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Abidjan, 19 octobre 2018 (SM)- Philippe Kla, journaliste-professionnel, au site d’informations en ligne Linfodrome.ci, propriété du Groupe Olympe éditeur des quotidiens Soir Info et L'Inter a officiellement déposé sa candidature à la présidence de l’Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI), le lundi 15 octobre 2018, à la Maison de la Presse d'Abidjan Plateau.

Interrogé sur les raisons qui ont motivé cette candidature, le candidat Philippe Kla a confié, qu’il entend donner un nouveau souffle à cette institution, qui à l’en croire, n’existerait, à l’heure actuelle que de nom.

Pour y parvenir, le candidat Philip Kla qui conduit la liste « Ensemble pour le renouveau de l’Ujocci », a invité les journalistes culturels membres de cette organisation à faire bloc autour de sa candidature pour ensemble écrire une nouvelle histoire à leur institution commune. Toutefois M. Kla dit compter sur la neutralité du comité d’organisation, afin de garantir à tous les candidats, un scrutin transparent et crédible dénudé de toutes contestations.

« Nous venons de déposer notre dossier de candidature officiellement. Ce que je puis dire, c’est d’exhorter le comité d’organisation à être entièrement neutre pour une élection transparente qui ne souffre d’aucune contestation. Notre union a besoin de tous les journalistes culturels de Côte d’Ivoire. Cela passe d’abord par une élection crédible. Alors nous réitérons notre appel au comité à être véritablement impartial », a-t-il indiqué.

L’UJOCCI, compte en son sein les journalistes culturels issus de toutes les instances rédactionnelles (presse écrite, radio, presse en ligne et télévision).

Le renouvellement de toutes les instances de cette institution est prévu pour le 10 novembre prochain à l’issue d’une Assemblée générale élective qui aura lieu ce jour.

 

Awa Tee avec sercom


Abidjan, 8 octobre 2018 (SM)- Une délégation de députés membre de la Knesset, le parlement israélien, était le lundi 8 octobre à l’Assemblée nationale d’Abidjan-Plateau. A cette occasion, le chef de la délégation israélienne, Avraham Negossa, a indiqué que l’objet de leur présence en Côte d’Ivoire est de renforcer les relations économiques, militaires, politiques, sociales, diplomatiques avec la Côte d’Ivoire.

 

 Toutes choses qui sont vitales pour le bien-être des populations israéliennes et ivoiriennes. Madame Yasmina Ouégnin s’est réjoui de cette séance de travail avec les députés israéliens, car elle a permis de jeter les bases d’une coopération gagnant-gagnant entre les deux pays.

 

Elle a indiqué, par ailleurs, que si les relations entre les deux pays datent du début des années 1960, avec le Président Félix Houphouët Boigny, qui était déjà très proche de Golda Meir et Ben Gourion, elles doivent être renforcées. Aussi la députée de Cocody s’est-elle engagée à apporter la bonne nouvelle selon laquelle Israël veut cheminer avec la Côte d’Ivoire, aux populations et à ses collègues députés.

 

En plus, Yasmina Ouegnin a évoqué la mise sur pied du groupe d’amitié interparlementaire Côte d’Ivoire-Israël. La délégation israélienne était composée des députés Elie Alalouf, Yussi Yona et Avraham Negossa, ainsi que de l’ambassadeur d’Israël en Côte d’Ivoire, Eli Ben-Tura. La délégation ivoirienne, quant à elle, était composée de Yéo Brahima, Adama Sylla, et Yasmina Ouégnin. Il faut indiquer qu’avant cette séance de travail, la délégation de députés membre de la Knesset a été reçue par le Vice-président, Diawara Mamadou, en présence du secrétaire général de l’Assemblée nationale, M. Latte Ahouanzi.

Cican


Abidjan, 15 octobre 2018 (SM)- Le député Guibessongui Ouattara a remporté le scrutin municipal de samedi dernier dans la commune de Kasséré (Boundiali).

