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ne Tribune Internationale de Tiburce Jules Koffi

North Carolina, USA

Avertissement : ce texte est extrait d’une réécriture revue et augmentée d’une réflexion qui date de quelques années, sur les Africains et leurs chefs. Je l’ai actualisé pour sa résonance face aux tourments actuels de la société ivoirienne.

7** 

Rares sont les chefs d’État africains qui ont laissé d’agréables souvenirs dans la conscience de leurs peuples. Nombre d’entre eux n’ont eu statut de héros qu’après leur disparition tragique, par cette sorte d’opération magique qui donne l’absolution (même à la canaille) dans la mort ; car, oui, la mort sanctifie et efface souvent les actes manqués. Lumumba s’impose ainsi à certaines jeunesses africaines urbaines comme un héros, un pur, sans avoir posé aucun acte de gouvernance réelle qui eût pu justifier pleinement ces qualités qu’on lui prête avec tant de générosité naïve ; Marien Ngouabi, de même. Nkrumah et Sankara ont accédé au panthéon négro-africain des dieux. On peut dire que ceux-là ont vraiment eu la double chance de n’avoir pas régné pendant longtemps et, surtout, d’être morts dans des conditions à susciter en leur faveur commisération et admiration.

Que seraient-ils tous devenus aujourd’hui ? Peut-être de grands tyrans nègres accrochés au pouvoir, vieillis et usés par le pouvoir et dans le pouvoir ; des dirigeants dépassés, mais rivés au trône, superbes tribuns, démagogues et vendeurs d’illusions, réprimant les masses, tuant l’élite intellectuelle de leurs pays respectifs (cas de Sékou Touré, de Yaya Jameh, d’Haïlé Sélassié…), sombres héros d’hier disqualifiés par le présent et englués dans la boue des vils compromissions auxquelles l’action politique convie toujours son homme. Robert Mugabe a ainsi gaspillé le crédit que l’histoire de la lutte émancipatrice lui avait donné, incapable qu’il a été, de comprendre que son temps est passé.

Une célèbre citation dit : « L’homme politique cherche à construire des générations et des Nations, quand le politicien, lui, cherche à gagner des élections ». Ces propos dépeignent bellement l’âme et l’esprit du dirigeant africain. C’est un politicien, c’est-à-dire un diseur de belles paroles. Un démagogue. Rien d’autre que cela. Un vil aventurier social imbu de l’intelligence du Malin ; un homme dangereusement insaisissable, mû par une seule obsession : parvenir coûte que coûte au pouvoir (fusse au prix du sang humain) en dupant l’âme des masses populaires et même celle des élites. Et, parvenu au pouvoir, s’y succéder ad aeternam pour satisfaire un besoin satanique de dominer les hommes en transgressant la morale séculaire qui a régi la stabilité et l’équilibre des communautés dont il a réussi à tromper la vigilance.

Construire un rêve productif d’échelle nationale et au bénéfice de tous : voilà l’idéal majeur qui visite et instruit l’homo politicus accompli. Hélas, peu de dirigeants africains cultivent cet idéal. Le chef africain, en général, ne rêve que de se succéder au trône. Et j’entends encore d’ici, avec effroi, mon ami Cissé Bacongo, homme pourtant intelligent et d’une indiscutable sociabilité, puissant ministre d’Alassane Ouattara, clamer ainsi sur une place publique, un jour de transe politique et d’illuminations stupéfiantes : « Ce n’est pas pour seulement dix années de règne que nous avons mené tout ce combat pour parvenir au pouvoir. » Inouï de la part d’un monsieur instruit et de stature universitaire ! Ce n’est pas qu’un délire de possédé, c’est une mystique de la régence, une religion de l’absolutisme dominateur ! Là-bas, dans son parti le Rdr, on rêve ainsi de passer un demi-siècle au pouvoir. A quelle fin ? C’est un projet obscur, sorcier et inquiétant. Bref. Du plus moyen des cadres, aux administrateurs de rang élevé, pour en arriver au chef de l’État, le dirigeant africain évolue le plus souvent en deçà (quand ce n’est pas carrément dans le sens inverse) des espérances que sa société ou son peuple a placées en lui. Ses tares sont connues. C’est un homme :

— Fragile face à l’argent et au matériel. Observez l’empressement des dirigeants africains (présidents, ministres, Dg, Pca, etc.) à s’enrichir et, pis, à étaler leurs richesses aux yeux de leur communauté qu’ils subjuguent comme des tentateurs !

