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Communiqué final de la réunion du Comité Politique du 11 mai 2019 à Katiola

 

 

Ce jour, samedi 11 mai 2019, s’est tenue la première réunion du Comité Politique sous la Présidence de Monsieur SORO Kigbafori Guillaume.

 

L’ordre du jour a porté essentiellement sur le point des activités du Comité Politique depuis sa création à ce jour ainsi que sur l’analyse de la situation socio-politique de la Côte d’Ivoire.

 

Après échange, le Comité Politique a pris un certain nombre de décisions, notamment celles de créer un nouveau cadre d’expression politique et de proposer une nouvelle offre politique aux ivoiriens.

 

En quoi consiste l’Offre Politique du Comité Politique ?

 

Elle renvoie à quatre idées fondamentales, nées de l’écoute patiente des Ivoiriens par notre Organisation et inspirées de l’expérience politique des choses de l’Etat par notre leader Guillaume Kigbafori Soro :

 

- Doter définitivement la Côte d’Ivoire d’un Etat de droit moderne, exemplaire, consacrant l’indépendance de la justice et l’égalité de toutes les personnes physiques et morales face à la Loi en Côte d’Ivoire. Faire par conséquent de la Démocratie ivoirienne une référence positive indiscutable en Afrique et dans le monde. Vaincre le signe indien de l’échec répété de l’instauration d’un Etat de droit authentique en Côte d’Ivoire depuis 1960. Ce qui nous impose de rompre les amarres avec la querelle des héritiers et des opposants du Président Houphouët et d’assumer les devoirs de la nouvelle génération d’acteurs de l’Histoire nationale. Le pays ne peut plus être pris en otage par les haines, les vengeances sempiternelles et les rancœurs réchauffées du passé. Il doit être exalté dans un contrat social irréfragable.

 

- Réaliser le développement intégral et harmonieux de la Côte d’Ivoire par la méthode du développement endocentré et écologique, qui consistera à comprendre par l’écoute des Ivoiriens, la nature profonde de leurs problèmes réels ; élaborer par la démocratie participative, les solutions aux problèmes Ivoiriens avec les Ivoiriens eux-mêmes ; impliquer les Ivoiriens dans la mise en œuvre des actions d’amélioration de leurs conditions de vie ; instaurer une culture de l’auto-évaluation parmi nos populations afin de sauvegarder dans toutes les actions menées, l’environnement de nos vies.

 

- Bâtir une socioéconomie pragmatique de champions nationaux et internationaux Ivoiriens en tous domaines (économie, éducation, culture, arts, sports, tourisme, agriculture, recherche, défense, santé, etc.) , afin de trouver une réponse ivoirienne durable à la persistance du chômage de masse, de l’inadéquation formation-emploi, de la faiblesse de la recherche de pointe, de la faiblesse de l’industrialisation, de l’insuffisante diversification de l’économie, du difficile accès des entrepreneurs nationaux au crédit. Bref impliquer résolument tous les Ivoiriens dans la réalisation du bien-être en Côte d’Ivoire, en faisant de l’Humain, le cœur du projet économique, au lieu de survaloriser le profit, comme le font ceux qui font travailler l’argent sans faire travailler les gens.

 

- Bâtir une véritable nation ivoirienne au-delà des particularismes communautaires akan, krou, gour et mandé, à travers et au-delà de la diversité religieuse, du pluralisme idéologique ou des contrastes régionaux. Et pour cela, éduquer, valoriser, juridiciser et promouvoir une citoyenneté ivoirienne réellement républicaine, à l’abri de toute récupération politicienne en vertu de l’indépendance de la justice et du respect de la Charte des droits et devoirs des citoyennes et citoyens de ce pays, sans discrimination aucune. Ce qui nous impose, de surcroît et concomitamment, la réussite du processus actuellement retardé du pardon et de la réconciliation inter-ivoiriens.

 

Ce sont ces quatre sillons du futur que trace depuis de longues semaines, le Président du Comité Politique, Guillaume Kigbafori Soro dans les terroirs de Côte d’Ivoire. Et la tournée débutée dans cet esprit dans le Nord se poursuivra à l’Est, dans le Sud, le Centre, l’Ouest du pays. Pas un coin d’humanité que nous ne bêchions et fouillons, afin de remettre réellement la Côte d’Ivoire au travail. La détermination, la résolution et la clarté du Devoir qui appellent le Comité Politique n’ont d’égales que la ferveur, la chaleur, la fraternité et la sincérité rencontrées par le Président partout où il passe dans le pays.

 

La Présente déclaration, en guise de bilan d’étape, appelle donc les Ivoiriens à ne pas perdre confiance, à ne céder d’aucune façon à la peur, aux chantages, à l’arrogance et à la suffisance des dominants de l’heure. Le Comité Politique, immergé au cœur du Peuple de Côte d’Ivoire et en communion avec lui, est résolument en marche vers la construction d’une nation alerte face aux défis qui l’assaillent.

 

Nous demandons par conséquent à tous les Ivoiriens épris des mêmes idéaux que le Comité Politique de marcher résolument du même pas pour la victoire de la justice et le triomphe de l’espérance.

 

Fait à Katiola, le 11 mai 2019


La percée fulgurante de Guillaume Soro dans le Nord a surpris. Surtout au parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Depuis, on se creuse les méninges tenter de contenir cette force populaire qu’on a négligé.

 

Cette alerte policière a-t-elle un lien avec les tournées de Guillaume Soro dans le Nord du pays ? Un message radio 2454 de la Direction de la police nationale, daté du 10 mai 2019 circulant sur les réseaux sociaux, révèle des ‘‘velléité d’attaque armée’’ dans cette partie du pays. Pour parer à toute éventualité, le texte exige un renforcement des dispositifs de sécurité des forces de sécurité durant un mois. ‘’Du dimanche 12 mai à 6 heures au lundi 3 juin 2019 à 18 heures’’.

Cette alerte ne fait certes pas allusion aux activités politiques de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Mais la zone ciblée par le message radio est bien celui qu’écume le président du Comité politique (CP) depuis un mois pour s’imprégner des réalités du monde rural.  N’est-ce pas là un bon prétexte pour interdire les manifestations politiques à caractères politique, donc celles qu’organise en ce moment par Guillaume Soro dans le septentrion ivoirien ?

Ce message pourrait être brandit comme un prétexte pour ‘’limiter’’ les libertés d’aller et de venir des citoyens... Et ce serait un bon our le parti au pouvoir, en perte de vitesse devant son ancien Numéro 2, de recourir à la Force publique pour tenter de reprendre main dans une zone où le Rhdp est en perte de vitesse après le passage de Guillaume Soro.

Sur le terrain politique, Guillaume Soro a pris une longueur d’avance sur ses adversaires du Rhdp. Dans toutes les localités où il passe, il communie avec les populations, recueillent leur préoccupation puis, sert entre forages, écoles, centres de santé, ambulances, construction de mosquées et d’églises. Une première en Côte d’Ivoire. Toutes les actions initiées par les cadres du Rhdp des zones visitées pour ‘‘effacer les traces’’ de Soro ont donné des résultats loin des attentes. Le ministre de l’Intégration africaine, Ally Coulibaly et le président du Conseil régionale du Hambol s’étaient empressé de venir dans leur région après le passage de Guillaume Soro. Ils n’ont pas réussi à obtenir des populations un désaveu de Guillaume Soro. Les deux cadres avaient souhaité que les chefs de cantons lisent une déclaration pour « demander pardon au président de la République » pour avoir reçu Guillaume Soro.

Même le reportage réalisé par la WebTV du parti au pouvoir, le Rassemblement, et rendant compte des activités du ministre de l’Intégration, les personnes interviewées, l’ont fait à visage couvert !

Le dernier acte politique qui prouve que le Rhdp est en perte de vitesse, c’est le projet avorté d’une manifestation contre la réunion du Comité politique à Katiola, vendredi dernier. C’est seulement le lendemain, samedi, qu’un quarteron de manifestants, en grandes parties des femmes manipulées, ont entrepris une brève marche avant de se déporter au commissariat de politique pour lire une déclaration. L’un d’entre elle confiera plus tard qu’elles ont été priées, moyennant la modique somme de 2000 F CFRA, par les cadres du parti au pouvoir de faire obstruction aux activité de Guillaume Soro dans la région.