 

Bien que secrétaire départemental du RDR à Boundiali et Kasséré, il avait décidé d’aller à ces élections locales contre l’avis de la direction du parti.

En pleine campagne électorale, la secrétaire générale du parti, Kandia Camara l’avait publiquement révoqué pour ‘‘ indiscipline’’.

Dimanche, la Commission électorale indépendante l’a déclaré élu avec une écrasante majorité. Dans la région, ils sont au moins trois candidats indépendants à avoir gagné face aux candidats du parti au pouvoir.

À Kolia Soma Dao du Rhdp a été battu par l'indépendant Koné Dotiémé. A Gbon l'indépendant Touré Alpha Yaya a eu le dessus sur le candidat Rhdp Koné Kassim. 

Dénis Traoré

 


Abidjan, dimanche 14 octobre 2019 (SM)-Les élections municipales et régionales ont attiré peu de foules samedi dans les bureaux de vote en Côte d'Ivoire, lors d'une journée qui a été marquée par plusieurs incidents.

Plus de six millions d’Ivoiriens étaient appelés à voter à ce scrutin couplé, dont le principal enjeu est de mesurer les forces en présence avant la présidentielle de 2020.

Quelques personnalités ont annoncé leur victoire ou leur défaite sur les réseaux sociaux, sans qu’il soit possible de vérifier leurs dires dans l’immédiat.

Des morts et quelques défaillances

 

Ainsi, le maire de Fresco (sud), Alain Lobognon, un proche de Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale a reconnu sa défaite au soir même scrutin. ‘‘ Les urnes ont parlé. J’ai finalement perdu la bataille’’, avait-il concédé sur la toile.

 

De son côté, le parti Lider de l’opposant Mamadou Coulibaly a lui annoncé la victoire à Azaguié (50 km au Nord d’Abidjan) de l’ancien président de l’Assemblée nationale sur sa page Facebook.

 

L’ancien international ivoirien de football, Bonaventure Kalou, ancien du Paris SG, Auxerre et Feyenoord, qui faisait son entrée en politique comme indépendant, a lui assuré à l’AFP avoir remporté le scrutin à Vavoua (Centre-ouest).

 

Un important dispositif de sécurité a été déployé dans le pays avec près de 30.000 membres des forces de l’ordre sur le terrain. Policiers et gendarmes étaient notamment très présents à Abidjan.

 

Une personne a toutefois été tuée d’un coup de couteau lors d’affrontements entre partisans de candidats à la mairie de Lakota (sud).

Des échauffourées et empoignades ont eu lieu dans plusieurs bureaux de la localité, où la campagne s’est déroulée dans un climat tendu.

 

Les observateurs de la société civile ont également fait état de blessés à Divo (50 km de Lakota) lors d’échauffourées entre partisans d’un candidat indépendant et ceux du RHDP.

 

D’autres incidents, lors desquels deux urnes ont été brisées, ont aussi eu lieu à Bonoua (60 km à l’est d’Abidjan), selon des témoignages concordants.

 

Une personne avait été tuée pendant la campagne lors d' »un affrontement entre les partisans de deux candidats » à Bediala (ouest).

 

Dans le Nord, des électeurs n’ont pas pu voter à cause de la défaillance du système électronique d’identification. Le « taux de participation est faible », ont confié plusieurs présidents de bureaux de vote, joints par téléphone, à Korhogo, Ferkessedougou, Boundiali, Odienné, Minignan.

 

A Abidjan, dans la commune d’Abobo, le candidat indépendant Tehfour Koné a dénoncé l’assassinat d’un membre de son staff dans la nuit du samedi au dimanche.

 

Sur le plan politique, le scrutin était surtout un bras de fer entre le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition du président Alassane Ouattara, et son ancien allié le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a quitté l’alliance deux mois avant le scrutin.

