viser un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros en 2019. Au sujet de ses réseaux africains et ses liens avec des hommes d'affaires engagés sur le continent, l’ancien chef de sécurité du président Français répond : « Pour moi, la Françafrique n'est pas un gros mot ».

Dans cette interview, Alexandre Benalla, visé par plusieurs enquêtes, affirme « qu'il y a eu instrumentalisation politique et manipulation médiatique de la part de Mediapart et d'Edwy Plenel (fondateur du site, ndlr) qui sont en quelque sorte les "Breitbart et Steve Bannon" (ancien stratège de Donald Trump, ndlr) d'une certaine gauche française ».

 

Il est sous le coup de plusieurs enquêtes et informations judiciaires. Il a été mis en examen en janvier 2019 pour usage abusif de ses passeports diplomatiques dans le cadre de voyages en Afrique notamment. « Quand on m'interroge sur mes voyages en Afrique avec Vincent Miclet ou Philippe Hababou Solomon, je ne suis en aucune façon gêné. Il faut passer par ces réseaux », martèle Alexandre Benalla, évoquant des sommes d'argent, 15.000 et 50.000 euros, prêtées par MM. Miclet et Solomon.

TBO


Abidjan, 28 juin 2019-La tension entre le pouvoir d’Abidjan et Guillaume Soro s’amplifie au fur et à mesure qu’on approche la présidentielle de 2020.

Dans sa parution de vendredi, un journal très proche du chef de l’Etat et du ministre de la Défense accuse l’ancien président de l’Assemblée nationale de préparer un mauvais coup contre le pays.

 Guillaume Soro réagit

Le président du Comité politique, qui ne cache plus son ambition présidentielle, a accusé par le confrère de connexion avec un réseau terroriste pour déstabiliser le pays. « par sa partie septentrionale ».

Dénis Traoré


Abidjan, 23 juin 209 ( SudMedias)-La ministre en charge de la Solidarité a exprimé, vendredi, la compassion du président ivoirien à des victimes d’incendie durant les derniers mois dans le district d’Abidjan.

 « Je suis venue au nom du Président de la République, son excellence Alassane Ouattara , du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et de toute la nation vous dire Yako  », s’est tour à tour dressé ux victimes d’bobo, d’ttécoubé et de Yopougon, Mariatou Koné.

Ainsi, les ayants droits de dix-sept personnes décédées ont respectivement perçu une assistance financière  à hauteur de 500 000 FCFA par personne décédée. Les six  blessés quant à eux, ont reçu  des mains de la ministre,  respectivement 150 000 FCFA comme appui pour les soins. Le tout, pour une enveloppe totale d’environs 10 millions.

 

 Invitant les populations à plus de prudence et de vigilance, la Ministre a appelé  à éviter les branchements anarchiques, cause de nombreux incendies et à faire contrôler régulièrement les installations électriques.

Intervenant au nom des victimes, Djeunzou Kouamé, dont l’épouse et les trois enfants ont perdu la vie au cours d’un incendie,  a salué cette action de haute portée sociale  du gouvernement.

 

Au total 876 cas d’incendie enregistrés dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire ce premier semestre de l’année 2019.

 

TBO 


Les 14 et 15 juin 2019, à Rabat (MAROC), se sont tenues les assises de la XXVIIe Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).

 

Une délégation de l’Assemblée nationale de notre pays, conduite par le Président Amadou SOUMAHORO et exclusivement composée de Députés membres du Groupe parlementaire RHDP, dont la plupart ne sont pas membres de la Section ivoirienne de l’APF, était présente à ces rencontres statutaires.

 

Cependant, une autre délégation, composée de Députés ivoiriens, membres de l’entité locale de l’APF, depuis le 16 novembre 2017, était également à cette réunion de la Région Afrique de l’organisation interparlementaire de la Francophonie. Cette représentation avait à sa tête Monsieur Guillaume Kigbagori SORO, Premier Vice-Président de l’APF.

 

Pour mémoire, en avril 2019, au mépris des textes, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire avait inélégamment procédé à la modification de la composition de la section ivoirienne, membre de cette organisation interparlementaire, en remplaçant sept (7) Députés dont le mandat court jusqu’en 2020, par de nouveaux députés.