Dénis Traoré

 


 

Abidjan, 8 mai 2019 (SudMedias)- Les citoyens ivoiriens dont les Cartes nationales d’identité (CNI) viendront à expiration cette année 2019 auront de nouvelles pièces, a déclaré mercredi, le porte-parole du gouvernement.

 « Le gouvernement est bien conscient de l’importance de cette pièce utile pour la réalisation des actes civils au quotidien », a-t-il fait remarquer. Le ministre de la Communication et des médias a également donné une idée sur le montant à débourser par les pétitionnaires.

« Son coût sera aux alentours de 5000 F CFA », a-t-il révélé. Non sans s’empresser de se réjouir de la modicité de cette somme, comparativement aux prix pratiqués dans la sous-région. Notamment le Sénégal où, Selon lui, l’établissement de ce document coute 14 000 FCFA. Sidi Touré rassure également sur le choix de l’entreprise Semlex-Côte d’Ivoire pour conduire l’opération.

Dénis Traoré


L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire en deuil ! Mgr Antoine Koné, Évêque du diocèse d'Odienné, décédé, mercredi matin, vers 3 heures du matin.

 

Brillant spécialiste en théologie dogmatique et fin pédagogue, le prélat a marqué les Ivoiriens par la profondeur de ses homélies. Il ne manquait pas d’interpellé la communauté nationale et la classe politique sur les valeurs de paix et d’amour universels.

Originaire du diocèse de Katiola, Mgr Koné était au sein de la conférence épiscopale des évêques de Côte d'Ivoire, Président de la Commission épiscopale pour la pastorale sociale (Cepas).

 

 

Dénis Traoré


L’Editorial du Professeur Franklin Nyamsi Wa Kamerun

 

Le Peuple de Côte d’Ivoire regarde à l’horizon et scrute les signes d’une nouvelle espérance. Un temps tenté de croire au très flatteur discours de l’émergence, il est désormais tombé des nues des fameuses adosolutions. Ce n’était que du bluff. En effet, le RHDP d’Alassane Dramane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire vient, au bout de huit années de gouvernance, d’échouer lamentablement sur le plan socioéconomique et démocratique. Echec socioéconomique d’abord : une croissance économique en baisse continue depuis 2016, un taux de pauvreté qui plafonne vers les 50% de la population ivoirienne, une Côte d’Ivoire classée 170ème pays sur 208 à l’Indice du développement humain (IDH) élaboré par le PNUD, un PIB annuel dont les profits bénéficient davantage aux investisseurs internationaux qu’aux investisseurs nationaux, une espérance de vie coincée à 53 ans alors que celle d’un pays voisin comme le Sénégal est à 67 ans, un taux de chômage situé entre 70-90% selon la BAD (Banque Africaine de Développement) basée en Côte d’Ivoire, voilà autant de voyants économiques qui mettent la société ivoirienne réelle dans le rouge, tandis que les discours lénifiants des officiels du régime Ouattara se gargarisent de succès macroéconomiques invisibles dans le panier de la ménagère. Ebranlée par tant de promesses non-tenues, la société ivoirienne actuelle voit ses paysans au bord de la disette, notamment avec les méventes en cascade des produits de l’agriculture de rente. L’école, l’université, les laboratoires de recherche sont en grave difficulté sur tout le territoire, avec des crises de logement, des conflits fonciers, des campagnes abandonnées, qui défraient sans cesse l’actualité par les images de l’échec d’Alassane Ouattara qu’elles renvoient. Comme l'a dit Guillaume Soro, d'une phrase cinglante: "Je n'ai pas vu l'émergence".

La mise du régime RHDP aurait pourtant pu être sauvée si la république, pour sa part, était saine et sauve malgré cet échec macroéconomique, microéconomique et social. Hélas, l’Etat de droit, dont les frêles fondements avaient été jetés après la chute du régime de la Refondation, s’est littéralement effondré sous les coups de boutoir du Président Alassane Ouattara et des principaux thuriféraires de son régime : libertés fondamentales bafouées ; violences pré et postélectorales, élections truquées, justice aux ordres, violations répétées de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs de l’Etat, atteintes graves au pluralisme politique, mépris officiel de la loi, démagogie diplomatique, ambiance de complotite permanente, surarmement de milices parallèles à l’armée nationale, blocage du processus du pardon et de la réconciliation inter-ivoiriens, menaces de trucages des élections de 2020, voilà autant d’actes de brutalité politique qui révèlent un projet de capture de l’Etat par le clan du Président Alassane Ouattara.

 

 

Dans ces conditions, sur qui compter ? Sur quoi compter ? Le Peuple de Côte d’Ivoire tourne la tête dans tous les sens et regarde l’offre politique qu’on lui fait miroiter de parts et d’autres. Comme un homme averti en vaut deux, les Ivoiriens demandent désormais à voir pour croire et refusent plus que jamais de croire sans voir. Face au Peuple de Côte d’Ivoire, l’échec du RHDP unifié ouvre le champ à trois offres : la Refondation de Laurent Gbagbo ; le PDCI-RDA du Président Henri Konan Bédié ; le Comité Politique du Leader Générationnel Guillaume Kigbafori Soro.

 

Examinons donc ces trois offres.

 

Les Refondateurs, une offre vague et aléatoire

 

Acquittés, mais pas définitivement libérés de leur procès à la CPI, le Président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé semblent redonner du souffle, par-delà un Pascal Affi Nguessan en ballotage, à l’espérance d’un retour du FPI au pouvoir en 2020. Mais quel est le contenu réel de ce projet de retour qu’on peut lire en filigrane, autant dans la décision de Gbagbo de reprendre la tête du FPI que dans le Discours médiatisé de Charles Blé Goudé qui ressemblait à s’y méprendre à une entrée symbolique en pré-campagne présidentielle depuis sa résidence provisoire de La Haye ? On peine à croire que Laurent Gbagbo espère convaincre, après 10 années de pouvoir et 7 années de prison, les Ivoiriens d’être l’homme de l’avenir du pays en 2020. Une véritable gageure. D’une manière ou d’une autre, le Président Gbagbo demeure l’un des responsables irréversibles de l’effondrement de la démocratie ivoirienne notamment à partir de sa coalition avec la junte du Général Guéi en octobre 2000 pour prendre le pouvoir dans une élection réduite comme peau de chagrin par l’exclusion de ses principaux concurrents. On peine à croire que Laurent Gbagbo croit pouvoir convaincre avec un programme politique en deux points :

 

 

1) Le sempiternel « Je n’ai rien fait ». L’acquittement du héros de Mama de la CPI ne saurait politiquement déresponsabiliser le FPI, ni son leader historique. Dans la descente aux enfers de la Côte d’Ivoire, de 1993 à 2011, le parti frontiste a incontestablement sa part de responsabilité, notamment pour sa contribution dommageable à la funeste politique de l’ivoirité.

 

2) « Je vais enfin réaliser ce qu’ils m’ont empêché de faire de 2002 à 2011 ». Ce deuxième thème gbagboiste passe tout aussi difficilement. Le FPI a largement eu le temps, quand il était aux affaires, de montrer ses limites dans la gestion moderne de l’Etat, dans le respect de l’Etat de droit et dans la diversification pourtant vitale de l’économie ivoirienne.

 

Et pour l’échéance cruciale de 2020, qui niera que le FPI est davantage occupé à ses palabres internes qu’à vivre les souffrances quotidiennes des Ivoiriens et à penser hardiment l’avenir ? Le désert actuel d’idées programmatiques dans ce parti l’expose au risque du réchauffé insipide.

 

L’obsession régalienne du PDCI-RDA et son silence sur l’avenir réel…

 

Contraint d’avaler la copie de l’Appel de Daoukro du 17 septembre 2014 par un RDR plus roublard que jamais, le PDCI-RDA avait construit l’essentiel de sa tactique politique sur la rétrocession naturelle du pouvoir en 2020 par son allié du groupement politique RHDP. Mais échaudé comme un chat sorti de l’eau de la duplicité du régime Ouattara, le PDCI-RDA, avec à sa tête un Président Bédié blessé dans son honneur et déterminé à aller au bout du différend, a clairement annoncé sa ferme intention de reprendre le pouvoir comme tel en 2020. Mais quel est le contenu de cette ambition ? Tout observateur sérieux de l’évolution du discours du parti de l’indépendance ivoirienne aura bien noté que c’est courant 2018 que le PDCI-RDA a fait de l’Etat de droit, le pilier de son projet de reconquête du pouvoir. Or ce thème était déjà au cœur de la réflexion et des discours de Guillaume Soro, en même temps que le pardon et la réconciliation des Ivoiriens, depuis le départ de Guillaume Soro de la primature le 8 mars 2012. C’est aussi la même année 2018 que le PDCI-RDA a rejoint Guillaume Soro, justement, sur le thème du pardon et de la réconciliation inter-ivoiriens, et notamment l’Appel à la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, ainsi que leur retour dans leur pays natal. En dehors de cet alignement en 2018 du PDCI-RDA sur les grands thèmes de la pensée de Guillaume Soro, nul aujourd’hui ne peut dire à quoi pourrait ressembler le projet de société du PDCI-RDA pour 2020, encore moins qui sera finalement le candidat de ce parti à la future élection présidentielle. Ainsi, l’obsession régalienne – le désir de reprendre tout le pouvoir- du PDCI-RDA se contredit malheureusement par son silence lourd sur l’avenir promis aux Ivoiriens et sur les femmes et les hommes qui incarneraient ledit avenir.