Dimanche des affrontements se sont déroulé au quartier des affaires du Plateau d’Abidjan où le candidat RHDP, Fabrice Sawegnon, qui a géré les campagnes de nombreux chefs d’Etat africains, affrontait le député PDCI Jacques Gabriel Ehouo.

 

La commune populaire d’Abobo a également attiré l’attention du fait de la présence du candidat habitants, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Le ministre d’Etat parachuté dans cette commune du pays affrontait Tehfour Koné, un indépendant, soutenu par Guillaume Soro.

La Rédaction


Mohammed Dewji est à 43 ans le plus jeune milliardaire du continent africain. Ce Tanzanien a été enlevé ce jeudi 11 octobre 2018 à Dar es-Salaam, la plus grande ville du pays. Il a été kidnappé au petit matin dans la salle de gym d'un grand hôtel.

 

Les ravisseurs se sont introduits dans l'hôtel Colosseum situé dans un riche quartier résidentiel de Dar es-Salaam. Mohammed Dewji a l'habitude de se rendre chaque jour à la salle de fitness de l'établissement, mais ce jeudi matin, il était attendu. Les hommes ont tiré en l'air avant de le faire entrer de force dans l'un de leurs deux véhicules. Selon la police, deux des ravisseurs sont blancs.

 

Mohammed Dewji a beau être milliardaire, il est réputé pour sa simplicité, et n'avait pas de garde du corps. A ce jour, la police a arrêté une dizaine de personnes, notamment les agents de sécurité en service à l'hôtel hier matin. On ne sait en revanche rien du motif de l'enlèvement.

 

Mohammed Dewji est à la tête d'une fortune colossale, estimée à un milliard et demi de dollars par le magazine Forbes. Il dirige METL, un groupe fondé par son père aux multiples activités commerciales : agroalimentaire, textile, logistique... Philanthrope, il est aussi l'actionnaire principal de l'un des clubs de foot les plus populaires de Tanzanie, le Simba FC.

 

C'est la première fois qu'un homme d'affaires de cette importance est enlevé dans le pays.

TBI, avec RFI


Eravan, 12 octobre 2018 (SM)- Réunis à huis clos, vendredi, au complexe Karen Demirtchian d’Erevan, les chefs d’État et de gouvernement, ont désigné la nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophone (OIF).

Sans surprise, c’est la ministre rwandaise des Affaires étrangère, Louise Mushikiwabo, notamment soutenue par l’Union africaine et par la France.

La secrétaire générale sortante, Michaëlle Jean, a donc été battue. Elle avait perdu le soutien du Canada et du Québec à la veille de l’ouverture du sommet, le 11 octobre. Elle avait alors prononcé un discours virulent, dénonçant « les petits arrangements entre États » ayant conduit à la désignation de sa rivale africaine.

Lors du huis clos, où Louise Mushikiwabo a été désignée par consensus, le président rwandais Paul Kagame a présenté en français la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, comme l’exige la tradition à l’OIF. « Il n’y a pas de traduction dans nos réunions », explique un membre d’une délégation présente dans la salle.

                             

Qui est Louise Mushikiwabo ?

Élue pour un mandat de quatre ans, Louise Mushikiwabo devient la quatrième secrétaire générale de l’organisation, après l’Égyptien Boutros Boutros Ghali (1997-2002), le Sénégalais Abdou Diouf (2002-2014) et la Canadienne Michaëlle Jean (2014-2018).

Camille Aurelie


Abidjan, 10 octobre 2018 (SM)- En campagne pour le candidat du Rhdp, le parti au pouvoir, à Bouaké, le Premier ministre a révélé qu’il y a des initiatives pour réconcilier les présidents Ouattara et Bédié.

« Je suis confiant que les enfants de Félix Houphouet-Boigny vont se retrouver. Il y a beaucoup d’initiatives. Nous n’allons pas les dévoiler ici. Ce n’est pas le lieu. Mais sachez qu’il y a beaucoup d’initiatives pour que les enfants de Félix Houphouet-Boigny continuent de rester ensemble, comme ils ont toujours été ensemble et cela depuis 2011’’, a dévoilé le premier vice-président du RDR.

