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La décision reviendra au général Gaïd Salah, le patron de l’Armée nationale populaire (ANP), dont le ton vis-à-vis des contestataires a changé en un mois.

 

Si un verbe officiel est décortiqué, pesé au trébuchet, baromètre d’un possible issu à la crise algérienne, c’est bien le sien. Non celui du président Abdelaziz Bouteflika, à peine audible depuis qu’il est lui-même devenu invisible, éloigné de la scène par la maladie. Mais celui du général de corps d’armée Gaïd Salah, patron de l’Armée nationale populaire (ANP), puissant acteur – sinon omnipotent – du jeu politique depuis l’indépendance de 1962.

 

Et chacun de quêter un indice dans l’exégèse. L’armée soutiendra-t-elle jusqu’au bout le chef de l’Etat dans sa volonté de proroger son mandat (le quatrième) au-delà de son expiration légale le 28 avril ? M. Bouteflika a réitéré, lundi 18 mars, son souhait de rester à son poste jusqu’à un nouveau scrutin présidentiel, renvoyé à une date non précisée.

 

Ou l’ANP basculera-t-elle du côté des millions d’Algériens qui ont défilé le 15 mars – ainsi que chaque vendredi depuis trois semaines – pour demander, non plus seulement le retrait de la candidature de M. Bouteflika à un cinquième mandat (obtenu), mais son départ du pouvoir sans délai ainsi que la fin du « système » ? De la réponse à la question dépend l’avenir d’une révolution démocratique au visage inédit et, au-delà, la stabilité du géant d’Afrique du Nord.

 

Que dit donc Gaïd Salah ? Un mélange de formules convenues, puisées dans la rhétorique traditionnelle de l’« armée du peuple », et de discrets signaux témoignant d’un attentisme plus que prudent, a priori éloigné de la ligne répressive que certains avaient initialement pu redouter. Si évolution il y a eu, elle est plutôt dans le sens de la dédramatisation, une posture qui a semblé s’ajuster au fil des jours à la popularité croissante de la cause des protestataires.

« Stratégie de désamorçage »

 

Ainsi le 26 février, quatre jours après le début du mouvement, le chef de l’ANP se montrait menaçant. Il dénonce alors les « appels anonymes douteux » visant à pousser « les égarés vers des issues incertaines et dangereuses ». Le 5 mars, il poursuit dans l’alarmisme en mettant en garde contre le « retour aux douloureuses années de braise ».

 

Il faudra attendre la nouvelle démonstration de force des manifestants, le 8 mars, pour que le ton change. Deux jours après cet acte III de la mobilisation, Gaïd Salah déclare que « l’Algérie est fière de son peuple, et l’armée aussi ».

 

Lundi 18 mars, il a joué encore davantage de l’emphase pour louer – non plus seulement dans l’absolu mais « dans les circonstances actuelles » – le « sens du patriotisme » et le « civisme inégalé » du « peuple algérien ». Détail révélateur, il ne prend même plus la peine de citer le président Bouteflika.

 

Est-ce à dire que l’ANP est train de prendre ses distances avec le chef de l’Etat et son clan ? Vu l’opacité du système de pouvoir algérien, la prudence s’impose.

 

Si modération il y a, souligne le chercheur en sciences politiques Kamal Cheklat, il s’agit avant tout d’une « stratégie de désamorçage ». « Il s’agit de répondre à certaines revendications mais sans changer le système », poursuit-il. Or ce « système », ancré dans la position prééminente de l’armée, remonte à la genèse même de l’indépendance. L’armée de libération nationale (ALN), devenue ensuite ANP, a créé l’Etat algérien, un acte fondateur source d’une tutelle dont le pays ne s’est pas encore vraiment affranchi.

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Rééquilibrage entre civils et militaires

 

Il y a quelque ironie de voir la crise actuelle réinstaller l’armée dans une position d’arbitre, renforçant ainsi de facto son jeu, alors que M. Bouteflika s’enorgueillissait d’avoir rééquilibré les relations entre civils et militaires.

 

Quand il arrive au pouvoir en 1999, adoubé par les « décideurs » (selon le mot convenu) militaires ayant mené la guerre aux groupes islamistes armés lors de la « décennie noire », M. Bouteflika affirme d’emblée qu’il n’est pas une « marionnette » et qu’il n’entend pas être un « trois quarts de président ». La détérioration de l’image de l’ANP, qui avait tiré sur la foule lors du premier « printemps » démocratique de 1988, puis joué un rôle controversé lors de la guerre anti-insurrectionnelle des années 1990, lui facilite la tâche.

 

A partir de 2004, début de son deuxième mandat, le chef de l’Etat conforte son assise, mettant à profit le départ à la retraite de la génération des « décideurs ». L’ANP accepte d’autant mieux ce recalibrage de la relation avec les civils que la charte sur la « réconciliation nationale » interdit d’évoquer les dossiers litigieux de la « décennie noire ».

 

En outre, le contexte post-11-Septembre, qui lui ouvre de nouvelles perspectives de coopération antiterroriste internationale, redore quelque peu son blason aux yeux des capitales occidentales, tandis que la rente pétrolière en plein essor finance sa modernisation. Sur la période 2013-2017, l’Algérie se hisse au septième rang mondial des importateurs d’équipements militaires et le budget de l’armée s’élève à 5,7 % du produit intérieur brut (PIB), un taux parmi les plus élevés de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

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La « normalisation » de la relation entre civils et militaires va franchir un nouveau seuil en 2015, quand la présidence de Bouteflika s’emploie à réduire le département du renseignement et de la sécurité (DRS), les tout-puissants services secrets de l’armée, véritable Etat dans l’Etat. A l’automne, le général Mohamed Médiène, dit « Toufik », qui a régné sur le renseignement militaire – et donc politique – pendant un quart de siècle, est poussé à la retraite. Et début 2016, le DRS est dissous pour laisser place à une nouvelle entité, le département de surveillance et de sécurité, placé sous la tutelle de la présidence.