 

L’Offre du Comité Politique de Guillaume Soro, ou le développement endocentré et écologique en phase expérimentale…

 

A l’opposé du FPI et du PDCI-RDA, le Président du Comité Politique de Côte d’Ivoire s’est installé depuis de nombreuses années à l’avant-garde des idées d’avenir dans son pays.

 

Dès 2012, dans une Côte d’Ivoire crispée par la terrible crise postélectorale de 2010-2011, Guillaume Soro affirmait dans son discours de démission de la primature que la réconciliation des Ivoiriens serait le cœur de la Nation à bâtir. Le 3 avril 2017, du perchoir de l’hémicycle, Guillaume Soro enfonçait le clou en appelant à la libération de l’ensemble des prisonniers de la dernière crise postélectorale et à l’ouverture de discussions consensuelles sur le futur cadre de concurrence politique. IL devait être rejoint sur ce thème, après tant de dénégations ou d’inhibitions, par le RDR-RHDP d’Alassane Ouattara, puis par le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié. Le premier cité, après avoir nié l’existence des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, libérait près de 800 prisonniers politiques le 6 août 2018. Quelque temps après, le PDCI-RDA, rejoignant le train de la décrispation, appelait à une loi d’amnistie votable par tous au Parlement, afin de couler dans le marbre du consensus, l’élargissement des derniers pensionnaires du Goulag local.

 

 

 

 

Dans la foulée, Guillaume Soro embranchait avec le thème de la nécessité de construire un Etat de droit équitable et juste pour tous les Ivoiriens, insistant sur le fait que c’est sur cet idéal de consensus politique fort que devait se reposer l’Appel au pardon. IL fallait que les Ivoiriens se promettent de ne plus jamais recommencer la folie identitaire qui avait failli tuer le pays ; il fallait que des institutions nouvelles protègent l’ivoirien de l’exclusion par l’ivoirien, il fallait que naisse la véritable nation ivoirienne, métissant et transcendant les clivages ethniques, religieux, régionaux et même idéologiques. Sur la terre abandonnée de la réflexion sur l’identité nationale en Côte d’Ivoire, on peut dire sans risque de se tromper que Guillaume Soro fait encore aujour’hui cavalier solitaire parmi les hommes d’Etat, et caracole cependant en tête des pas de géants vers la grandeur à retrouver de la nation. Pionnier du renouveau de la construction nationale ivoirienne, Guillaume Soro surprend du nord au sud, de l’est à l’ouest, et même dans le centre du pays, par sa forte volonté politique de brassage du Peuple Ivoirien en un seul Peuple de citoyens.

 

 

 

 

Mais s’il y a deux points sur lesquels l’avance du Président du Comité Politique sur tous ses concurrents potentiels est encore plus nette, ce sont les domaines de la doctrine économique et la communication politique.

 

Le Président du RHDP, Alassane Dramane Ouattara, peut-être conscient de ses échecs, a certes voulu enfermer Guillaume Soro, dans l’anathème vraiment imaginaire de « marxisme ». Jamais Guillaume Soro ne s’est situé politiquement dans l’extrême-gauche à travers l’Histoire. Démocrate de gauche, il a toujours pratiqué une politique conjuguant l’économie de marché avec la place centrale de l’humain-social au cœur de toute politique. En accusant imaginairement Guillaume Soro de marxisme, Alassane Dramane Ouattara voulait en réalité cacher maladroitement son propre parti pris pour le capitalisme le plus pur et dur, l’ultralibéralisme qui est en train de couler la société ivoirienne : privatisations, marchés de gré à gré, surendettement international de l’Etat, rétrocommissions, conflits d’intérêts, PIB profitant davantage aux multinationales qu’aux champions d’entreprises nationales, faible industrialisation du pays à 6% en 8 ans de pouvoir, désastre écologique en cours, la gouvernance économique du RHDP s’est littéralement fracassée au mur des réalités sociales ivoiriennes. Le tout saupoudré par une communication politique molle, inaudible, léthargique et même parfois tout simplement inexistante du régime du RHDP. Sur ces plans économiques et communicationnels, on ne saurait non plus faire valoir les succès antérieurs du PDCI-RDA ou du FPI, après l’ère Houphouët. Nous avons assisté, de 1993 à 2011 aux pratiques classiques de partis-Etats assis sur leurs aises et fortement attachés à conserver davantage le pouvoir qu’à innover au quotidien.

 

Or Guillaume Soro, innovant en matière de politique économique - sans s’enfermer dans l’ultralibéralisme ravageur du RHDP de Ouattara, ni dans un marxisme imaginé par ses adversaires pour le diaboliser à la face du monde - s’est rendu dans le nord de la Côte d’Ivoire dès début mars 2019, près d’un mois après sa démission du Parlement le 8 février 2019. IL a alors commencé à mettre en œuvre une autre manière de développer la Côte d’Ivoire, que je nomme « développement endocentré et écologique ». Enonçons-en les principes fondamentaux.

 

a) Le principe d’écoute et de dialogue sur les problèmes des populations est la pierre angulaire de la démocratie participative de Guillaume Soro : on ne peut résoudre les problèmes du peuple sans connaître le peuple, sans vivre avec lui, sans comprendre comment il comprend, sans se pénétrer de ce qui lui importe le plus. Voilà pourquoi, prenant son bâton du pèlerin, Guillaume Soro est allé voir de villes en villages, les Ivoiriens dans leur quotidien. IL opère ainsi, calepin en main, le diagnostic des attentes, des expériences, des problèmes, mais aussi des incompréhensions qui strient le pays.

 

b) Le principe de conception concertée des solutions est la conséquence de cette démocratie économique participative : Guillaume Soro, partout où il est passé, s’attache à aboutir avec les gens du peuple, à des conclusions sur l’état de leur contrée et les solutions les plus durables à leurs problèmes. La discussion avec le Peuple n’aide pas qu’à comprendre les problèmes du peuple, mais aussi à faire comprendre au peuple les difficultés et mécanismes politiques que la solution de leurs problèmes requiert. Et notamment, l’intégration du facteur écologique dans les décisions quotidiennes des populations rurales et urbaines, à travers l’anticipation des effets de certaines pratiques collectives sur l’environnement si vital.

 

c) Le principe de mise en pratique des solutions, avec ceux qui ont diagnostiqué les problèmes eux-mêmes, afin qu’ils participent eux-mêmes à leur émancipation citoyenne, sociale, économique et politique au quotidien : Guillaume Soro, partout, a tenu à faire travailler dans les chantiers de forages, d’école, de mosquée, d’église, de centre de santé, les hommes, femmes et enfants du lieu concerné. L’effet de cette implication humaine ? La responsabilité de soi, l’autonomie des personnes démultipliée à travers villes et campagnes de Côte d’Ivoire.

 

d) Le principe de l’évaluation des réalisations, à la fois du point de vue de l’efficacité, de la rentabilité et de la viabilité écologique de leur mise en œuvre, sans oublier la solidité des ouvrages accomplis et leur entretien méticuleux par les communautés organisées. En effet, la culture de l’évaluation étant très faible dans les jeunes nations africaines, le mythe d’un développement qui se maintiendrait tout seul a fait de nombreux ravages. Endocentré, le développement du pays selon Guillaume Soro est une affaire de tous et de chacun. Il ne dépend plus essentiellement des crédits du FMI et de banque Mondiale, ou des investissements des seules multinationales. L’ivoirien doit maîtriser son quotidien pour préserver sa dignité. Le travail lui confère cette stature. IL est l’affaire d’une humanité réfléchie qui se prend en charge, devenant maîtresse de son agenda à court et long terme au cœur d’une nature toujours plus exigeante.