Le 24 septembre dernier, au terme d’une réunion du Bureau politique, le Pdci a annoncé sa sortie définitive du groupement politique du Rhdp, au pouvoir depuis 2011.

Lundi 8 octobre dernier, lors d’une autre rencontre similaire à Daoukro, Henri Konan Bédié a dénoncé l’instrumentalisation par le pouvoir, de certains de ses cadres, pour déstabiliser son parti.

« Je peux ici, devant toute la notabilité et devant tous les militants et les militantes du Rhdp ici réunis vous dire que rien, rien et jamais rien n’a été entrepris contre le Pdci-RDA », a juré Gon Coulibaly.

 

Dénis Traoré


Abidjan, 10 octobre 2018 (SM)-Le professeur Bakayoko Ly-Ramata ministre  de la Femme de la Famille et de l'Enfant  est en campagne dans la région du Nzi depuis l'ouverture de la campagne électorale.

Elle a sensibilisé les populations de Dimbokro, Bocanda et de Kouassi-Kouassikro à voter massivement les candidats du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp).

 

Il s'agit de Bilé Diéméléou (Dimbokro) ; Kouassi Amilard (Kouassi-Kouassikro) ; Kouassi Kramo (Bocanda) et de N'Guessan Koffi Bernard pour le conseil régional.

Expliquant  les enjeux de ces élections locales, la ministre a affirmé que le Rhdp reste la seule alternative ‘‘crédible’’ pour conduire la Côte d’Ivoire vers la paix et le développement.

 

En invitant  de ce fait la population à sortir massivement le 13 octobre pour accomplir le vote, un droit civique, et assurer la victoire du Rhdp.

Depuis les pré-campagnes  elle multiplie les rencontres, en présence des candidats, avec toutes les composantes de la population: jeunes; femmes; chefs traditionnels; guides religieux; communautés et associations, parcourant hameaux et pistes villageoises pour véhiculer le message du chef de l’Etat.

En compagnie de Moussa Cissé chargé de mission du président de la République,  de Dramane Coulibaly directeur  général de la Lonaci, de Yao Séraphin député de Dimbokro commune et de plusieurs responsables locaux.

Un message de paix et de rassemblement autour du Rhdp, afin de construire le pays.

 

Awa Tee


Abidjan, mercredi 10 octobre 2018 (SM)-Le ministre de l'État a annoncé, mardi, la  réhabilitation de la mosquée El Hydjaba du quartier Abobo-centre. En plus de la construction des latrines de cette mosquée.

‘‘ Le ministre d'Etat Hamed Bakayoko, m'envoie vous dire qu'il a entendu vos cris de détresse. C'est pourquoi, il vous offre un chargement de sable d'un camion de 10 roues, un chargement de gravier d'un camion de 06 roues et la sommes de 500 mille FCFA pour la construction de vos toilettes’’, a fait savoir Déhi Séa, Chargé des questions sociales pour la campagne municipale du candidat Hamed Bakayoko.

Cette action a valu  des paroles de bénédiction et prières dites par l'imam Diabagaté Oumar  en faveur du bienfaiteur. ‘‘ Nous ne pouvons pas lui le rendre, mais seul Dieu le fera. Depuis très longtemps nous nous soucions des toilettes. Faute de moyens nous sommes dans cette situation. Aujourd’hui il vient nous enlever cette épine qui nous crée du tort. Devant Dieu, nous ne pouvons que  prier pour lui afin que ses vœux se réalisent. Le compte-rendu sera fait à tous les fidèles lors de la grande prière du vendredi’’, a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : « Nous prions pour lui afin qu'il réussisse sa mission et ses actions sociales en faveur de tous les Abobolais, pas seulement pour les musulmans mais tous ceux qu'y résident »

 

Awa Tee


Une Tribune Internationale de Tiburce Jules Koffi, USA

 

Dédié au Pr Séry Bailly. En guise d’excuses publiques pour la réaction inélégante que j’aie eue à son encontre au cours d’un colloque sur Bernard Zadi. Université de Cocody/ Houphouët-Boigny.

