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DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA RELATIVE A LA MEVENTE DES NOIX DE CAJOU

 

Le Conseil des Ministres, lors de sa session du mercredi 06 février 2019, a annoncé l’ouverture de la campagne 2019 de commercialisation de noix cajou avec un prix plancher bord champ fixé à 375 F CFA/Kg. La campagne 2019 a démarré ainsi le 15 février 2019, avec un prix en baisse de 125 FCFA soit 20% par rapport à 2018.

Pour cette campagne 2019, des mesures ont été annoncées afin de développer la transformation, de maintenir l’équilibre de la filière et d’optimiser les revenus des producteurs. Ces mesures tiennent, notamment, à l’amélioration de la qualité marchande, au financement durable des acteurs de la commercialisation et au renforcement des mesures incitatives pour l’augmentation du taux de transformation locale.

Malheureusement, force est de constater une mévente bord champ des noix de cajou. Cette mévente se caractérise par le non-respect des prix fixés mais surtout par la rareté des acheteurs. En effet, pour cette campagne 2019, le prix fixé aux planteurs qui est de 375 FCFA par Kilogramme n’est pas respecté par les rares acheteurs qui se présentent dans nos campagnes. Les prix proposés aux bravent producteurs varient entre 100 et 250 FCFA selon les localités. Ainsi, malgré la forte paupérisation de nos concitoyens qui vivent de cette culture, aucune mesure sérieuse n’est prise par le Gouvernement pour trouver des solutions durables à cette situation qui perdure depuis la campagne 2018. Les producteurs se trouvent donc livrés à eux-mêmes dans une misère qui va crescendo.

C’est pourquoi le Groupe parlementaire PDCI-RDA tient à rappeler que dès l’accession de notre pays à l’indépendance, le Président Felix Houphouët BOIGNY, père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne a fait le choix de baser l’économie nationale sur le secteur agricole. Ce secteur a été très rapidement le moteur de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Les principales cultures de rente sont le café, le cacao, l’hévéa et le palmier à huile dans les zones forestières, le coton et récemment l’anacarde dans les zones de savane. Aujourd’hui encore, ce secteur demeure la principale source de richesse du pays, lui conférant un poids économique et une puissance agricole en Afrique et dans le Monde.

 

L’anacarde qui a été introduit comme plante de reboisement dans les zones de savanes du centre et du Nord de la Côte Ivoire s’est avéré être une source de diversification agricole dans notre pays. En effet, la noix de cajou, produit de l’anacardier est commercialisée avec beaucoup de succès dans les pays asiatiques, américains et européens.

 

Le rôle stratégique joué par cette filière dans notre économie n’est plus à démontrer. En effet, la production nationale de noix de cajou est passé de 180 000 tonnes en 2005 à 715 000 tonnes en 2015 et à 761 000 tonnes en 2018, faisant de la Côte d’Ivoire, le premier pays producteur mondial de noix de cajou. Cette filière touche directement 450 000 producteurs et fait vivre indirectement environ 4 500 000 ivoiriens.

Afin de rendre cette filière plus performante, l’Etat de Côte d’Ivoire a procédé à la réforme des filières coton et anacarde en 2013 en introduisant un nouveau cadre institutionnel avec la loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 qui crée le Conseil du Coton et de l’Anacarde en remplacement de l’ARECA. Cette réforme vise l’amélioration des performances de la filière par :

• La recherche dans la filière ;

• L’encadrement des planteurs ;

• L’organisation du circuit de commercialisation ;

• L’accroissement de la transformation locale ;

• L’organisation des acteurs et la gouvernance de la filière.

Cette réforme en termes de résultats attendus devrait permettre d’assurer un prix rémunérateur aux producteurs (60% du prix CAF) et faciliter l’écoulement de leur récolte.

Cependant, nonobstant quelques avancées observées notamment l’accroissement de la production, l’objectif principal de garantir un prix rémunérateur aux producteurs n’est pas atteint et les planteurs peinent à écouler leurs récoltes. Plus grave, le prix officiel bord champ de la noix de cajou n’est pas respecté et ce, dans l’indifférence du Gouvernement.