 

N’est-ce pas l’embryon de la Côte d’Ivoire imminente qui commence ainsi à croître pour le bonheur des populations convaincues autant par la méthode que par ses résultats concrets ? A-t-on vu en Côte d’Ivoire depuis la mort du Président Houphouët, plus hardi laboratoire d’idées innovantes en politique économique que celles du Comité Politique de Guillaume Soro ? J’en doute. Beaucoup de slogans creux ont précédé Guillaume Soro. Mais il est incontestablement celui qui fait progresser l’intelligence ivoirienne du développement en l’immergeant et en s’immergeant dans la réflexion avec le Peuple, et non au-delà de lui et par-delà lui. « Pas un pas sans le Peuple », tel semble être le maître-mot de l’espérance qu’esquisse donc GKS.

 

Et pour finir, ce n’est pas la révolution soroiste sur les réseaux sociaux de communication politique qui viendra démentir l’œuvre de pionnier du PCP, comme l’appellent désormais affectueusement des millions d’Ivoiriens. Longtemps avant la totalité des politiques de son pays, le geek GKS avait investi portables et téléphones, applications originales et communications en live. La concurrence installée, qui à la RTI, qui dans tel canard classique de la place, n’a pas vu décoller la fusée communicationnelle de Tienigbanani. Au moment où certains, lourdement, s’y mettent enfin, le satellite GKS vogue parmi les étoiles de l’information de ce temps. Sans la RTI, sans Frat-Mat, sans les classiques presses rouge-verte (RDR), bleue-blanche (FPI) et verte-blanche (PDCI) de la place ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro est incontestablement le plus suivi et le plus lu des politiciens ivoiriens de l’heure. Et les événements politiques forts qui se pressent à l’horizon sont loin de favoriser une inversion de tendance… ! A chacun, en tout cas, d’en juger.


Dans cette interview accordée au quotidien ivoirien Générations Nouvelles, le député de Yamoussoukro commune dénonce l'abandon de la ville natale du Président Félix Houphouet-Boigny, père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne.  

 

Comment se porte votre parti, le Pdci, ici à Yamoussoukro ?

Nous vivons ici à Yamoussoukro, la ville natale du fondateur du Pdci-Rda. Ce grand parti est d’abord né ici avant de s’étendre à Abidjan et dans toute la Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique. Ici, le Pdci, c’est notre chose. Parce que même si le Président Houphouet-Boigny s’est sacrifié pour toute la Côte d’Ivoire et tout le continent africain, il nous laissé une chose : c’est le Pdci, son parti, son arme politique pour le développement de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, ici, nous restons fidèles à ce grand parti qui privilégie en toute circonstance, le dialogue, la tolérance, l’amour.

 

Le groupement politique du Rhdp, a été transformé en parti unifié. Le Pdci qui appartenait à cette plateforme politique s’est finalement retiré du processus de création de ce parti unifié. Avez-vous compris cette posture du président de votre parti, Henri Konan Bédié ?

Le Pdci, c’est le creuset de l’amour. Nous avons toujours voulu la paix, la concorde et la tolérance et surtout le dialogue. Mais à un moment donné de notre histoire, certains frères ont emprunté une autre voie. Ils sont allés, à tort ou à raison, créer un autre parti politique, le RDR. Mais le Pdci n’est jamais resté fermé à un quelconque dialogue. C’est ainsi qu’est arrivé l’idée du Rhdp. Et c’était une initiative du Président du Pdci. Mais nous avons constaté que ceux à qui nous avons ouvert les bras et qui avaient quitté le parti, avaient pour projet de faire disparaître le Pdci. Quand ils quittaient le Pdci, il le croyait sans lendemain. Mais le parti est resté et il demeure. Il doit demeurer parce que c’est l’âme de la Côte d’Ivoire. Accepter la disparition du parti d’Houphouet, c’est effacer les trace d’Houphouet, c’est effacer l’histoire de la Côte d’Ivoire. Le Président Bédié nous a honorés en restant fidèle à cette vision d’Houphouet.

 

Vous avez donc soutenu le Président Bédié qui a décidé de retirer son parti du groupement politique du Rhdp ?

Ici à Yamoussoukro, nous avons refusé ce projet bien avant le retrait officiel du parti du Rhdp. Pendant les élections locales, nous sommes partis en candidat indépendant face à ce même Rhdp. Et nous avons gagné. Yamoussoukro n’a jamais vraiment accepté ce projet d’unifier le Rhdp, parce qu’il mettait de facto en veilleuse le Pdci, le parti créé par Houphouet-Boigny. Cette ville gardera toujours les marques du président Houphouet dans les esprits. Aux dernières élections locales, le score était sans appel, avec plus de 60% des voix.

 

Peut-on dire que Yamoussoukro a vraiment un souci avec le régime en place ?

Nous n’avons pas de problème avec le Président Alassane Ouattara qui est le président de la République. Il nous avait promis de venir résider ici avec nous s’il gagnait la présidentielle de 2010. Nous l’avons applaudi. Maintenant Yamoussoukro constate avec amertume que les années se suivent et se ressemblent pratiquement. Vous constatez avec nous qu’au-delà des promesses non tenues, Yamoussoukro est totalement délaissée. Comprenez qu’on soit à la recherche d’autres issues. Et sachez que nous sommes en politique. Ça n’a rien voir avec l’amour qu’on a pour quelqu’un. A l’époque, j’étais chargé de la mobilisation au niveau du Rhdp lors de la révision constitutionnelle de 2016. Mais nous regrettons surtout que le Président ait failli à toutes ses promesses. Regardez la ville. Les voies totalement impraticables, l’accès à l’hôtel des députés enherbé… On nous a promis des milliards F CFA pour cela mais nous n’avons rien encore vu. On attend.

 

Justement, le gouvernement a promis une enveloppe de 700 milliards F CFA pour un Plan Marchal pour relever tous ces défis...  

Cette annonce faite à deux ans des élections présidentielles ne nous rassure pas. Nous ne prenons pas ces promesses au sérieux.

 

Vous n’y croyez pas ?

Nous n’y croyons plus. Restons ensemble et regardons. L’avenir nous dira. Cela fait déjà quelques mois que cette promesse est rendue publique. Les jours passent et personne n’en parle. Aucune étude n’a été faite sur la façon dont cette somme sera utilisée. Nous sommes habitués à cela.  

 

Le processus de transfert de la capitale politique à Yamoussoukro connait tout de même quelques avancées avec l’installation de certaines institutions, comme le Sénat, la Chambre des rois, le Médiateur de la République...

Ces institutions dont vous parlez, on est obligé de les loger chez des particuliers. L’Etat qui a un budget de près de pus de 7000 milliards de F CFA par n’est pas capable de construire des bâtiments pour loger ses propres institutions.  Pourtant, le président Félix Houphouet-Boigny avait dans le plan d’urbanisme de la ville prévue une zone pour ces institutions.

 

« Je ne crois aux promesses du gouvernement »

 

Parmi les infrastructures délaissées à Yamoussoukro, il y a également le siège de votre parti. N’êtes-vous pas en partie responsables de ce délaissement de la ville d’Houphouet-Boigny ?

La Maison du Pdci de Yamoussoukro a été pillée lors de la crise postélectorale de 2010. Nous ne sommes pas au pouvoir. Ceux qui devaient le faire dans le cadre de notre alliance ne l’ont pas permis. En tout état de cause, nous disposons de plusieurs infrastructures ici à Yamoussoukro pour permettre au parti de tenir ses réunions et de faire ses activités.

 

Les cadres de votre parti qui ont des postes importants ne pouvaient-ils pas lever une cotisation pour réhabiliter ce bâtiment abandonné ?

Où sont ces cadres dont vous parlez ? La plupart des cadres du parti ont été limogés et ceux qu’ils ont pu débaucher ont d’autres soucis que de songer à réhabiliter le siège d’un parti qu’ils ont voulu voir disparaître. Ce siège sera réhabilité et agrandi dès que nous serons aux affaires. 

 

Pensez-vous vraiment que le Pdci peut résister à ces débauchages et réussir à accéder au pouvoir d’Etat en 2020 ?