 

Des incidents de séance ont donc été observés durant ces travaux ; conséquences de la volonté du Président Amadou Soumahoro de se voir désigner en qualité de Ier Vice-président de l’APF.

 

Les instances de la XXVIIème Assemblée Régionale Afrique de l’APF sont restées intransigeantes sur le respect des textes et ont acté la prorogation du mandat de Monsieur Guillaume Kigbagori SORO, en qualité de Ier Vice-président, ainsi que celui de Monsieur Bassatigui FOFANA, en qualité de Chargé de Mission Afrique.

 

Aussi, les Groupes parlementaires PDCI-RDA, RASSEMBLEMENT et VOX POPULI adressent leurs félicitations aux dirigeants de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui, malgré les pressions et les tentatives d’intimidation ont privilégié la conformité aux textes régissant le fonctionnement des organes de ladite Assemblée.

 

Enfin, les Groupes parlementaires PDCI-RDA, RASSEMBLEMENT et VOX POPULI voudraient-ils encourager les instances dirigeantes de l’APF à toujours défendre le respect de la légalité, afin que les décisions arrêtées conservent leurs caractères objectifs.

 

Fait à Abidjan, le 17 juin 2019

 

Groupe Parlementaire PDCI-RDA

 

Groupe Parlementaire RASSEMBLEMENT

 

Groupe Parlementaire VOX POPULI


Charles Blé Goudé, ancien leaders des jeunes patriotes sous Laurent Gbagbo, a accordé une interview depuis La Haye à France 24. Dans cet entretien, il fait part de ses ambitions en Côte d'Ivoire sans pour autant se prononcer sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2020.

 

Vous avez passé 5 ans ici en prison, vous avez été incarcéré avant cela en Côte d’Ivoire, quel effet cela a eu sur vous ?

Vous savez lorsqu’un père de famille revient de la chasse, il remet le gibier à sa famille sans toutefois qu’il puisse raconter toutes ses frayeurs nocturnes. Ce qui est important ici, ce n’est pas ma personne. C’est la Côte d’Ivoire. Voir la vie de tous ceux qui y vivent. Alors moi en tant que Charles Blé Goudé, est-ce que la prison a eu un effet sur moi ? La prison a toujours un effet sur tout individu qui y met les pieds.

 

Vous avez souffert ?

Ce n’est pas important. La prison n’est pas un lieu de vacances. C’est un lieu de privation de libertés, un lieu où tout vous manque.

Qu’est-ce qui vous a manqué ?

 Mon pays.

Vous êtes ici, aux Pays-Bas. Est-ce que vous allez rentrer bientôt en Côte d’Ivoire ?

Quelle question ! Vous me demandez si je vais rentrer dans mon pays ? Mais la Côte d’Ivoire est mon pays. Je n’ai que la Côte d’Ivoire comme mon pays mais si seulement si c’est ma volonté qui comptait. Je suis dans une procédure qui n’est pas encore à son terme. Le jour, cette procédure sera finie, je rentrerai chez moi en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire n’a pas de passage, elle m’attend. Et je sais qu’elle m’attend. Je sais qu’un jour, je rentrerai chez moi. Je n’en doute pas du tout.

En effet, la procédure n’est pas terminée. A savoir que vous avez été acquitté en première instance. La procureure de la CPI peut interjeter appel. Est-ce que c’est un moment difficile à vivre parce que vous ne pouvez pas rentrer chez vous ?

Non, pas du tout ! Ce que la prison nous a enseigné, c’est avant tout, la patience. En prison, vous ne maîtrisez rien d’autre que vos émotions, vos désirs et vos envies. Mais la prison n’est pas une perte de temps. Et toutes ces situations que j’ai vues pour moi c’est du temps gagné. J’ai tout le temps de réfléchir sur le passé de la Côte d’Ivoire, son présent mais surtout son futur. J’ai le temps de faire mes projets. Croyez-moi, je ne suis pas du tout impatient.

Alors, on va quand-même parler du passé. Vous avez été accusé de pires crimes contre l’humanité et sans rentrer dans les détails lors de la crise post-électorale, est-ce que vous reconnaissez des erreurs ? Est-ce que vous avez des regrets ?