 

Tout au long de l’année 2018, la purge s’approfondit dans l’armée et la gendarmerie – ainsi que dans la police –, dans la foulée de la découverte au large d’Oran d’un cargo empli de 700 kg de cocaïne, prétexte à une épuration sans précédent dans l’Algérie indépendante.

« Ligne rouge »

 

Le général Gaïd Salah, nommé à la tête de l’ANP en 2004, supervise ce vaste remaniement de l’appareil sécuritaire. Toutefois, la redéfinition du lien entre l’armée et les civils ne signifie nullement qu’elle perd la main. « L’ANP reste la gardienne du temple des valeurs nationales, souligne Flavien Bourrat, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (Irsem). Elle se place désormais en retrait mais avec, en filigrane, l’idée qu’elle se réinvestirait dans le politique si le pouvoir franchissait la ligne rouge. »

 

Cette « ligne rouge », c’est la relation avec le Maroc et les visées de l’islamisme sur l’Etat. Ou éventuellement l’aggravation d’une crise de succession déjà bien engagée en coulisses avant qu’elle n’éclate au grand jour il y a trois semaines.

 

« La latence de la crise rend possible la réactualisation des prétentions tutélaires des hauts gradés, qui sont régulièrement évoqués comme des recours par les hommes politiques, y compris par des opposants », écrit le chercheur Thomas Serres, dans son ouvrage L’Algérie face à la catastrophe suspendue (IRMC-Karthala, 312 pages, 28 euros).

 

Là se noue le paradoxe de la crise actuelle, où la protestation appelle à « dégager le système », tout en cherchant à accommoder l’armée, pourtant pilier du même système. « Armée et peuple, frères », scandent nombre de manifestants. « La contradiction s’explique par le souci des manifestants de se protéger, de ne pas être pris en otage, décrypte Amel Boubekeur, chercheuse à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Et évidemment, l’armée est très heureuse que ce tabou algérien continue de fonctionner. »

Avec le Monde Afrique

 

 


Abidjan, 24 mars 2019 ( SudMedias)- De nouvelles unités ont été rendue publiques vendredi au sein de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.

Il s’agit d’une force d’élite contre la criminalité rurale. Cette unité qui s’occupera du phénomène des coupeurs de routes et de l’orpaillage clandestin sera l’affaire du colonel Coulibaly Djomonhoulé.

Les écoles de gendarmerie sont également mises sous un seul commandement. Et c’est au Colonel Etté Djadji Georges, qu’il revient la charge de le diriger.

Depuis vendredi, les commandements de la gendarmerie territoriale et de la gendarmerie mobile changent de tête. A la tête de première, le colonel Yéo Ousmane, a reçu le drapeau du général Apalo Touré. Lequel venait de le recevoir des mains du colonel Déli Florent. Désormais, c’est au colonel Yéo que revient la charge de la gendarmerie territoriale. Cette unité est en effet la plus représentée sur le territoire national. Elle assure la quasi-totalité des missions dévolue à l’arme. Notamment la police judiciaire, la police administrative, y compris la police militaire. Quant à la gendarmerie mobile, c’est au lieutenant-colonel Koné Souna que la charge a été confiée. Cette force militaire, dont le colonel Patrick Alexandre venait de ‘‘libéré le tablier’’ est spécialisée dans le maintien de l’ordre. Les unités spécialisées de la gendarmerie ont été confié au colonel Bassanté Badra Ali, qui remplace le colonel Abé Séka.

Dénis Traoré


Le « Monde Afrique » propose une minisérie sur ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest engagé dans d’importantes réformes depuis 2017.

 

C’est un petit Etat oublié de la France, qui n’avait jamais reçu un président français avant la visite d’Emmanuel Macron, en décembre 2017. Une terre anglophone dans une Afrique de l’Ouest très francophone. Coincé entre Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Togo, dans le golfe de Guinée, le Ghana joue sa différence avec ses grands voisins tout en restant inscrit dans la Francophonie et, à ce titre, associé à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2006.

 

Epargné pour l’heure par le terrorisme, qui frappe régulièrement de l’autre côté de ses frontières, le pays sent pourtant la menace à ses portes. Surtout depuis l’attentat qui, le 16 février, a coûté la vie à un prêtre espagnol et à quatre douaniers burkinabés tout près de son territoire, dans sa zone de jonction avec le Burkina et le Togo. La menace s’est suffisamment rapprochée pour que le chef de l’Etat, Nana Akufo-Addo, rappelle la veille de ce drame, lors d’un entretien accordé à l’émission « Internationales » sur TV5 Monde auquel participait Le Monde, que « la menace terroriste sur l’Afrique occidentale est le plus gros défi que nous avons dans toute la région ». Et, s’il fallait en citer un deuxième, ce serait l’économie.

Lire aussi Nana Akufo-Addo : « Le Ghana doit fabriquer ce qu’il consomme »

 

Depuis 2010, ce pays de 24 millions d’habitants vit à l’heure des hydrocarbures. Le champ pétrolier du Jubilee, découvert alors permet déjà des rentrées en devises suffisantes pour que le Ghana affiche en 2018 un taux de croissance de 6,2 %. Le record du continent. S’il a aujourd’hui de l’argent frais, il revient pourtant de loin et traîne encore un service de la dette qui lui dévore la moitié de sa richesse. Proche de la banqueroute, le petit Etat avait en effet dû faire appel au Fonds monétaire international (FMI) en 2015 pour un emprunt frôlant le milliard de dollars. Aujourd’hui, la dette est remboursée et le chef de l’Etat a fièrement annoncé en décembre 2017 qu’il se débrouillerait dorénavant sans cette aide, flattant au passage la fierté nationale.