Notre parti a subi tellement de secousses depuis que le Président Houphouet-Boigny est parti. Il y a eu le coup d’Etat et bien d’autres manœuvres de liquidation du parti. Mais le parti continue de résister. Je ne crains vraiment pas ces débauchages de cadres parce qu’ils n’impactent pas vraiment la base. Dans une élection, toutes les voix ont la même valeur. La voix du cice-président Duncan à la même valeur que le militant de base du village le plus reculé du pays.

 

« Pourquoi il n’aura pas de guerre en Côte d’Ivoire »

 

L’ancien président de l’Assemblée nationale, qui a pris ses distances avec le régime est en tournée dans le Nord du pays. Que pensez-vous de cette initiative ?

Pensez-vous que c’est agréable de voir tout cela ? On pousse les gens à la démission dès lors qu’ils refusent d’adhérer au Rhdp. Guillaume Soro a démissionné mais il reste député de la nation. Je trouve légitime ces tournées qu’il fait dans le pays profond. Il faut l’encourager à parler à son peuple. Et au moment des élections en 2020, on verra. Pendant ce temps, nous aussi au Pdci on parle à nos parents. On leur explique ce qui se passe dans le pays. Je suis persuadé que nos parents comprennent que c’est par la contrainte que le régime veut soumettre tout le monde. Les cadres du Rhdp savent qu’ils n’ont aucune légitimité. Dernière preuve en date, quand ils sont venus installer le maire à Attiégouakro, ils ont constaté, le matin qu’il était écrit partout dans la ville « Pdci ou rien ». Ils ont pris le soin d’effacer tout cela avant l’arrivée des officiels. On comprend la position de certains cadres qui ne peuvent pas se détacher du Rhdp. Surtout ceux qui ont des choses à se reprocher. On est souvent obligé de faire l’âne pour avoir le foin.

 

Certains cadres du Rhdp pensent que Soro est en train de diviser le Nord contre leur candidat en 2020. Est-ce votre avis ? 

Soro n’est pas en train de diviser le Nord. Nous aussi avons des militants au Nord. Nous avons nos délégués au Nord. Mais sachez que pour être président de la République en Afrique, il faut avoir une base électorale. Donc si Soro veut être candidat, c’est normal qu’il prépare sa base. C’est ce qu’il est en train de faire. C’est de bonne guerre. Je sais que ce travail va nous servir dans le cadre de la plateforme, en 2020.

 

Justement, comment voyez-vous l’avenir de la plateforme annoncée par le Président Bédié ?

C’est un grand projet. Elle rassemble tous ceux qui véhiculent des idéaux de paix pour la construction d’une Côte d’Ivoire tolérante.

 

Pensez-vous que c’est possible quand on sait que ceux qui sont attendus dans ce regroupement ont également des ambitions pour 2020 ?

Moi j’y crois. Parce qu’elle regroupe tous ceux qui ont de bonnes idées. On ne demande pas aux militants des autres partis de venir au Pdci. Quand chacun ira à l’élection présidentielle, il y aura forcément un deuxième tour et le Pdci a toutes les chances d’aller au deuxième tour.

 

Ce n’est pourtant pas l’avis du Rhdp. Là-bas, on dit « c’est calé », c’est-à-dire qu’il gagne au premier tour...

Ce sont eux qui le disent. C’est leur position. Mais nous sommes convaincus au Pdci qu’on ira au deuxième tour et nous nous préparons avec ceux qui vont nous aider en ce moment-là. Nous travaillons à nous entendre sur un minimum de consensus au sein de la plateforme.  

 

Est-ce que vous avez des inquiétudes par rapport à 2020 comme beaucoup d’Ivoiriens ?

Je ne crains rien. En Côte d’Ivoire, on ne peut pas avoir de guerre. Il y a des violences, des attaques... Mais ce pays est fait de telle sorte qu’il ne peut pas y avoir de guerre. Parce que dans ce pays, nous sommes entremêlés. Moi-même, Baba Sylla, ma mère est Baoulé de Yamoussoukro et mon père est d’Odienné. Pensez-vous que je peux accepter qu’on aille tuer les gens d’Odienné ? Aujourd’hui, vous ne trouvez pas d’Ivoirien d’une région qui n’ait pas de sang d’une autre région. On peut se faire des querelles mais pas de véritable guerre. En 2020, le peuple ivoirien va trancher.

 

source: Générations Nouvelles

 


 

Abidjan,5 mai 2019 (SudMedias)- En meeting à Tafiré dans le Nord du pays, le président du Comité politique Guillaume Soro a dénoncé la pauvreté avancée des populations rurales.

« Les gens mentent tellement, il fallait que moi-même je vienne voir. Il fallait que je vienne voir comment vous mangez, quelle eau vous buvez. Parce que quand on est à Abidjan, on nous dit que la Côte d’Ivoire est première au monde. Qu’on est émergeant. Ha, je n’ai pas vu ça dans les villages hein. Emergence-là, faut pas je vais mentir », a dénoncé l’ancien Premier ministre en tournée dans la région.

Selon le dernier rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire publié aujourd’hui, les perspectives à court et moyen termes sont favorables pour l’économie ivoirienne qui devrait maintenir une bonne trajectoire de croissance du PIB, de l’ordre de 7 à 7,5 % au cours des prochaines années.

« J’ai vu plutôt des parents appauvris par la mévente de l’anacarde. Moi, on m’a dit que l’anacarde s’achetait à 375 Fcfa. J’ai vu dans les villages que ça s’achetait à 100 f, à moins que 100 f même et quelquefois ça ne s’achetait pas du tout. Et depuis Dabakala, j’ai demandé que le gouvernement règle le problème de l’anacarde », a dénoncé M. Soro, en rupture de ban avec le Président Alassane Ouattara.

 

TBO

 


Dakar, 5 mai 2019 (SudMedias)- Les députés sénégalais ont adopté, samedi, 4 mai 2019, un projet de révision constitutionnelle visant à supprimer le poste de Premier ministre. Avec seulement 7 voix contre et 7 abstentions, l’opposition a brillé par son absence.

 

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté le 4 mai le projet de révision de la Constitution avec 124 voix pour, 7 contre et 7 abstentions. Si l’issue du vote ne fut pas une surprise – la coalition présidentielle disposant d’une majorité qualifiée des 3/5e, suffisante pour entériner la révision constitutionnelle –, le très faible nombre de voix contre interroge.

Après approbation de la décision par un référendum, la fonction de Premier ministre avait été créée en 1970 et Abdou Diouf l’occupait alors le poste.

La fonction a été supprimée entre 1983 et 1991.Où elle a été reconduite.

 

Aminata Dioune

 


Lors d’un meeting retransmis sur le chaine en ligne GKS TV, le président du Comité politique. Ila raconté une anecdote saisissante sur le mercenaire libérien Sam Bockarie tué par les éléments du Mpci en 2007.

 

 

Quand on se battait, chaque jour on n'était pas sûr de se réveiller vivant. Je vais vous raconter une anecdote, vous pouvez demander aux témoins.

 

Vetcho est là, Ousmane Coulibaly dit Ben Laden est là, Coulibaly Ousmane est là, Chérif Ousmane ils sont vivant.

 

Un jour le département d'Etat américain m'a contacté pour me dire qu'ils apprennent qu'il y avait un rebelle Sierra Léonais du nom de Sam Bockarie [à l'époque chef d'état-major du Front révolutionnaire uni de Foday Sankoh. NDLR] qui était dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

 

Ils [américains] n'étaient pas d'accord parce qu'ils recherchaient ce monsieur. Ils ont dit que si nous, on ne se dissociait pas avec lui, les États-Unis allaient se mettre contre le MPCI à l'époque. Il faut qu'on rafraîchisse la mémoire des gens.

 

C'est vrai que les libériens étaient rentrés dans l'ouest ils avaient pris une partie du territoire de la Côte d'Ivoire. Ils faisaient la loi là-bas.

 

J'ai décidé qu'il fallait qu'il fallait qu’on pousse hors de nos frontières les miliciens libériens qui étaient venus et qui avaient annexé la Côte d'Ivoire jusqu'à Danané.

 

Voilà comment j'ai appelé Losseni Fofana pour l'envoyer à l'ouest. Ensuite j'ai demandé à Chérif d'aller à l'ouest pour combattre les libériens pour qu'ils sortent de nos frontières. Il est parti. Ils sont tous vivants, vous pouvez leur demander.

 

Chérif est resté là-bas il nous a dit c'est dur pour nous, Sam Bockarie est en train de désarmer nos éléments et les tuer, je n'ai pas de munitions et je n'ai pas de réserves. J'ai dit bon ! Ok ! J'arrive ! J'ai pris des munitions et des réserves avec Vetcho qui était mon chef d'état-major particulier.