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA constate, en effet, avec regret que face aux difficultés actuelles des producteurs, aucune solution ni aucun secours ne sont proposés par le Gouvernement qui garde un silence incompréhensible sur cette grave conjoncture dans la filière.

Au regard de cette situation dramatique le Groupe parlementaire PDCI-RDA :

 

    interpelle le Gouvernement sur la misère que vivent les producteurs d’anacarde dans nos campagnes ;

    invite le Gouvernement à trouver des moyens appropriés pour l’achat de toute la production des noix de cajou ;

    exhorte le Gouvernement à garantir le prix d’achat qu’il a lui-même fixé à 375 FCFA/KG et à mettre en place une politique plus efficace pour assurer la première transformation d’au moins 50% de la production au niveau local.

    Le Groupe parlementaire PDCI-RDA, dans ces moments de difficultés, apporte son soutien aux producteurs abandonnés à leur propre sort et les assure que le PDCI-RDA, Parti fondé sur les bases du Syndicat Agricole Africain, se tient à leurs côtés et sera leur porte-voix partout où besoin sera.

    Dans cette perspective, comme pour l’affaire du riz avarié, le Groupe parlementaire PDCI-RDA adressera une question orale avec débat au Ministre de l’agriculture et du développement rural et à son collègue de l’Industrie sur la commercialisation et l’industrialisation dans la filière anacarde afin que tous les Ivoiriens soient informés sur la gouvernance de cette importante filière.

    .

    Fait à Abidjan le 17 Avril 2019

    Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA

    L’Honorable ADI Kouamé Isac


Abidjan, 19 décembre 2018 (SM)- Des experts des États membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) réunis en conclave à Abidjan du lundi 17 au mardi 18 décembre réfléchissent sur les modalités d’accroitre la capacité de production en hydrocarbures dans la sous-région.  

Cet Atelier qui se déroule en présence de plusieurs délégations des États membres de l'espace communautaire et des entités notamment l'Association des Raffineurs Africains (Ara), l'Organisation des Producteurs de Pétrole Africains (Appo) aboutira à l’adoption d'un cadre régional consensuel.

« Le dynamisme de la croissance de l'Afrique de l'Ouest ces dernières années a engendré une augmentation régulière de la consommation totale des produits pétroliers estimés à 34 millions de tonnes en 2017. Malgré l'existence de huit raffineries avec une capacité globale installée de 30 millions de tonnes, la région fait de plus en plus recours à l'importation pour combler le déficit de production. Cette source d'approvisionnement représente à ce jour 75% de la consommation globale de la région », a révélé Sédiko Douka, Commissaire énergie et mines de la commission de la CEDEAO.

 

Pour lui, l'un des axes majeurs sur lequel les efforts doivent être fédérés est bien celui de l'indépendance énergétique par la maîtrise de l'approvisionnement en produits pétroliers. L'autre aspect important est celui de la faiblesse des normes relatives aux carburants dans la majorité des pays de la région"

À l'en croire, le projet revêt plusieurs avantages.

Il permettra aux États d'accroître la sécurité énergétique par le renforcement de l'outil de raffinage régional et l'accroissement de l'offre locale, de limiter l'importation des produits pétroliers, d'accroître le commerce intra régional de produits pétroliers et de lutter contre la contrebande" a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Mme Kaba, représentant le Ministre de l'Environnement et du Développement Durable, a souligné que la Côte d'Ivoire est engagée dans le processus de réduction du soufre dans son carburant, notamment le gasoil. Plusieurs stratégies à cet effet ont été mises en place. Il s'agit de l'information et la sensibilisation des parties prenantes sur la nécessité de réduction du soufre dans le carburant. Les options technologiques pour la production de carburant à faible teneur en soufre et le financement pour la production de carburant à faible teneur en soufre. À cela, il faut noter qu'une feuille de route d'une vingtaine d'activités a été élaborée ce qui devrait à l'horizon 2025 permettre à la Côte d’Ivoire d’installer les unités pour produire du gasoil avec une teneur en soufre.