Une usine par district

 

Son pays vend beaucoup les richesses de son sous-sol et de son sol : pétrole, or et cacao. Mais, derrière ses indicateurs positifs, il n’a pas vraiment achevé sa mue, et la construction d’une économie de la transformation de ses matières premières reste à parfaire, comme le rappelle le spécialiste des matières premières, Benjamin Augé, de l’Institut français des relations internationales (Ifri) : « Ce pays n’a pas vraiment pris le virage rendu pourtant possible par ces rentrées en devises. » Un point que le chercheur juge même inquiétant pour les temps à venir et pour la pérennité de la croissance.

 

Trop peu d’industrie, trop d’exportations de produits non transformés : le chef de l’Etat connaît ces tares et s’est attelé au sujet depuis son élection, en janvier 2017.

Episode 1 Au Ghana, les écoles privées à bas coût se multiplient

 

Il compte sur l’industrie étrangère pour construire des usines dans son pays qui bénéficie d’une population relativement bien formée. Et les Chinois, très présents, ont aussi entendu la demande et la volonté présidentielle de mettre en œuvre son programme de candidat qui proposait d’ouvrir une usine par district pour offrir des emplois à sa population largement sans travail. Aujourd’hui, 80 structures ont vu le jour dans ce cadre. On est encore très loin des promesses, mais la construction de ce tissu industriel avance et pourrait être boostée par des initiatives de « revenants ».

 

Le président Akufo-Addo a en effet décrété 2019 l’année du retour de la diaspora, pour bénéficier des bras et des cerveaux de cette jeunesse qui a connu l’hémisphère Nord et été pour beaucoup formée dans les universités américaines. Après l’inscription du Fort de Cape Coast au Patrimoine mondial de l’Unesco, le Ghana est en effet devenu l’un des lieux de mémoire importants de la traite négrière, et à ce titre, aussi, un lieu de retour.

Reste que pendant que le pays se raconte cette histoire faite de success stories, de retours et de croissance, une partie de la population traîne, elle, bien loin derrière. Un quart des Ghanéens vit en effet au-dessous du seuil de pauvreté et le pays a été épinglé par l’ONU pour ne consacrer que 1,4 % de sa richesse à la protection sociale. Moins que ses voisins. Même si ces dépenses augmentent peu à peu, Nana Akufo-Ado, reste d’inspiration très libérale et mise davantage sur le développement de l’esprit d’entreprise que sur l’avènement d’un Etat-providence. Le Monde Afrique propose une mini-série pour appréhender la marche prometteuse du pays.

Le Monde Afrique

 


Abidjan, 23 mars 2019 (SudMedias)-La Fondation Servir de Mme Henriette Konan Bédié s’est déroulé dans la nuit du samedi au dimanche à Abidjan.

Cette rencontre a mobilisé plusieurs personnalités dont Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Depuis plus de dix ans, l’ONG Servir organise annuellement un dîner de gala pour mobiliser 5 milliards de FCFA en faveur de la construction d’un Centre d’hémodialyse et de greffe de rein à Abidjan.

Composé de blocs de formation, de consultation, de salles de dialyse, d’opération, de greffes rénales et de laboratoires, ce Centre est construit à Attécoubé, commune située dans l’Ouest d’Abidjan où La première pierre a été posée le 24 octobre 2011.

Tani O.


Le 20 mars 2019, il avait quitté la salle des Banquets de Ouaga 2000, où se déroule le procès du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, en signe de protestation contre les éléments sonores que le parquet militaire s’apprêtait à diffuser comme pièces à conviction. Me Dieudonné Bonkoungou, avocat du général Djibrill Bassolet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous a accordé une interview, hier 21 mars dans son cabinet, pour nous expliquer davantage les raisons qui fondent cet acte. Au regard des arguments juridiques qu’il a invoqués par rapport à ces pièces querellées, il s’est dit convaincu et a même foi que le tribunal finira par les écarter de la procédure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avez-vous des nouvelles de votre client depuis qu’il a été évacué ?

 

 

 

Le général Djibrill Bassolet suit son traitement et nous prions Dieu pour que tout se passe bien et qu’il nous revienne en bonne santé. Je ne peux pas vous donner un état médical de sa santé mais s’il a été évacué c’est que sa maladie est d’une certaine gravité. Toujours est-il que les soins aussi suivent leur cours et que tous nos souhaits, nos pensées pieuses l’accompagnent pour un prompt rétablissement.

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez claqué la porte mercredi dernier à l’audience, qu’est-ce qui justifie un tel acte ?

 

 

 

Claquer la porte c’est trop dire. J’ai quitté l’audience après avoir indiqué ma position depuis avant-hier d’ailleurs (ndlr : mardi 19 mars 2019). J’ai indiqué qu’à notre sens, les éléments sonores qui étaient présentés n’avaient pas lieu d’être. Depuis l’instruction du dossier, nous avons soutenu que cette pièce ne répond pas au standard du droit, pour être un peu souple dans ma façon de m’exprimer. Sinon cette ‘’pièce à conviction’’ dont on ne sait d’où elle vient viole manifestement les droits de la défense, le principe du contradictoire, en dehors du fait qu’elle-même pose un problème de respect des droits fondamentaux de notre client. C’est-à-dire les droits prévus et garantis par la Constitution burkinabè, le Pacte international des droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Même les textes qui ont été visés comme ayant permis ‘’l’interception’’ des voix des accusés interdisent cette opération. Quand on ramène les choses aux dispositions du droit interne, il y a non seulement le texte qui porte réglementation des télécommunications (2008) mais aussi le Code pénal qui est clair à ce sujet ; il interdit toute interception. Cela est d’autant plus vrai qu’en 2017, le législateur a cru bon, voyant que le vide est constitué et mis en évidence par cette procédure, de légiférer en la matière en prévoyant des dispositions claires et précises visant à encadrer la manière d’intercepter des communications aux fins d’exploitation dans une procédure judiciaire pénale. 