Vous savez chaque débat à son moment et sa tribune. Comme vous-même venez de le dire, la procédure est encore en cours. Vous allez donc me permettre de ne pas répondre à cette question. Et le moment venu, je vous donne toute la latitude de me rencontrer et nous allons en parler.

Mais, est-ce que vous avez des regrets quand-même sur certaines choses que vous avez dites et vous avez fait ?

Dire que j’ai des regrets ou pas, ce serait me prononcer sur ces événements qui font partie prenante de la procédure qui est en cours. Et sur laquelle, je ne suis pas habilité à me prononcer sur l’ordonnance rendue par la chambre d’appel. C’est pourquoi, je vous serai au gré de me permettre de répondre à votre question le moment venu. Croyez-moi, j’y répondrai sans ambages.

Vous pensez revenir en Côte d’Ivoire dans l’optique de faire de la politique où vous étiez le leader des jeunes patriotes et certains aussi vous appelais le général de la rue ?   

 Quand la crise ivoirienne a éclaté en 2002, j’avais 30 ans. Au moment où je vous parle, j’ai 47 ans. Je ne suis plus jeune. La Côte d’Ivoire, elle-même, a changé. La situation en Côte d’Ivoire a changé, les populations également ont changé. Et je veux participer à ce changement et surtout aux débats politiques en tant qu’acteur principal. Parce que sur les 25 millions d’Ivoiriens si j’ai été celui qui est venu en prison à La Haye au côté de Laurent Gbagbo, cela veut dire que je suis un acteur principal en tous cas pour ceux qui m’y ont amené. Alors, mon avis doit compter. Il s’agit de l’avenir de ma nation car j’ai un projet, une vision et je partage une cause avec les Ivoiriens. Pendant que je n’y suis pas, je ferai la politique pour participer à changer mon pays.

Quand on dit acteur, c’est une chose. Quand on dit acteur principal, cela veut dire qu’on a des ambitions présidentielles par exemple ?

Non, la vie politique ne se résume pas à avoir des ambitions présidentielles. Faire la politique, c’est aussi promouvoir des valeurs, des principes de vie, participer à changer la société elle-même. Pour le faire, on a besoin bien attendu d’un instrument de combat, un parti politique. Et je suis le leader du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep). Je ne m’en cache pas du tout. Oui, j’ai des ambitions pour un jour diriger mon pays avec une équipe qui comprendra ou qui aura compris qu’il faut faire la politique autrement en Côte d’Ivoire. Il aura une offre politique pour les Ivoiriens.

En 2020, c’est la prochaine échéance ou c’est trop tôt pour vous ?

Ce sont des chiffres.

C’est une date ?

La vie de la Côte d’Ivoire ne se résume pas aux aiguilles d’une montre. 2020 ou 2025, nous avons une offre. Et je pense que tout doit se bâtir dans le temps et tout doit traverser dans le temps. On ne fait pas tout dans la précipitation au gré de ces ambitions. Aucune ambition politique n’est au-dessus de la vie de la Côte d’Ivoire et de tous ceux qui y vivent. Oui, je veux faire la politique dans le temps. Je veux prendre mon temps et je ne vais pas me précipiter.

Est-ce que vous êtes favorable à ce que Laurent Gbagbo puisse rentrer en Côte d’Ivoire et jouer un rôle peut-être plus immédiat ?

La place de Laurent Gbagbo, c’est au milieu de son peuple. Il doit être avec son peuple pour réconcilier les Ivoiriens et ramener la paix en Côte d’Ivoire. Les dernières élections selon les chiffres de la CEI les créditent de 46%. Cela veut dire que parmi les 25 millions d’ivoiriens il y a 46% qui sont en faveur de Laurent Gbagbo. Alors moi je suis pour qu’il revienne dans son pays. Dans un premier temps pour moi ce qui est important, il faut qu’on arrête de réduire la vie des Ivoiriens à des élections. Voyez-vous, il y a un environnement qu’il faut assainir. Il y a d’abord des questions à régler. L’atmosphère post-électorale est la fille de l’atmosphère pré-électorale. Essayons de faire l’inventaire de ce qui nous a conduit jusque-là et comment l’éviter.