Awa Tee


Un rapport pointe les failles des études internationales (et libérales) sur l’Afrique

 

Au siège du Fonds monétaire international, à Washington, en octobre 2017.

Lancé le 25 juillet à Dakar par le réseau international Enda Tiers-Monde, le Rapport alternatif sur l’Afrique (RASA) veut faire table rase des biais épistémologiques économiques et culturels par lesquels les rapports européens et américains analysent l’Afrique.

« La Banque mondiale, le FMI, l’OCDE et l’OMC déploient sur le continent leur vision du développement sans prendre en compte les réalités africaines. Ils ont du mal à déchiffrer les mutations et les transformations qui s’opèrent en Afrique ou à définir les véritables priorités du continent. Nous avons cherché un moyen qui permette aux Africains de consigner leur histoire, d’exprimer leur avenir et de revendiquer leur souveraineté dans un projet commun de société. C’est de ce besoin qu’est né le RASA », explique Moussa Mbaye, secrétaire exécutif d’Enda Tiers-Monde.

De nombreuses pistes de réflexion

Le « numéro zéro » du RASA a nécessité deux ans d’élaboration et la participation d’une quarantaine de chercheurs issus d’horizons aussi divers que le cercle de réflexion Wathi, le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) ou l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Le RASA a aussi bénéficié du soutien de plusieurs intellectuels du continent, comme le penseur sénégalais Felwine Sarr ou l’ancien ministre béninois John Igué.

Divisé en cinq axes, le rapport aborde des questionnements fondamentaux auxquels les prochaines éditions, prévues une fois tous les deux ans, devront apporter des réponses scientifiques. Comment réhabiliter l’objet Afrique ? De quel mode de gouvernance l’Afrique a-t-elle besoin ? De quelle façon aborder la démographie du continent ? Comment mesurer le bien-être et le progrès ? Si le texte, d’une centaine de pages, ne donne pas de réponses définitives, il ouvre de nombreuses pistes de réflexion.

« Ce premier rapport est un numéro de positionnement, nous voulons qu’il soit l’instrument des gens qui veulent transformer l’Afrique, avance Cheikh Gueye, secrétaire permanent du RASA. Nous visons le renversement idéologique et épistémologique des analyses habituelles d’un continent trop souvent considéré par la communauté internationale à la fois comme un puits de ressources naturelles, un maillon faible des réseaux de pouvoir et un partenaire éternellement assisté. Nous voulons nous départir d’une vision libérale et occidentale du développement, questionner les indicateurs habituellement utilisés pour mesurer le développement, afin de voir le progrès à travers la cosmogonie des Africains. Nous voulons permettre la construction de notre propre métaphore. »

« Occupation » plutôt qu’« emploi »

Démarche militante à la couleur anticapitaliste et altermondialiste affirmée, le RASA est financé par les fondations américaine Rockefeller et allemande Rosa-Luxemburg. Un paradoxe ? Moussa Mbaye répond, quelque peu gêné, qu’une campagne de financement public sera lancée pour le prochain numéro.

S’il critique la croissance calculée par les outils néolibéraux, le RASA ne se veut pas pour autant décroissant et tient à préserver une diversité de points de vue. « Nous cherchons des nouveaux indices de mesure qui soient plus adaptés au continent et qui correspondent à des objectifs qui ont de la valeur pour les gens afin de sortir de l’économisme pur, affirme Cheikh Gueye. Pendant très longtemps, nous avons calculé en Afrique le chômage selon les consignes du Bureau international du travail, considérant qu’une personne non salariée ne travaille pas, alors que dans des pays comme le Sénégal, le secteur informel concerne près de 90 % des emplois. Aujourd’hui, nous avons redéfini le concept, préférant parler d’occupation plutôt que d’emploi. »

Constat similaire pour le produit intérieur brut (PIB), un indicateur que le RASA perçoit comme « très insuffisant », un « appareillage idéologique pour que le marché puisse s’organiser ». « C’est une lecture libérale de l’économie basée sur le consensus de Washington, poursuit Cheikh Gueye. A la standardisation des sociétés, nous souhaitons opposer un calcul économique plus lié au relationnel, à la solidarité, qui sont très importants en Afrique. » Le RASA préfère une approche par « capabilité », qui propose de voir dans le développement comme une extension des libertés substantielles, ainsi que l’a théorisé l’économiste indien Amartya Sen, Prix Nobel d’économie en 1998. Une façon de mesurer le bien-être des individus, à l’instar du bonheur national brut, indice économique inscrit dans la Constitution bhoutanaise depuis 2008 en remplacement du produit national brut.