 

 

 

 

 

 

 

Me, n’est-ce pas un effet de manche comme les avocats savent si bien le faire dans ce genre de procès ? Beaucoup ont déjà écouté ces éléments sonores qui font polémiques et y croient dur comme fer. 

 

 

 

C’est l’aspect pernicieux de cette pièce. Il vous souviendra qu’avant même qu’elle n’ait été versée au dossier, ce sont les réseaux sociaux et Internet qui en ont fait la diffusion. Pourquoi ? C’était tout simplement pour cerner l’opinion publique. Ce n’est pas un effet de manche.  J’ai toujours dit depuis le début de cette affaire qu’il ne s’agit pas que de monsieur Bassolet et d’autres personnes même s’il est la figure emblématique. Il s’agit, en réalité, de nous tous, du citoyen lambda. Ce sont des principes que nous défendons. Aujourd’hui, il s’agit  de plusieurs accusés qui sont stigmatisés et poursuivis par une procédure biaisée dès le départ par les vainqueurs du moment, mais demain ça pourrait être quelqu’un d’autre. 

 

 

 

 

 

 

 

Votre départ de la salle n’a tout de même pas empêché les auditions de se faire. Les absents n’ont-ils pas toujours tort comme on le dit ?

 

 

 

C’est vrai: si être absent à cette audience parce que je ne commenterai pas ce que je critique et condamne me donnera tort, je pense que ma présence, alors que mon client est absent, ma participation aux débats sur la pièce, me donnerait davantage tort. Non seulement cela m’amènerait à me renier, à renier les principes que j’ai évoqués qui sont des principes bien installés et indiscutables en droit mais aussi on ne me comprendrait plus finalement.

 

 

 

 

 

 

 

Dans les débats, le parquet a voulu savoir ce qui fait trembler Me Bonkoungou par rapport à cette pièce. Craigniez-vous que les éléments sonores qui allaient être diffusés vous mettent mal à l’aise ?

 

 

 

Rires…Ce n’est pas la première fois que cette expression est ressortie. La première personne à avoir demandé qui tremble dans cette procédure, c’est moi. J'ai demandé au parquet militaire et aux avocats des parties civiles pourquoi ils tremblent lorsque nous posons des questions au témoin. Il s’agissait notamment de l’expert Younoussa Sanfo. C’est une réplique mais rien ne me fait trembler, absolument rien. De toutes les façons si le débat est de droit et strictement de droit, je n’ai rien à craindre. Mais nous savons que ce n’est pas le cas.

 

 

 

Autrement dit…

 

 

 

On a prétendu depuis le début de cette affaire que les écoutes ont été interceptées par les OPJ (Officiers de police judiciaire).  On s’est rendu compte que ça ne peut pas prospérer et le flou a été entretenu sur l’origine, le mode d’interception ou encore l’acquisition de ces écoutes. Finalement, alors qu’on nous a dit initialement que ce sont les OPJ qui les ont acquises lors de leurs enquêtes, et après avoir gardé le silence sur les lettres dans lesquelles nous avons interrogé expressément le juge d’instruction à ce sujet, ce même juge écrit un e-mail clandestinement à l’expert allemand (ndlr : Herman KÜNZEL) pour lui dire que ces écoutes proviendraient des renseignements nationaux. Nous sommes alors partis de cette hypothèse au niveau de la chambre du contrôle de l’instruction, nous avons débattu.  Le juge a raisonné sur cette base mais le patron des renseignements nationaux, en son temps, est venu dire qu’ils n’ont jamais procédé à des écoutes. 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, qu’est-ce que vous contestez au juste : la façon dont ces éléments sonores ont été obtenus, le contenu ou l’authenticité de ces écoutes ?

 

 

 

En droit, on dit que la forme tient le fond en l’état. Une preuve, pour être utilisable, doit répondre à des formes, surtout quand la loi est spécifique sur la forme d’acquisition de la preuve en question. Par exemple si vous attrapez quelqu’un, vous le torturez, ou sous condition de menaces, vous obtenez un document, des signatures qui vont vous servir en justice, s’il arrive à établir que vous les avez obtenus par des moyens interdits, le juge les écarte, cela ne souffre aucun débat. Pour ce qui concerne les éléments sonores de cette procédure, vous verrez sur les réseaux sociaux, s’ils ne les ont pas décantés maintenant, que sur une même bande, il y a plusieurs versions. Cette bande a circulé dans la nature et le juge n’en était pas informé. C’est simplement à partir du 12 novembre 2015 qu’elle a été diffusée sur les réseaux sociaux et dans le dossier, le juge l’a reçue  le 16 novembre sous ‘’scellé’’, transmis par un P-V de gendarmerie, lui-même daté du 13 novembre. Il n’a été ouvert qu’au mois d’octobre 2016, au moment de la commission de l’expert.