 

 * J’ai refermé, il y a peu de temps, le fabuleux roman de l’écrivain ghanéen Ayi Kwei Armah : « L’âge d’or n’est pas pour demain » ― traduction française du titre original « The beautyful ones are not yet born. » Je ne sais plus combien de fois ai-je relu ce livre captivant et interpellateur. Paru à Boston (Usa) en 1968, il sera offert à l’espace francophone grâce à la précieuse traduction en français par Josette et Robert Mane, en 1976, soit huit années après. Souvenir joyeux : c’est au cours d’une année académique (1978-1979, je crois) qu’alors étudiant, j’eus connaissance de ce merveilleux texte, à l’occasion d’un séminaire sur la littérature négro africaine. La communication du jour portait sur ce roman inconnu de la plupart des étudiants que nous étions. L’exposant, un jeune assistant au département d’anglais, répondait au nom de Séry Bailly. Non, ce nom ne disait vraiment rien à nous autres du département des Lettres modernes qui pouvions nous vanter d’avoir des enseignants de renom : Barthélemy Kotchy, Bernard Zadi, Emmanuel Groga, Gérard Lezou, Jean dérive, Madeleine Borgomano, Léonard Kodjo.

 

Le standing ovation qui salua la fin de la prestation oratoire de Séry Bailly en dit long sur la qualité de cette intervention qui, de l’avis des étudiants que nous étions, fut la plus brillante de tous les exposés que nous avaient livrés nos professeurs. Et, depuis ce jour, l’admiration qu’étudiant j’eus pour ce jeune assistant brillant et d’un commerce agréable ne s’est jamais émoussée ; ce, malgré nos divergences politiques — il n’est pas inutile de le signaler. C’est que le prof Séry Bailly est, outre un intellectuel de stature académique impressionnante, un homme de qualité exceptionnelle aussi, dans ses rapports avec l’autre. Bref, revenons au texte d’Ayi Kwei.

 

« L’âge d’or n’est pas pour demain », c’est 227 pages d’écrits dont la modernité esthétique continue d’émerveiller le lecteur averti. Ici, la forme et le fond s’alertent sans cesse sur la toile d’écrits [1] captivants qui s’interpellent, se conjuguent pour nous offrir un roman de haute qualité. Et quel récit ! L’habile romancier ghanéen écrit, décrit et décrie les tourments de la société ghanéenne des années 1950-60. Elles correspondent aux temps décisifs de la lutte émancipatrice (les années 1950) et au règne de Kwame Nkrumah (1958-1968.) Dix années d’un règne historiquement marqué par l’échec du chantre du panafricanisme africain dans son incapacité à faire le bonheur de son peuple, à plus forte raison, promouvoir un idéal de solidarité entre les peuples africains, et d’éveil du peuple noir.

 