 

On a fait la route Odienné, Touba pour arriver à Man. Quand je suis arrivé à Man, j'ai pris Coulibaly Ousmane qui est préfet aujourd'hui de Saint Pedro pour faire la route afin de soutenir Chérif Ousmane.

 

« Sékou Souapé m'a sauvé la vie »

 

Quand on arrive à Danané on nous dit que Sam Bockarie est là il est avec Félix Doh de son vrai nom N'Dri Saint-Clair.

 

Quand je suis rentré ça devrait être vers le 23 heures dans le salon de Sam Bockarie. Je les ai trouvés, ils étaient en train de boire. Je me suis assis. Je voulais négocier avec Sam Bockarie pour qu'il se retire.

 

On parlait en anglais. Il y a quelqu'un qui m'a sauvé la vie ce jour-là. C'est un Guinéen qu'il me permette de dire son nom aujourd'hui.

 

Il s'appelle Sékou Souapé. Il était dans le parti de l'actuel président guinéen Alpha Condé. Il était le président de la jeunesse. Un moment Sékou [Souapé] s'est levé, j'ai vu qu'il était inquiet !

 

Il m'a dit vient, on est allé se mettre de l'autre côté et on a fait semblant d'aller aux toilettes. Il m'a dit ‘‘Guillaume, pars d'ici immédiatement parce que les éléments de Sam Bockarie sont en train d'encercler la maison. Ils disent que tu as des armes, ils vont vous liquider et prendre ces armes. J'ai dit quoi ? Il dit qu'ils vont vous liquider.

 

C'est lui [Sékou Souapé] qui m'a sauvé, il est vivant il est en Guinée-Conakry, les journalistes peuvent lui poser la question. Quand je suis revenu, je suis venu m'assoir. J'ai dit à Ousmane Ben Laden lève-tôt, appelle Vetcho, dis-lui de mettre immédiatement en place notre dispositif. Il faut qu’on sorte d’ici parce qu’on veut nous tuer.

 

Il faut qu'on sorte d'ici parce qu'ils veulent nous tuer. Ousmane est là posez-lui la question. Ousmane a fait signe à Vetcho, ils sont allés parler. Et moi je faisais semblant de continuer à parler avec Sam Bockarie Quand Vetcho est sorti, Ousmane est venu s'assoir à côté de moi, il me dit oui j'ai fait la commission.

 

A un moment donné je me lève j'appelle Sam Bockarie, je lui dis j'ai quelque chose de très important à te dire viens on va parler à deux. On s'est mis d'un côté je lui ai dit Sam, ça va ! Il me dit oui, je lui dis bon ! Ecoute !

 

J'ai un cadeau pour toi. Tout à l'heure quand on va finir de parler, je vais te dire c'est quoi le cadeau mais c'est très important pour toi. Je lui racontais ça pour gagner du temps, le temps pour que Vetcho soit prêt dehors.

 

Quand j'ai parlé avec Sam Bockarie, il était plutôt content, on est revenu on s'est assis. Après cela, j'ai dit à Sam Bockarie que j'ai envie d'aller aux toilettes.

 

Il me dit OK. Je dis Ousmane accompagne moi. Quand on est sorti Vetcho avait déjà mis tous les dispositifs en place, on a démarré en trombe. On partait sur Man.

 

A un moment donné je parlais dans le véhicule. On partait en trombe, à un moment donné je vois des véhicules qui nous dépassent.

 

Mon cortège est stoppé entre Danané et un village, entre minuit et 1heure du matin. Sam Bockarie encercle nos cortèges et ses éléments sont positionnés pour tirer sur nos cortèges...

 

Ce jour-là on pensait qu'on allait être tous canardés. Et voilà Sam Bockarie qui sort de son véhicule avec ses éléments les armes pointées sur nous. Je sors de mon véhicule, j'approche de Sam Bockarie et je le colle. Je me suis dit, s'ils veulent tirer sur nous au moins nous deux, on va mourir en même temps parce que la balle qui va me toucher va le toucher aussi.

 

Je lui ai dit mais Sam qu'est-ce qu'il y a. Il me dit mais comment on est en train de parler et tu te lèves comme ça tu pars sans me dire. Je lui ai dit Sam je t'ai dit que j'ai un grand cadeau pour toi c'est ce que je suis sorti pour régler, je fais une course rapidement et je reviens. Il dit non ! Non ! Non !

 

Je veux les armes parce qu'on m'a appelé pour dire que tu as des armes. Entre temps les éléments de Sam Bockarie tiraient sur les éléments de Chérif à Danané. Sam Bockarie a pris son téléphone, je lui ai dit qui t'a dit que j'ai ces armes. Il m'a donné le nom de la personne que je ne donnerai pas aujourd'hui.

 

Ma seule chance a été que quand il a pris son téléphone Touraya , il appelé à plusieurs reprises, la personne n'a pas décroché. Je lui ai dit Sam si tu as besoin de moi tu me le dis mais ne viens pas t'arrêter devant moi pour me dire que quelqu'un t'a dit que lui m'a donné des armes pour toi.

 

Je lui ai dit retourne à Danané, moi je vais à Man, je reviens tout à l'heure. Voilà comment Sam Bockarie s'est calmé et s'est retiré avec ses éléments, nous, on n'est parti à Man.

 

Quand on est arrivé à Man, Vetcho m'a dit patron ne reste pas ici à Man je connais ces gens-là ils vont venir nous attaquer, continues sur Bouaké.

 

Moi Vetcho je reste ici à Man. Je lui ai laissé la cargaison. Voilà comment Vetcho est parti soutenir Chérif avec le capitaine Souley. Ils ont repoussé les libériens où Sam Bockarie a trouvé la mort. On a vécu tout ça. »

Source : GKS TV

Lors d’un meeting retransmis sur le chaine en ligne GKS TV, le président du Comité politique. Ila raconté une anecdote saisissante sur le mercenaire libérien Sam Bockarie tué par les éléments du Mpci en 2007.

 

 

Quand on se battait, chaque jour on n'était pas sûr de se réveiller vivant. Je vais vous raconter une anecdote, vous pouvez demander aux témoins.

 

Vetcho est là, Ousmane Coulibaly dit Ben Laden est là, Coulibaly Ousmane est là, Chérif Ousmane ils sont vivant.

 

Un jour le département d'Etat américain m'a contacté pour me dire qu'ils apprennent qu'il y avait un rebelle Sierra Léonais du nom de Sam Bockarie [à l'époque chef d'état-major du Front révolutionnaire uni de Foday Sankoh. NDLR] qui était dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

 

Ils [américains] n'étaient pas d'accord parce qu'ils recherchaient ce monsieur. Ils ont dit que si nous, on ne se dissociait pas avec lui, les États-Unis allaient se mettre contre le MPCI à l'époque. Il faut qu'on rafraîchisse la mémoire des gens.

 

C'est vrai que les libériens étaient rentrés dans l'ouest ils avaient pris une partie du territoire de la Côte d'Ivoire. Ils faisaient la loi là-bas.

 

J'ai décidé qu'il fallait qu'il fallait qu’on pousse hors de nos frontières les miliciens libériens qui étaient venus et qui avaient annexé la Côte d'Ivoire jusqu'à Danané.

 

Voilà comment j'ai appelé Losseni Fofana pour l'envoyer à l'ouest. Ensuite j'ai demandé à Chérif d'aller à l'ouest pour combattre les libériens pour qu'ils sortent de nos frontières. Il est parti. Ils sont tous vivants, vous pouvez leur demander.

 

Chérif est resté là-bas il nous a dit c'est dur pour nous, Sam Bockarie est en train de désarmer nos éléments et les tuer, je n'ai pas de munitions et je n'ai pas de réserves. J'ai dit bon ! Ok ! J'arrive ! J'ai pris des munitions et des réserves avec Vetcho qui était mon chef d'état-major particulier.

 

On a fait la route Odienné, Touba pour arriver à Man. Quand je suis arrivé à Man, j'ai pris Coulibaly Ousmane qui est préfet aujourd'hui de Saint Pedro pour faire la route afin de soutenir Chérif Ousmane.

 

« Sékou Souapé m'a sauvé la vie »

 

Quand on arrive à Danané on nous dit que Sam Bockarie est là il est avec Félix Doh de son vrai nom N'Dri Saint-Clair.