Est-ce que vous craignez peut-être pas le même scénario mais que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

La Côte d’Ivoire a été traumatisée. Elle a changé politiquement. Il y a une mutation que l’on refuse d’accepter. Les lignes bougent. Pour moi, il va falloir que les acteurs politiques prennent toute la mesure nécessaire pour ne pas conduire la Côte d’Ivoire dans une aventure sans issue pire que celle que nous avons connue en 2010. C’est pourquoi, je voudrais les appeler à l’apaisement.

Donc vous craignez un embrasement ?  

Il faut savoir la météo politique qui annonce des intempéries politiques en Côte d’Ivoire. Les tensions inter-communautaires nous interpellent. Il va falloir mettre de côté nos ambitions, mettre de côté l’immédiat et la vitesse pour essayer d’apporter des solutions afin d’éviter de rééditer 2010. Voilà ce que je crains. Mais je ne suis pas un partisan de l’ivoiro-pessimiste. Moi, je crois en l’avenir de la Côte d’Ivoire. Mais j’espère que la classe politique saura prendre ses responsabilités 

Etes-vous parmi ceux qui pensent que Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié doivent passer le relais ?

Malheureusement ce n’est pas moi qui décide de cela, la Côte d’Ivoire s’est doté d’une constitution et a une loi électorale. Je suis toujours attaché aux règles et aux lois. Le peuple décidera de qui conduire sa destinée. Il faut qu’on prenne cette habitude qu’on est en mission pour le peuple. Et nous sollicitons le peuple pour qu’il nous mette en mission. Il ne faut pas personnaliser le débat politique en Côte d’Ivoire et le polariser sur des personnes.

Je vais quand même le faire, je vais poser une question sur quelqu’un de votre génération. Est-ce qu’on peut considérer Soro comme un leader potentiel, plus jeune ?

Guillaume Soro est un leader potentiel en Côte d’Ivoire. C’est un acteur potentiel en Côte d’Ivoire, qu’on l’aime ou pas, il fait partie des hommes politiques ivoiriens, maintenant entre ce que l’homme politique veut et ce que la population est prête à accepter il y a un hiatus. On propose une offre politique, un projet de société et il revient à la population de décider. Mais on ne peut pas avoir des gens assis dans leur salon et qui vont décider de notre avenir parce qu’ils se sont octroyés la légitimité de ce qu’on doit penser, de ce qu’on doit dire et de ce qu’on doit faire. Ce n’est pas à moi de le dire. Il est un homme politique, c’est un fait. Maintenant est-ce que c’est un bon homme politique, est-ce que c’est un homme politique que les ivoiriens doivent prendre comme président ; C’est leur responsabilité.

Est-ce que Alassane Ouattara doit se représenter ?

Je vais vous répéter exactement la même chose. ADO voici bientôt 10 ans qu’il est au pouvoir. Les ivoiriens l’ont vu agir. Ils l’ont observé dans sa gestion des libertés, sa gestion de l’économie, dans sa manière de concevoir la société ivoirienne. A la fin c’est à eux de décider s’ils veulent continuer avec lui ou non premièrement, deuxièmement que dit la loi ivoirienne ? Moi je ne mène pas les combats de personne, je veux qu’un système change, que mon pays change, qu’on tire les leçons de ce qui est nous est arrivés. J’ai eu beaucoup de temps pour faire le bilan, je ne veux plus recommencer les même choses en polarisant les questions d’Etat sur les individus. Venons-en aux projets, à l’offre politique, aux actions, à l’idéologie et à la vision de ces hommes d’Etat. Un homme d’Etat il bâtit dans le temps, il construit, il prépare pour les générations futures. Un politicien il prépare les élections futures. En Côte d’Ivoire. J’ai bien peur qu’on ait plus affaire aux hommes politiques et qu’on manque d’hommes d’Etat. Les Ivoiriens ont besoin d’être soignés, d’une éducation et ont besoin de ressentir la croissance dans leur assiette. C’est de cela qu’il s’agit. Les jeunes gens qui fuient la Côte d’Ivoire et qui traversent la Méditerranée au prix de leur vie pour venir en Europe pour être des ouvriers. Ils fuient la misère et le désespoir. C’est cela que ma génération veut changer.

Vous avez été accusé d’être anti-français, est-ce un mauvais procès qu’on vous fait ou admettez-vous l’avoir fait ? C’est quelque chose que vous regrettez ou que vous assumez ?