Loin de ne formuler que des griefs à l’encontre de l’Europe ou des Etats-Unis, écartant toute victimisation, le RASA se veut surtout une réponse aux insuffisances des capacités prospectives des institutions africaines. « Notre rapport s’adresse d’abord aux Africains, soutient Moussa Mbaye. Nous voulons leur redonner la parole pour qu’ils apportent leurs réponses aux défis du continent, qui doivent être résolus par eux et non par les fonctionnaires de la Banque mondiale. C’est aussi une manière de restaurer la responsabilité des Africains dans leur propre développement. »

source: lemonde.fr


Reportage: Le Maroc à la conquête de la Côte d’Ivoire

dimanche, 03 juin 2018 00:00 Écrit par

Le royaume chérifien est devenu l’un des premiers investisseurs étrangers du pays, dont il a fait une porte d’entrée pour sa stratégie d’expansion économique et commerciale en Afrique subsaharienne.

Karim Tazi est un patron heureux. Directeur de Richbond, un groupe marocain de literie, il est sur le point d’ouvrir une usine à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. « Quasiment toute l’équipe – 110 personnes – sera ivoirienne », se félicite-t-il, décontracté, sur la terrasse d’un hôtel chic d’Abidjan. Il a lancé le projet en 2015 (12 millions d’euros) et vient d’inaugurer 18 000 m2 couverts. « Une classe moyenne émerge, qui va vouloir bien dormir. La Côte d’Ivoire est la porte d’entrée pour l’ensemble de la sous-région. » Le chef d’entreprise, souvent critique de la politique au Maroc, le reconnaît : « C’est l’impulsion très forte du roi qui nous a incités à considérer l’Afrique. On ne l’aurait pas fait sans cela. »

 

Depuis 2010, le royaume chérifien réaffirme son africanité, et a fait de l’Afrique subsaharienne son nouveau terrain d’expansion. Mohammed VI en personne sillonne le continent pour renforcer les liens économiques et politiques avec ses pairs africains. L’offensive en Côte d’Ivoire est spectaculaire : en 2015, le Maroc est devenu le premier investisseur étranger, devant la France. « L’Etat marocain à son plus haut niveau soutient cette dynamique, car elle s’inscrit dans le cadre de sa stratégie africaine », souligne Karim Tazi.

 

Dans le centre d’Abidjan, les alentours de la baie de Cocody donnent un aperçu de ce que la Côte d’Ivoire représente pour la stratégie marocaine en Afrique. Tout autour de la lagune, des panneaux géants annoncent la prochaine réhabilitation de la baie. Frappés des drapeaux marocain et ivoirien, ils présentent au visiteur la transformation radicale que devrait connaître ce marigot pollué. Le projet, s’il est mené à bien, changera la physionomie de la ville. C’est en grande partie un « cadeau » du Maroc à la Côte d’Ivoire.

« On crée des emplois » lire la suite sur:

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/31/le-maroc-a-la-conquete-de-la-cote-d-ivoire_5307596_3234.html


 

La campagne 2018 de la noix de cajou s’ouvre ce jeudi 15 février, a annoncé mercredi le gouvernement au terme du conseil des ministre au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau.

 

Le prix du kilogramme est fixé à 500 F CFA contre 440 F CFA la campagne précédente. Ainsi cette de cette année connait une hausse de 60 F CFA.

 

Le gouvernement a ensuite annoncé pour l’année en cours une production de 760 000 tonnes. Gardant ainsi sa place de premier pays producteur mondiale de cette spéculation.

 

Tani O.  

 


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