Nkrumah : Un rêve décrépi, un « tam-tam crevé » (Césaire). Un cauchemar inattendu et brutal. Ainsi pourrait-on qualifier le règne de cet homme à la jactance prometteuse, et dont la folie des grandeurs, du faste improductif, l’autoritarisme et la haute surestime de soi avaient fait un supra homme, au-dessus de ses concitoyens : « Osageyfo » — celui qui tient son pouvoir de Dieu, se fit-il alors appeler. Les promesses de grandeur de l’Afrique virèrent au cauchemar d’un règne qui consacra plutôt l’avènement d’une classe de saprophytes et de cols blancs qui appauvrirent la Gold Coast (la Côte de l’Or – Ghana.) C’est une société gangrenée d’antivaleurs et de pestilences innommables que nous décrit Ayi Kwei Armah. Ici, l’air est vicié, l’horizon est sale, le sol est décomposé, l’âme des hommes est corrompue, les esprits sont sans cesse captivés par l’obsession du gain facile. A la page 29, nous lisons ceci : « (…) il y avait tant de mains et de doigts pour aider le bois dans sa progression vers la pourriture : les doigts de la main gauche, glissant négligemment le long de la rampe après avoir été se frotter du côté de l’anus, quand leurs propriétaires remontaient d’une visite aux cabinets. Les doigts de la main droite encore humide d’urines et de la sueur d’entre-jambes gras. » (P. 20). Plus loin, nous lisons : « Son haleine fétide avait l’odeur âcre du sang menstruel décomposé. L’hommeretint sa respiration pour laisser à cette nouvelle odeur le temps de se dissoudre dans l’atmosphère déliquescente des gaz lâchés par l’homme du parti. (…) un gargouillis (…), un tonnerre de pets qui semblaient se répercuter depuis sa gorge de bâfreur  jusqu’à son estomac et ses entrailles d’homme pourri pour s’achever dans la pollution silencieuse d’un air déjà lourd de toutes les flatulences de la peur. » P. 187. C’est vraiment, ici, le procès d’un monde corrompu, en putréfaction même et sans espoir de rémission.

 

Corruption. Voilà le mot, dans son sens le plus significatif, pour désigner la société que dépeint habilement Ayi Kwei : un monde qui a perdu sa pureté originelle pour se vautrer dans la fange. Un monde de citoyens ayant perdu tout sens de l’initiative et vivant sans projection, indifférents aux prévarications d’un régime absents des préoccupations du peuple. Que devient, dans un tel monde, les (rares) citoyens dotés d’une conscience éthique ?

 

La solitude des purs

 

Ces purs sont dépeints comme une espèce d’hommes rares — c’est une évidence ; mais aussi, et malheureusement, comme des êtres torturés et en profonde contradiction avec eux-mêmes : ce sont des « chichidodo », un oiseau qui refuse les excréments, mais se nourrit d’asticots — produits des latrines. La métaphore est bellement expressive : ces excréments, c’est l’argent sale (car mal acquis) dont se nourrit l’élite de la société ghanéenne faussement aseptisée et décrite dans ce roman ; les asticots (une synecdoque des fosses d’aisance) désignent, quant à eux, le climat de décomposition de cette société dans laquelle vivent pourtant ceux-là qui s’entêtent (et avec raison) à refuser la pourriture : « Dans cette propreté-là, il y a plus de pourriture que dans la vase au fond du dépôt d’ordures », dit le héros. (P.56).

 

Comment survivre à un tel monde ? Comment y vivre surtout ? Une seule possibilité : s’armer d’une carapace éthique. Le roman nous offre ainsi à voir la résistance éthique menée par quatre personnages dépeints en demi-teinte comme le ferait un peintre impressionniste : Kofi Billy, Maanan, le Maître, l’Homme (The man.) Ce sont les résistants au pessimisme et à la puanteur générale qui a mené le pays à la décomposition et à l’amertume défaitiste. Les personnages de « Le Maître » et surtout l’Homme, sont les plus porteurs de ce combat. Leur résistance est une lutte intérieure, de nature mentale et spirituelle, contre les tentations de l’enrichissement illicite. C’est une double résistance éthique et philosophique, un combat contre les forces obscures de domination, pour la quête de la lumière ; en somme, l’éternel duel entre l’éclat assourdissant de l’existence et l’attrait discret de l’essence, l’opposition entre l’Avoir et l’Etre. Oui, pour livrer un tel combat, il faut vraiment être un « Man – Yassoua comme dirait l’écrivain ivoirien Zégoua Gbessi Nokan.) Et The man triomphera. Pour l’avènement de l’Homme, car c’est à lui, cette valeur essentielle, que reviendra toujours la décision finale de laisser la société aller au trébuchement (par le renoncement et la capitulation face aux antivaleurs) ou à l’élévation par un sursaut intérieur, qualitatif.