Je veux parler avec les autorités françaises des relations franco-ivoiriennes et de l’avenir de la Côte d’Ivoire. Je ne veux pas m’appesantir sur tout ce qui est mortifère.  Ce n’est pas moi qui ai bâti nos relations historiques. Aujourd’hui, je suis content que c’est quelqu’un de ma génération qui est à la tête de l’Etat français. Le président a 40 ans, j’en ai 47. Il est mieux placé pour me comprendre. Nous sommes une génération qui ne demande qu’à être écouté. Je veux qu’on ait des rapports gagnant gagnant, que la France tienne compte des intérêts français et ivoiriens en Côte d’Ivoire et un respect entre Etats. Je ne veux pas que la France parte de la Côte d’Ivoire. C’est tout ce que j’ai demandé et je ne crois pas que cela puisse être synonyme d’être contre la France. Non, je ne suis pas un anti-français.

 

Source France 24


Abidjan, 26 mai 2019 (SudMedias)- Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié a exigé samedi, que le gouvernement entame dès maintenant une opération de desserrement.  

 

Devant ses hôtes u N’Zi, le président du Pdci a exigé du gouvernement qu’il d’entame et réussisse, « avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, l’opération de désarmement ». M. Bédié insiste sur la question en faisant allusions aux récurrents conflits intercommunautaires, notamment celui de Béoumi qui a fait plus d’une dizaine de mort.

Lors du scrutin municipal d’octobre dernier, des violences électorales avait fait environ cinq morts, selon les ONG

Dénis Traoré

 


Abidjan, 9 avril 2019 (SudMedias)-Les Des jeunes filles et garçons, initiateurs de la pétition en faveur d’une candidature en 2020 de Guillaume Soro, ont défendu lundi, à Abidjan-Cocody, leur projet.

Face à plusieurs de leurs camarades, Diaby Mohamed, Sonia Grâce, Ornella Noella, Boli Bi Tra Emmanuel et Touré Aboubakar Hassane, ont expliqué qu’il s’agit pour eux de contraindre leur idole Guillaume Soro à se présenter à l’élection présidentielle de 2020.

« Cette pétition est un cri du cœur. Nous avons vu en Monsieur Soro Kigbafori Guillaume un exemple et un modèle qui incarne des valeurs et des principes. C’est pourquoi nous avons décidé de le contraindre à se présenter à l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Boli Bi Emmanuel. Etudiant en Licence 3 de droit privé, ce jeune homme présente le président du Comité politique comme « une boussole » pour sa génération.

 A ses côtés, Sonia Grâce, 20 ans, prend la parole et revient sur cette initiative consistant à recueillir 800 mille signature favorable à la candidature de l’ancien chef du Parlement à la présidentielle de 2020. « Nous avons pris le Président Soro au mot.  Lors d’une de ses rencontres, il a dit qu’il ne sera candidat que s’il est assuré d’être soutenu par au moins 800 000 Ivoiriens. Nous avons décidé de lui apporter la preuve par cette pétition », se dit convaincu l’étudiante en droit.

La phase manuscrite lancée

« Nous demandons à tous ceux qui l’admirent, qui l’ont aimé et qui pensent comme nous, de signer cette pétition », a ajouté Ornella Noella, 20 ans. En Master 1 de science politique, la jeune femme ne doute pas que son mentor briguera la magistrature suprême. « Nous savons que si nous lui présentons cette pétition, il n’aura plus le choix de respecter sa parole », a-t-il déclaré.

La phase de la signature de manuscrite a également lancée à cette occasion. Le mode opératoire du renseignement du document a été présenté par Aboubaka Touré. Agé de 23 ans, cet étudiant en licence 3 de droit privé invite ses camarades à ne plus perdre de temps. « C’est le moment de signer ce document pour ne donner qu’un seul choix à celui qui incarne l’avenir à nos yeux : être candidat. Ce sera également l’occasion pour nous de lui dire qu’il sera élu président de la République », a indiqué le jeune Touré qui n’oublie pas de remercier ceux qui ont déjà adhéré à leur projet. Depuis son lancement ce sont 129 205 Signatures qui ont été réenregistrés. « Nous invitons tous les Ivoiriens à aller sur le site www.petitiongks2020.com pour signer », a exhorté M. Touré.

Dénis Traoré

 


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