 

 

 

Notre expertise a dit que ce n’est pas la nature de la bande qui va déterminer, en tout cas que c’est une interception téléphonique. L’expert allemand l’a également dit mais que ce sont des communications qui ont été interceptées. Sur son authenticité, les avis sont partagés, il y a deux experts qui se contredisent là-dessus. On nous demande pourquoi nous n’avons pas fait de contre-expertise ? Le problème de ce dossier est qu’il est beaucoup technique sur bon nombre de points, quand nous parlons, les gens sont perdus mais pourquoi demander une contre-expertise sur quelque chose qui n’est pas valable ? Je ne parle pas des écoutes mais de l’expertise de l’allemand en elle-même. C’est un travail nul, il y a beaucoup de choses de ce genre qui ont été sauvées par la procédure. Autant on nous dit que nous sommes en train de trembler parce qu’on se réfugie dans des questions de procédures, autant l’ensemble du dossier est sauvé par des artifices de procédures sinon c’est un dossier complètement nul et vide. L’expert fait son travail sur la base d’une commission du juge qui lui a transmis une clé qui contiendrait des éléments sonores. Cet expert, avant toute mission, dit ce qu’il ne peut pas faire sur certains aspects qu’il cite et recommande de voir son collègue américain. Pour convaincre le juge d’avoir recours à  cette personne, il joint des références, des travaux que celle-ci a eu à faire, un fascicule d’une trentaine ou quarantaine de pages. Mais le juge lui répond en disant que c’est lui qui a été saisi et qu’il doit continuer. Il fait donc le travail et dépose des conclusions ouvrant sur des questions. Il dit que c’est authentique mais s’il y a des questions spécifiques, il faut qu’il investigue davantage sur ces aspects. Par la suite, quand nous avons fait des critiques sur ce travail, le juge a développé une correspondance avec lui et l’a amené à corriger son job en prenant nos critiques en compte. De manière simple, c’est comme si vous partez à un examen, vous finissez de composer, on corrige votre devoir, et on vous appelle pour vous donner le corrigé afin que vous puissiez l’intégrer dans votre travail, ce n’est pas plus que cela.

 

 

 

En dehors de la critique faite à ce travail, ce qui fait la valeur d’une expertise judiciaire, c’est que l’expert répond à des formes obligées par la loi et celles-ci garantissent la valeur du travail. Le juge avant d’entrer en fonction prête serment, ce qui garantit la valeur de son travail. Il en est de même pour l’expert, mais celui-là ne prête pas serment et il ne finit pas son travail. La même question a été posée à l’expert Younoussa Sanfo qui, lui, a prêté serment mais pas ceux qui l’ont aidé. Ils se sont assis à cinq et lui, il a réparti le travail alors que le juge ne l’a pas signifié, le travail a été confié à deux personnes, c’était la même mission. Mais vous verrez que non seulement la seconde n’a pas prêté serment, mais il s’est aussi adjoint trois autres personnes qui ne le font pas non plus. Ce sont elles qui ont extrait les éléments afin que Younoussa Sanfo puisse travailler. A la fin tout le monde signe le document, c’est pourquoi nous avons dit que le rapport tel que corrigé et remis au dossier est un faux. Pourquoi donc au-delà de tout cela, nous allons nous évertuer à demander une contre-expertise, d’autant plus qu’il a été dit que ce ne sont pas des interceptions téléphoniques ? Le même expert allemand nous a dit qu’on ne peut pas de manière stricte, sur le plan scientifique, affirmer que c’est authentique, c’est écrit noir sur blanc.

 

 

 

Pour finir, on se connaît, on parle, quelqu’un peut reconnaître la voix de Me Bonkoungou mais devant le juge si la voix de l’intéressé est en cause, il faut qu’on expertise pour le prouver, mais nous n’avons pas une telle expertise.  

 

 

 

 

 

 

 

Ces voix sont pourtant vraisemblables…

 

 

 

Aujourd’hui on peut prendre la voix de n’importe qui pour en faire un film ou une chanson. Ce sont des choses possibles. N’ayant pas été dans la salle d’audience hier (ndlr : le 20 mars), il m’est parvenu qu’il y aurait un laboratoire au quartier Petit Paris où il y aurait eu un travail d’ajustement pour obtenir des éléments. Ces écoutes-là, nous, nous imaginons d’où elles viennent. Pour vous mettre sur la piste du tripatouillage et des manipulations, il vous souviendra que le premier Conseil des ministres après le coup d’Etat, c’était le 25 septembre. Devant le juge, des témoins, sans que nous ne soyons à ces auditions, ont déclaré qu’après le Conseil des ministres, il y a eu une cellule de crise qui a été mise en place par le président Michel Kafando. Cette cellule était constituée de quelques membres et chapeautée par l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida. A l’occasion d’une réunion tenue après ce Conseil du 25 septembre, la cellule a écouté les voix des généraux Bassolet, Diendéré et d’autres personnes et c’est ce qui les a convaincus qu’il y avait des appuis extérieurs. C’est pourquoi nous avons toujours demandé au parquet de nous dater les écoutes. Avec le juge d’instruction lorsqu’il était question d’expertise, il nous a été sorti que l’écoute phare du dossier, celle de Djibrill Bassolet, date du 27 septembre. Nous avons alors écrit au juge pour lui demander des explications par rapport à cela. Nous lui avons adressé une série de questions que nous souhaitions voir  poser à des témoins, membres de la cellule. Mais jusqu’à ce jour, rien n’a été fait dans ce sens.

 

 

 

Ces témoins ne sont donc pas passés à la barre ?

 

 

 

Ce sont plutôt des gens qui se sont constitués parties civiles. C’était principalement Nébila Amadou Yaro (ndlr : ministre du Développement  l’économie numérique et des Postes sous la Transition) et Salifou Dembélé (ndlr : ministre de la Jeunesse d’alors). Eux, ils ont osé en parler mais Zida  n’en a  pas pipé mot alors que c’est lui qui a fait écouter les voix à cette réunion. Passant devant le juge, ils se sont bien gardés de répondre à nos sollicitations. Il y a quelque chose donc qu’on nous cache. Ce n’est pas seulement la forme des écoutes que nous contestons, c’est aussi leur intégrité que nous pointons du doigt. Qui parle d’intégrité parle d’authenticité, de légalité et aussi de l’usage qu’on en a fait. Ce qu’on a voulu c’est que la procédure soit être respectée pour dire au moins que même si les éléments ne sont pas tellement clairs, un travail allait être fait afin qu’ils soient utilisables mais rien n’y fit.