 

Le roman s’achève sur trois précieuses images dont le décodage peut perturber le lecteur : une inscription pessimiste (The beautiful ones are not yet born) sur un autobus ; un oiseau qui se pose sur le toit des latrines d’une école, en chantant un air heureux [2] ; enfin, celle du héros, The Man, retournant chez lui à la maison, en pensant à son épouse Oyo, en pensant aussi aux « yeux de ses enfants (…) et surtout à l’infinie certitude du néant douloureux que pouvait seulement lui offrir le reste de sa vie. » Cette succession de tableaux ressemble à une astuce de romancier ; Ayi Kwéi réussit en effet, là, à faire éclater son discours en une polychromie nécessairement polysémique ; cela lui permet d’ouvrir la trame de son histoire sur d’autres perspective narratives — la continuation d’un combat qui est loin d’être terminée, même si, dans l’ensemble, le pessimisme l’emporte : « The beautiful ones are not yet born » / L’âge d’or n’est pas pour demain. » Et nul lecteur ‘‘africanophile’’ ne peut contester à Ayi Kwei son droit au pessimisme qui habite ce roman et qui a sans doute infecté son esprit — on n’écrit que ce que l’on ressent. Plus d’un demi-siècle après leurs indépendances, la plupart des pays africains peinent sous le poids de ‘‘dirigeances’’ malhabiles, de régimes corrompus et corrupteurs, incapables de produire une utopie du réveil national, à plus forte raison, continental. A l’image du régime corrompu de Nkrumah, la plupart des pouvoirs africains ne sont que de pauvres équipes gouvernementales que n’animent aucun sursaut salutaire, aucun sens de l’intérêt général, aucun projet d’envergure populaire à même de susciter l’euphorie des masses.

 

La caractéristique des œuvres est d’être reconnues effectivement belles ; celle des chefs d’œuvre est d’échapper aux morsures du temps en survolant les époques et les espaces pour, toujours, questionner les esprits et servir de mode d’évaluation du réel. « L’âge d’or n’est pas pour demain » appartient à cette dernière catégorie, très sélective, de textes élus (sur la base de leurs qualités esthétiques et cognitives) pour figurer sur la liste des écrits immortels. C’est un texte qui résonne de nos actualités africaines, ivoiriennes notamment. La société, les espaces, les personnages, les intrigues exposés ici par Ayi Kwei ressemblent, à maints égards, à l’actualité désespérante de la société ivoirienne ; une société en état de forte décomposition éthique, en proie à mille et une pestilences. L’élite politique mauvaise décrite dans cette belle géniale est vraiment l’originale de la faune de vautours, termites et hyènes enragés qui plane dessus le peuple ivoirien en peine ; ce peuple sucé comme une sangsue des marécages par les vils collaborateurs du roi. Ce chef d’Etat invisible (dans le texte) mais dont l’ombre de l’action, malheureuse, conduit le pays à sa perte en tolérant maints actes de prévarication anti républicaine. Vous avez dit « fiction » ? « L’âge d’or n’est pas pour demain » devra être lu (par ceux des lecteurs africains qui ne l’ont pas encore fait), et relire.

 

 

 

Tiburce Koffi

 

Enseignant, critique littéraire

 

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+ 1 984 297 5901. North Carolina.

 

 

 

Ayi Kwei Armah, L’âge d’or n’est pas pour demain, Paris, Présence africaine, 1976.    

 

 

 

[1]  C’est la mention que porte ce roman, comme information esthétique.

 

[2] Le texte dit : « Au pied de la colline, un oiseau vint se poser sur le toit des latrines de l’école et entonna un chant étrangement heureux. » On peut se permettre de sourire à la lecture de cette phrase qui dénote soit une erreur de traduction, soit une naïveté de l’écrivain narrateur : comment savoir si le chant (est-ce vraiment un chant ?) d’un oiseau est heureux ou non ? Le « chant des oiseaux » est une invention de l’Homme ; elle révèle, en réalité, l’âme poétique de l’Etre humain.


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