 

Quand je suis rentré ça devrait être vers le 23 heures dans le salon de Sam Bockarie. Je les ai trouvés, ils étaient en train de boire. Je me suis assis. Je voulais négocier avec Sam Bockarie pour qu'il se retire.

 

On parlait en anglais. Il y a quelqu'un qui m'a sauvé la vie ce jour-là. C'est un Guinéen qu'il me permette de dire son nom aujourd'hui.

 

Il s'appelle Sékou Souapé. Il était dans le parti de l'actuel président guinéen Alpha Condé. Il était le président de la jeunesse. Un moment Sékou [Souapé] s'est levé, j'ai vu qu'il était inquiet !

 

Il m'a dit vient, on est allé se mettre de l'autre côté et on a fait semblant d'aller aux toilettes. Il m'a dit ‘‘Guillaume, pars d'ici immédiatement parce que les éléments de Sam Bockarie sont en train d'encercler la maison. Ils disent que tu as des armes, ils vont vous liquider et prendre ces armes. J'ai dit quoi ? Il dit qu'ils vont vous liquider.

 

C'est lui [Sékou Souapé] qui m'a sauvé, il est vivant il est en Guinée-Conakry, les journalistes peuvent lui poser la question. Quand je suis revenu, je suis venu m'assoir. J'ai dit à Ousmane Ben Laden lève-tôt, appelle Vetcho, dis-lui de mettre immédiatement en place notre dispositif. Il faut qu’on sorte d’ici parce qu’on veut nous tuer.

 

Il faut qu'on sorte d'ici parce qu'ils veulent nous tuer. Ousmane est là posez-lui la question. Ousmane a fait signe à Vetcho, ils sont allés parler. Et moi je faisais semblant de continuer à parler avec Sam Bockarie Quand Vetcho est sorti, Ousmane est venu s'assoir à côté de moi, il me dit oui j'ai fait la commission.

 

A un moment donné je me lève j'appelle Sam Bockarie, je lui dis j'ai quelque chose de très important à te dire viens on va parler à deux. On s'est mis d'un côté je lui ai dit Sam, ça va ! Il me dit oui, je lui dis bon ! Ecoute !

 

J'ai un cadeau pour toi. Tout à l'heure quand on va finir de parler, je vais te dire c'est quoi le cadeau mais c'est très important pour toi. Je lui racontais ça pour gagner du temps, le temps pour que Vetcho soit prêt dehors.

 

Quand j'ai parlé avec Sam Bockarie, il était plutôt content, on est revenu on s'est assis. Après cela, j'ai dit à Sam Bockarie que j'ai envie d'aller aux toilettes.

 

Il me dit OK. Je dis Ousmane accompagne moi. Quand on est sorti Vetcho avait déjà mis tous les dispositifs en place, on a démarré en trombe. On partait sur Man.

 

A un moment donné je parlais dans le véhicule. On partait en trombe, à un moment donné je vois des véhicules qui nous dépassent.

 

Mon cortège est stoppé entre Danané et un village, entre minuit et 1heure du matin. Sam Bockarie encercle nos cortèges et ses éléments sont positionnés pour tirer sur nos cortèges...

 

Ce jour-là on pensait qu'on allait être tous canardés. Et voilà Sam Bockarie qui sort de son véhicule avec ses éléments les armes pointées sur nous. Je sors de mon véhicule, j'approche de Sam Bockarie et je le colle. Je me suis dit, s'ils veulent tirer sur nous au moins nous deux, on va mourir en même temps parce que la balle qui va me toucher va le toucher aussi.

 

Je lui ai dit mais Sam qu'est-ce qu'il y a. Il me dit mais comment on est en train de parler et tu te lèves comme ça tu pars sans me dire. Je lui ai dit Sam je t'ai dit que j'ai un grand cadeau pour toi c'est ce que je suis sorti pour régler, je fais une course rapidement et je reviens. Il dit non ! Non ! Non !

 

Je veux les armes parce qu'on m'a appelé pour dire que tu as des armes. Entre temps les éléments de Sam Bockarie tiraient sur les éléments de Chérif à Danané. Sam Bockarie a pris son téléphone, je lui ai dit qui t'a dit que j'ai ces armes. Il m'a donné le nom de la personne que je ne donnerai pas aujourd'hui.

 

Ma seule chance a été que quand il a pris son téléphone Touraya , il appelé à plusieurs reprises, la personne n'a pas décroché. Je lui ai dit Sam si tu as besoin de moi tu me le dis mais ne viens pas t'arrêter devant moi pour me dire que quelqu'un t'a dit que lui m'a donné des armes pour toi.

 

Je lui ai dit retourne à Danané, moi je vais à Man, je reviens tout à l'heure. Voilà comment Sam Bockarie s'est calmé et s'est retiré avec ses éléments, nous, on n'est parti à Man.

 

Quand on est arrivé à Man, Vetcho m'a dit patron ne reste pas ici à Man je connais ces gens-là ils vont venir nous attaquer, continues sur Bouaké.

 

Moi Vetcho je reste ici à Man. Je lui ai laissé la cargaison. Voilà comment Vetcho est parti soutenir Chérif avec le capitaine Souley. Ils ont repoussé les libériens où Sam Bockarie a trouvé la mort. On a vécu tout ça. »

Source : GKS TV


Abidjan, 30 avril 2019( SudMedias)- Le président du Parti démocratique de la Côte a reçu en audience, mardi, des chefs traditionnels Atchan, conduit par le gouverneur du district Beugré Mambé. Ils étaient venus faire une médiation en vu du rapprochement entre Bédié et Ouattara. Ci-dessus, sa déclaration.

 

Adresse de Son Excellence, Henri Konan BEDIE, Président du PDCI-RDA.

 

(Daoukro le 30 Avril 2019) Rencontre avec les Chefs Traditionnels des Régions :

des Grands Ponts, du Sud Comoé et des Lagunes.

 

-Monsieur le Gouverneur du District d’Abidjan,

-Monsieur le Secrétaire Exécutif, Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA,

-Mesdames et Messieurs les Élus de la Région de l’Iffou,

-Honorables Chefs Traditionnels des Régions des Grands Ponts, du Sud Comoé et des Lagunes,

-Honorables Chefs Traditionnels de l’Iffou,

 

C’est un agréable plaisir pour moi de vous recevoir ce jour à Daoukro, soit une semaine après la commémoration de la résurrection du Christ.

 

Espérons que les jours qui suivront, grâce aux prières des uns et des autres, apporteront beaucoup de bonheur, une tranquillité de vie et la paix au peuple de Côte d’Ivoire.

 

Chers chefs traditionnels des Régions des Lagunes, du Sud Comoé, et des Grands Ponts, les chefs traditionnels de l’Iffou et moi-même vous souhaitons une cordiale et chaleureuse bienvenue chez vous à Daoukro.

 

J’ai écouté, avec une attention bien soutenue, le message lu, en votre nom à tous, par votre porte-parole, Nana AGOUDOU Faustin, chef d’Akeïkoi.

 

Je vous en remercie.

 

Son contenu est empreint de sagesse, tel que le recommande la vie en société ; à savoir la recherche constante du rapprochement, de l’harmonie, de la cohésion fraternelle et l’union indissoluble entre les fils et filles d’une même communauté, d’une même famille et d’une même nation ; dans l’optique de consolider la paix sociale indispensable au progrès social, à la stabilité et au développement économique de notre pays.

 

Telles ont toujours été également ma vison et ma conception de l’organisation et du fonctionnement de la vie de notre nation.

 

C’est, donc, à juste titre que je m’honore du regard rétrospectif jeté par votre porte-parole sur l’ensemble des sacrifices que j’ai dû consentir au cours des événements douloureux qui ont jalonné la vie de notre pays, depuis le coup d’état du 24 décembre 1999 à ce jour.

 

J’ose espérer que ces sacrifices, tels qu’évoqués par votre porte-parole, ont été portés à la connaissance du Président Alassane OUATTARA, lors de l’audience qu’il vous a accordée le 23 avril dernier.

 

Si tel est le cas, je salue votre initiative allant dans le sens de la recherche de la préservation et de la sauvegarde d’une paix durable dans notre pays.

 

En ma qualité, à la fois, d’homme d’Etat et d’homme politique, je mesure, à tout moment, la responsabilité qui est la mienne de contribuer, inlassablement, à la cohésion sociale et à la protection des libertés publiques qui sont les fondements essentiels de toute démocratie participative et de l’Etat de droit.