 

 

 

 

 

 

 

D’aucuns disent que ce seraient les Américains qui seraient derrière ces écoutes. On entend par exemple que les libellés sont en anglais. Qu’en dites-vous ?

 

 

 

Ce sont des choses que nous entendons aussi. Nous avons posé la question au juge pour comprendre pourquoi des éléments ne sont pas titrés en français, qui est pourtant la langue officielle de notre pays. D’autant plus qu’on a dit qu’ils ont été opérés par les renseignements nationaux. Quand le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba (ndlr : témoin) est passé à la barre, des gens ont dit qu’il est venu confirmer des propos. Mais la première des choses qu’il a eu à dire c’est que, ce qu’il a entendu devant le juge n’est pas ce qu’il a entendu à la barre, concernant notamment des retranscriptions lues par le parquet. J’ai insisté pour qu’il nous dise s’il a oublié certains propos ou pas mais il a maintenu qu’il n’a pas oublié. Il a même ajouté que lors d’un appel qui date aussi du 27 septembre, où il y avait un témoin devant lui, il a hésité. Mais lorsqu’on prend l’écoute en question, il n’y a pas d’hésitation. C’est pour dire, par exemple, que ce n’est une conversation qui vient de Bassolet.

 

 

 

Dans tous les cas, que ces écoutes aient été réalisées par des Américains, c’est d’abord illégal. Ensuite, cela ne garantit pas l’absence de manipulations. Les Etats-Unis ne sont pas dans ce procès, ils ne sont pas venus dire qu’ils sont concernés par l’affaire et que par conséquent ils ont des éléments à verser dans les dossiers. Voilà qui ne garantit aucune authenticité de ce que l’on nous présente. Je rappelle aussi que Djibrill Bassolet n’est d’ailleurs pas le seul à contester l’authenticité des écoutes.

 

 

 

Selon vous, comment ces écoutes devaient être réalisées ?

 

 

 

C’est aberrant que de demander l’avis de la personne mise sur écoute. C’est le bon sens ! Et c’est pour cela qu’il faut suivre une procédure. Non seulement vous ne pouvez pas procéder à des écoutes sans demander au juge qui, lui, doit délivrer une autorisation. A ce sujet, on nous a répondu qu’en l’état, ce sont les renseignements nationaux qui ont réalisé les écoutes. Mais il s’avère qu’au moment où se tenaient ces débats, il n’y avait pas de textes qui encadraient les services de renseignements en la matière. Ils pouvaient écouter qui ils voulaient, comme ils voulaient. En son temps aussi, le Code pénal pouvait être interprété comme on voulait pour être en phase avec la loi, pour obtenir un travail qui ne soit pas critiquable. Le Code dit que le juge pose tous les actes nécessaires, conformément à la loi pour la manifestation de la vérité. Si c’est le juge qui avait été saisi et que c’est lui qui avait ordonné des écoutes, d’abord, il n’allait pas y avoir ces questions de voix non authentiques. Ensuite, on n’aurait pas à polémiquer actuellement sur des questions d’atteinte à la vie privée. Enfin, il n’y aurait pas eu de fuites sur les réseaux sociaux. Le juge aurait sans doute pris le soin de prendre les éléments tels que la procédure l’a conduit à les obtenir, il allait les regarder, dresser un procès-verbal, enlever ce qui n’est pas à utiliser, garder ce qui relève de l’affaire, procéder à des retranscriptions, à des traductions s’il y a lieu, et c’est ça qu’on oppose à l’intéressé. Et cela  pour dire : ‘’voilà, moi, juge d’instruction, étant donné les faits qui m’étaient rapportés et pour lesquels j’ai ouvert une procédure, bien qu’il n’y ait pas texte spécifique sur la question, je tiens de la loi le pouvoir de faire en sorte que la lumière soit faite sur ce dossier et voilà de ma compréhension ce que j’ai fait, en me fondant sur tel texte ou tel autre’’. Et si dans ce cas le mis en cause conteste, c’est lui qui demande une expertise. Le juge n’aurait pas demandé dans ce dossier à l’expert de lui dire quelles sont les dates des écoutes, les heures, comment elles ont été obtenues, etc. Le juge a posé ces questions à l’expert, qui a dit qu’il ne pouvait pas y répondre tout en suggérant de faire recours à un agent des postes et  des télécommunications.

 

 

 

Certes on ne prévient pas l’intéressé, mais si on avait réalisé les écoutes dans les règles de l’art, on ne serait pas là à tergiverser. Jusqu’à présent je crois, et j’ai une certaine foi, que le tribunal va finalement écarter ces éléments sonores. Maintenant les effets dévastateurs que ça aura produits, c’est politique, entre guillemets, et on n’y peut rien. Je ne perds donc pas espoir que le juge tiendra compte de tout cela.

 

 

 

 

 

 

 

Toujours à l’audience du 20 mars, il a été fait cas d’une plainte que votre client a déposée au niveau de la Cours de justice de la CEDEAO, parlant d’atteinte à sa vie privée. Qu’est-ce qu’il en est au juste et qu’espérez-vous ?

 

 

 

C’est un recours effectivement qui a été fait, qui suit son cours et qui connaîtra une décision, si tout va bien, le 26 de ce mois. Ce que nous espérons de cette juridiction de la CEDEAO, c’est de constater que dans un Etat de droit, démocratique, quelle que soit la gravité de l’infraction, l’autorité poursuivante ne peut pas s’autoriser à violer la loi. S’agissant des écoutes, dont on ne connaît pas l’origine, dont l’authenticité est douteuse et remise en cause, j’attends de la Cour qu’elle dise que les droits fondamentaux de Monsieur Bassolet ont été violés.

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce cas, quel est l’impact que la décision attendue peut avoir sur le cours du procès ?