 

C’est donc, animé de ces valeurs républicaines que je me suis toujours inscrit, sans faiblesse et sans rancœur, dans la restauration de l’état de droit, pour une marche harmonieuse de notre pays, bien que certains démocrates ivoiriens se soient réjouis et aient salué le coup d’état de 1999.

 

Dès mon retour d’exil, j’ai pardonné aux auteurs de ce putsch et préconisé une alliance avec le RDR et d’autres forces politiques que sont l’UDPCI, fondé par Feu Robert GUEI, le MFA et l’UPCI.

 

Cette alliance, née en 2005 à Paris, s’est transformée en groupement politique, dénommé RHDP ; dont j’ai assuré la Présidence du Présidium, jusqu’à la date du 16 juillet 2018 pour la naissance du Parti Unifié RHDP.

Ce groupement politique a remporté les élections présidentielles de 2010 et de 2015 à la grande satisfaction de nos militants respectifs.

Que s’est-il passé pour que ce groupement politique dénommé RHDP disparaisse le 16 juillet 2018 et devienne, le même jour, le parti unifié RHDP lors d’une assemblée générale constitutive irrégulièrement convoquée par des responsables politiques du RDR.

 

Ces derniers n’étaient ni qualifiés, ni compétents pour convoquer cette assemblée générale constitutive du 16 juillet 2018.

 

 

Oui !!, cette assemblée générale constitutive du 16 juillet 2018 était irrégulière, car :

-elle n’a pas été convoquée par le Président du Présidium du RHDP que j’étais,

- le projet des statuts du parti unifié prévoyait l’observation d’un délai de 12 à 18 mois, à compter de fin mars 2018 (date d’achèvement des travaux du comité de haut niveau).

Cette période de 12 à 18 mois, se situant entre mars 2019 et septembre 2019, devait permettre à chaque parti politique membre du RHDP de se prononcer définitivement sur son adhésion ou non à ce parti unifié RHDP.

 

Sans attendre la mise en vigueur de cette période, le PDCI-RDA a, au cours de son bureau politique du 17 juin 2018, reporté l’examen des statuts du parti unifié RHDP, après l’élection présidentielle d’octobre 2020 ; car les autres partis politiques membres de la coalition RHDP ont eu à rejeter l’alternance en faveur du soutien à un candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle de 2020 ; et ce conformément à l’appel que j’ai lancé le 17 septembre 2014 à Daoukro.

 

Or, ce soutien, c’est le premier volet de cet appel de Daoukro qui a fait du Président de la République, sortant, Alassane OUATTARA, le candidat unique du RHDP à l’élection présidentielle d’octobre 2015.

 

Malgré ces déconvenues, toujours animé par le souci de préserver l’union des partis membres du groupement politique RHDP, je me suis fait fort de rencontrer le 09 août 2018, en sa résidence, le Président Alassane OUATTARA, devenu Président du parti unifié RHDP.

Cette visite de travail avait pour objet d’avoir la suite de la requête que je lui ai adressée, le 06 juillet 2018, par le biais de Madame Henriette Diabaté, Présidente du RDR et Madame Kandia CAMARA, Secrétaire Générale du RDR.

Cette requête précisait la nécessité de :

-maintenir le groupement politique RHDP en l’état, tel que l’autorise la loi de 1993 sur les partis et groupements politiques ;

-raffermir les liens entre les partis politiques du groupement RHDP en créant au sommet un organe chargé de superviser l’implantation à la base des coordinations locales et de gérer les arbitrages électoraux ;

-permettre à chaque parti politique du groupement RHDP de conserver son autonomie de fonctionnement.

 

Ce jour-là, mon jeune frère, le Président Alassane OUATTARA m’a fait savoir que le parti unifié RHDP était définitivement créé à la date du 16 juillet 2018 et que le groupement politique RHDP était également dissout.

 

Honorables Chefs Traditionnels, voilà l’effort de dialogue que j’ai entrepris, conformément au mandat qui m’a été donné par le bureau politique du PDCI-RDA du 17 juin 2018 pour poursuivre avec mes pairs du groupement politique RHDP le processus de création du parti unifié RHDP.

 

Au regard de cette situation et face aux menaces et autres tentatives de liquidation du PDCI-RDA, par voie judiciaire, au bénéfice du parti unifié RHDP, les membres statutaires des bureaux politiques des 24 septembre 2018 et 08 octobre 2018 et du 6ème congrès extraordinaire du PDCI-RDA ont décidé à l’unanimité que :

- le PDCI-RDA se retire du groupement politique RHDP et du processus de création du parti unifié RHDP,

- le Président du PDCI-RDA engage les négociations avec les acteurs politiques et la société civile pour l’élaboration d’un nouveau pacte social ; et ce à travers la mise en place d’une plateforme, non idéologique, regroupant tous les partis politiques, qui le désirent, et les forces vives de la nation éprises de paix, de justice et d’équité pour une Côte d’Ivoire rassemblée et réconciliée.

Telle est à ce jour, la mission dans laquelle, je ne cesse de m’investir pour la recherche de la paix, de la cohésion et de la stabilité de notre nation.

Honorables Chefs, vous noterez avec moi que je demeure fondamentalement attaché à la recherche de la paix. Vous n’en doutez pas ; à entendre votre porte-parole.

 

Mais, pendant que, par votre médiation, vous me demandez d’amorcer le dialogue avec le Président de la République ; que constatons nous à travers les actes posés en face par les tenants du pouvoir d’Etat. Ils affirment, sans ambages, qu’il n’y a pas de salut en dehors du parti unifié RHDP.

 

C’est pourquoi, ils se permettent tout de leur côté, comme en témoignent :

-les pressions, les chantages et autres menaces exercés sur les cadres du PDCI-RDA et des autres partis politiques ;

-les limogeages injustifiés de certains hauts responsables de l’Administration ivoirienne pour avoir refusé d’adhérer au parti unifié RHDP.

 

Quelle est donc la voie pour entamer un tel dialogue, si la simple liberté d’opinion du citoyen, consacrée par la constitution, n’est plus garantie ?

 

Dans ce contexte où l’on assiste à un recul grave des acquis démocratiques, Je comprends, Honorables Chefs Traditionnels, vos craintes et angoisses par rapport à l’avenir, quand on sait que de simples élections locales en octobre 2018 ont entraîné des violences avec morts d’hommes, des intimidations et menaces exercées sur certains candidats ; en les excluant du jeu démocratique et en les maintenant injustement en exil, tel mon collaborateur, Noël Akossi BENDJO, également votre fils, votre frère.

 

Il est éloigné de sa terre natale, depuis plus d’un an, sans que les résultats de l’enquête annoncée par l’inspection générale d’Etat ne soient connus, à ce jour.

 

Je vous prie de vous engager à œuvrer avec moi activement et effectivement, pour son retour, dans les tous prochains mois, en Côte d’Ivoire. Son retour en Côte d’Ivoire est un droit consacré par la constitution qui interdit le bannissement.

Vous convenez avec moi que le malaise est réel au regard de tous les faits évoqués.

Toutefois, je ne désespère pas.

 

Honorables Chefs, Au nom de la paix et de la nécessaire réconciliation entre les filles et fils de Côte d’Ivoire, je vous renouvelle mon attachement et mon adhésion au dialogue ; qui pour moi demeure « l’arme des forts », tel que nous l’a enseigné le Père fondateur de notre République, Félix Houphouët Boigny.

Mais vu que toutes les inquiétudes découlent des activités du RHDP Parti Unifié, hors duquel il n’y a pas de salut. Que peut-on faire ?

 

Avant de clore mes propos, je voudrais vous remercier pour avoir effectué le déplacement jusqu’à Daoukro pour réaffirmer la portée du dialogue, jamais rompu, entre le Président de la République, Alassane OUATTARA et moi-même.

C’est le dialogue pour la gestion de la gestion de l’Etat et le dialogue pour des élections apaisées, transparentes et crédibles en 2020 qui ne peut prospérer avec le RHDP, Parti Unifié.

 

Enfin, à votre retour, je vous prie d’adresser mes vives et chaleureuses salutations à nos vaillantes et laborieuses populations de vos circonscriptions respectives.

 

Sur ce, je vous souhaite un bon retour dans vos localités et en famille.

 

Je vous remercie.

 

 

Fait à Daoukro, le 30 Avril 2019

 

 

Henri Konan BEDIE

 

Président du PDCI-RDA

 


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