 

 

 

Le juge pourrait en tenir compte. Et il devrait normalement en tenir compte. Je dis ‘’pourrait’’ parce que je sais que tout ne coule pas de source. On a tous entendu Michel Kafando lorsqu’il a dit que l’Etat burkinabè n’est pas un Etat voyou et qu’ils allaient bien se plier à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Mais il n’en a rien fait ! Il était pourtant le premier magistrat de ce pays en son temps. Si la Cour nous donne raison, étant donné que c’est l’Etat burkinabè qui aurait été condamné, ou qui aura été pris en flagrant délit de violation d’une décision qui lui est applicable, il est clair que toutes les institutions du Burkina qui sont intéressées par les aspects de cette décision vont leur donner effet.

 

 

 

 Vous êtes confiant ?

 

 

 

Je suis confiant. Confiant parce que les éléments sont constants. Et même que l’Etat burkinabè soutient devant cette Cour qu’il a violé les droits fondamentaux de Monsieur Bassolet sous prétexte que c’était une nécessité. C’est l’argument de défense des avocats de l’Etat. A partir du moment où ils reconnaissent que les droits ont été violés mais que c’est justifié, il faudra que le juge regarde si la justification de cette violation invoquée par l’Etat est pertinente ou pas.

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant que vous êtes parti, comptez-vous revenir en salle d’audience ou le procès est fini pour vous ?

 

 

 

Le procès n’est pas fini pour moi. Cela revient à poser encore la question de savoir pourquoi je tremble. Je ne tremble pas. Il y a simplement des choses que je ne fais pas. Je ne vais pas légaliser ou valider des choses que je conteste. Cela ne veut pas dire que j’abandonne le combat. Pour reprendre une expression utilisée par le parquet et la défense, je n’accepte pas les coups en dessous de la ceinture et je n’en donne pas. Si je peux me soustraire à des coups en dessous de la ceinture, je vais me soustraire. Nous sommes toujours dans ce procès. Des oreilles avisées, en écoutant ce qui se passe, donneront raison à notre absence.

 

 

 

Peut-on s’attendre donc à voir Me Bonkoungou à l’audience de ce vendredi ou très prochainement ?

 

 

 

Pas avant que cette partie de la présentation des éléments sonores ne soit épuisée. J’aurais aimé peut-être venir écouter l’expert Younoussa Sanfo lundi, lui qui dit à propos des pièces que je suis le roi de l’amalgame. Oui d’accord, mais ce ne sont pas des choses que j’ai inventées,  ce sont des éléments qu’eux-mêmes  ont concoctés. J’aurais aimé revenir l’écouter encore une fois. Sait-on jamais! Si je suis en bonne santé, au regard de l’état de la procédure, peut-être que je serai là.

Aboubacar Dermé

Bernard Kaboré

Source : lobservateur.fr


Abidjan, 22 mars 2019 (SudMedias)-Parti rencontrer Laurent Gbagbo à Bruxelles, Pascal Affi N’Guessan n’a pu voir son ancien patron, sorti de prison après un procès de sept ans à la Cour pénale internationale (CPI).

Le président légal du Front populaire ivoirien (FPI) s’est vu soumettre une condition préalable à toute rencontre avec le fondateur du parti.

« L'entretien avec le président Gbagbo devait se dérouler en présence de M. Assoa Adou. J’ai fait escale à Paris pour que M. Acka et moi fassions chemin ensemble. À ma grande surprise, à mon arrivée à Paris,  M. Acka Emmanuel me fait comprendre que le président Gbagbo exige avant de me recevoir que je fasse, au préalable, une déclaration sur Radio France internationale (RFI). Le journaliste Norbert Navaro m'attendait pour celle-ci.

J'ai trouvé l'esprit de cette déclaration, son contexte et son contenu méprisant, insultant et contraire à l'esprit de réconciliation et d'unité du parti qui m'anime. En conséquence, j'ai refusé, j'ai dit "NON" », a expliqué Pascal Affi N’Guessan dans un communiqué annonçant son retour à Abidjan après l’échec du rendez-vous humiliant.

Dénis Traoré


Abidjan, 20 mars 2019 (SudMedias)- Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi, l’ouverture du capital de la Banque nationale d’investissement (BNI) aux acteurs « du secteur public autre que l’Etat ».  Selon Sidi Touré, 485 885 nouvelles actions ont été réservées à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) au prix de 41 162 FCFA par action. « Cette opération permettra d’augmenter le capital de cet établissement de crédit pour un montant de 20 milliards de FCFA et corrélativement de se conformer aux normes bancaires au sein de l’espace Uemoa », a-t-il justifié… Au total, ce sont un projet de loi, quatre décret et neuf communications qui ont sanctionné cette rencontre hebdomadaire présidée par le président de la République, Alassane Ouattara.

Dénis T’raoré

 


Korhogo, 19 mars 2019 (SudMedias)-Le vendredi 15 mars 2018, le ministre des Transports, Amadou Koné, a offert 1000 casques aux motocyclistes des villes de Korhogo (800) et de Boundiali (200). La remise officielle de cet important lot a eu lieu à la mairie de Korhogo. C’était en présence du maire Lazani Coulibaly, qui a réceptionné le don, avant de procéder à la distribution.

Représentant son collègue du transport, le ministre de la Fonction publique, Issa Coulibaly, a précisé que ‘’cette remise de don de casques s’inscrit dans le cadre de la campagne sur la sécurité routière. Elle vise particulièrement les propriétaires d’engins à deux et trois roues’’. Il a justifié que ‘’ la campagne de sensibilisation lancée par le premier responsable du Transport, fait suite aux nombreux cas d’accidents, souvent mortels, impliquant les motocyclistes dans la région’’.

« Tout le monde sait que chez nous, les engins à deux ou trois roues constituent pour la masse le moyen essentiel de transport. Malheureusement le casque n’est pas porté. Et c’est souvent des vies humaines que nous perdons en cas d’accident pour un simple geste. Celui de porter le casque. Voilà pourquoi nous avons initié cette campagne de sensibilisation pour le port du casque pour sauver des vies humaines », a révélé Issa Coulibaly.

Un geste apprécié à sa juste valeur par le premier responsable de la commune. « Ce don arrivent à point nommé. Car il y a quelques mois de cela, nous avons commencé à sensibiliser les usagers des motos et des tricycles sur le port du casque. Dans la ville de Korhogo, les accidents de la route sont fréquents. Et ceux qui ne portaient pas de casque étaient les plus touchés. Quand ils ne meurent pas sur place, ils en sortaient avec un traumatisme a vie. Nous disons merci au ministre Amadou Koné.

 Mais également au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. En effet selon les statistiques fournies par le groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) à Korhogo, l’on constate que le nombre de décès suite aux accidents de moto a considérablement diminué l’année dernière. Et cela suite à une opération de sensibilisation, doublée de distribution gratuite de 1000 casques. Ce don du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, était spécialement destiné aux conducteurs de mototaxis.

De 69 morts enregistrés l’année 2017, les services du GSPM ont enregistrés que 49 cas en 2018. Soit une moyenne de 3 cas de décès par semaine due aux engins à deux et trois roues. « Nous sommes dans une phase de sensibilisation. Elle prendra le temps qu’il faudra. Mais il arrivera un temps où il faudra passer à la phase répressive. Avant d’en arriver là, nous lançons cet appel à nos parents pour que le casque soit leur compagnon une fois qu’ils sont sur les engins. Que nos frères, nos jeunes, nos femmes, nos mamans songent à porter le casque. Ce simple geste peut sauver des vies. C’est pour leur vie le casque, et non pour le gendarme, ni pour le policier. Mais c’est essentiellement pour la vie de celui qui est sur l’engin », a souligné Issa Coulibaly. En plus des bénéficiaires, étaient également présent a cette cérémonie,  le 1er adjoint au maire Sorho Emile, le directeur des services extérieurs de la Présidence de la République, Amadou Coulibaly dit Am’S, et le 6ème adjoint Jean-Claude Yéo.

CT


Boundiali, 18 mars 2018 (SudMedias)-En marge de sa participation à l’investiture du maire Marietou Koné, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdallah Toikeusse Mabri s’est rendu dans la Sous-préfecture de Sédiogo dans le département de Boundiali pour l’inauguration de la maison de la chefferie qu'il a offert avec tout l'équipement à cette localité.

 

Ce fut aussi l’occasion pour le Ministre d'apprécier le projet communautaire du collège de proximité dont les travaux piétinent pour des raisons diverses. Il a rassuré la population de son engagement à plaider auprès du Premier Ministre ainsi qu'auprès de sa collègue de l'Education Nationale, afin d'aider à achever la construction du collège. Car pour lui « c’est bien plus qu’un devoir pour nous dirigeants d’apporter quiétude et développement dans chaque foyer du pays, et c’est ce que font le Président Ouattara et tout le gouvernement »

 

Au nom des populations, le Sous-Préfet a salué le geste de développement et de civisme du président de l’Union pour la démocratie et la paix (Udpci). Il a exhorté les populations à faire bon usage de l’infrastructure mise à leur disposition.

 

Il est à noter que c'est la première fois que la jeune Sous-préfecture de Sediogo accueille un Ministre de la République.

 

Awa Tee


« Les défis à relever par le nouveau maire que je suis sont nombreux Au rang des priorités figurent: l'amélioration de l'accès à l'eau potable, l'amélioration de l'accès à l'électricité, l'amélioration de l'accès à la santé, l'amélioration de la sécurité, le bitumage des artères de la ville », a lancé le premier maire femme de la commune de Boundiali, devant un peu plus de 3000 personnes le samedi 16 mars, lors de sa cérémonie d'investiture qui a eu lieu au stade Loworo.

Ces défis, le maire entend les relever avec le concours de tous les Boundialikas. « Chers parents, la gestion de la mairie est certes l'affaire du conseil municipal, mais elle doit être comprise comme l'affaire de tous. C'est ensemble que nous pouvons donner une fière allure à notre commune a-t-elle noté. Avant de faire des doléances à savoir, la dotation de la Commune d'un Centre Hospitalier Universitaire (Chr), la réhabilitation de l'aéroport, la dotation d'un peloton mobile de gendarmerie, puis de plaider auprès du président Alassane Ouattara à travers le premier ministre Amadou Gon, afin "de faire venir les investisseurs et créer de l'empois pour les jeunes ».

 

« Vous avez fait le choix de la solidarité, de la cohésion sociale et du développement. Je sais qui est le maire Mariatou Koné et c'est pourquoi je dis que vous avez fait le bon choix. Mais plus que le bon choix, vous avez fait le meilleur choix. Vous avez fait le choix de l'acharnement au travail, de l'abnégation », a soutenu Amadou Gon Coulibaly.

Rappelons-le, Mariatou Koné a été élue au soir du 13 octobre dernier avec 85,37% des suffrages exprimés. Cette victoire qui dit-elle, marque une ferme volonté de changement voulu par les populations de sa commune est le résultat "d'une mobilisation exceptionnelle de toutes les composantes de la population mais également, de la haute direction du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix(Rhdp). "La présence à Boundiali d'une délégation du parti conduit par le premier ministre a été un atout inestimable pour galvaniser les militants à se rendre dans les bureaux de vote pour exprimer leur droit de citoyen. La cérémonie d'investiture du conseil municipal s'est tenue en présence d'une délégation composée d'une dizaine de ministres avec à sa tête le premier ministre Amadou Gon, chef du gouvernement.

Awa Tee


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