— Allergique à la critique : le chef africain a toujours raison. Il sait tout, comprend tout, décide de tout. Il « arrose ses collaborateurs de son souverain mépris (2) » (Paul Akoto Yao), et les trouve toujours moins intelligents que lui. 

 Au-dessus de la loi. Le chef africain ne se sent pas concerné par la loi et la morale collective ; elles lui semble faites pour les pauvres et les anonymes. Lui est le droit, la justice, le faiseur des destins individuels. Il promeut qui il veut, limoge qui il veut et comme il veut ; suspend le salaire de qui il veut et comme il veut ; emprisonne qui il veut, quand il veut et comme il l’entend. Et il libère ses prisonniers comme il l’entend. Qu’ils soient coupables ou non. Sans dédommagement aucun pour les innocents ! Il attribue les marchés à son aise. Sans avoir de compte à rendre à qui ou à quoi que ce soit. Pas même à sa conscience.

 Egoïste. D’un égoïsme choquant et immoral. A lui tout seul, le dirigeant africain (Directeur, ministre, par exemple) contrôle la richesse de l’entreprise qu’il pille et ruine à volonté. Comment un ministre (de la Santé par exemple) en Côte d’Ivoire, peut-il avoir un parc-autos d’une dizaine voire une vingtaine de véhicules (de haut de gamme) garés dans le parking de sa résidence, quand des centre de santé urbains ou ruraux n’ont pas une seule ambulance ? Comment peut-on se sentir bien de vivre ainsi ? En Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, des ministres se déplacent avec cortège et gyrophare (1) ! Je n’en ai pas vu en Europe ni aux Usa, ni au Canada.

 

[Un gestionnaire inélégant]

 

Le chef d’Etat africain, à l’image de son ministre (son clone), contrôle ainsi la richesse nationale qu’il patrimonialise à volonté. Ici aussi, osons aussi des questions : qu’est-ce qui peut justifier qu’un chef d’Etat nègre (donc dirigeant d’un pays sous-développé, endetté et en état permanent de mendiant) s’accorde des fonds de souveraineté — une mystérieuse caisse contenant des centaines de milliards de nos francs, qu’il gère comme il l’entend ? Des centaines de milliards qui auraient pu servir à réaliser des œuvres sociales : équipement de bibliothèques, d’hôpitaux, financement de la recherche scientifique, construction de centres culturels, de structures sanitaires mobiles, etc. ? Injure suprême : ces étranges et méchants chefs (hélas nôtres !), se font soigner à l’étranger, en Europe généralement, dans des structures sanitaires qu’ils refusent de mettre en place dans leurs propres pays. Leurs fortunes personnelles pourraient pourtant construire des hôpitaux équipés des même plateaux techniques qui existent en Europe ou aux Usa où ils vont se faire soigner. Pourquoi nos constitutions n’interdiraient-elles pas à nos chefs d’Etat de se faire soigner à l’étranger (sauf cas de graves complications), les obligeant ainsi à doter le pays en infrastructures sanitaires adéquates et en médecins compétents ? 

Que signifie d’ailleurs cette tradition ahurissante et absurde de l’octroi de « Fonds de souveraineté » à un chef d’Etat ? C’est-à-dire, dans les faits, la liberté donnée au chef que nous avons élu, de disposer à sa guise d’une partie du Trésor national — NOTRE trésor ! Et cela, sans qu’il n’ait de compte à nous rendre. De quels fonds disposent les masses laborieuses qui, par leurs efforts mutualisés, ont créé le Trésor national ? Comment peut-on nous permettre de mettre tant de moyens d’influence et de coercition entre les mains d’un seul individu qui, plutôt que de se mettre à notre service comme le prévoit le Contrat social (2), nous asservit ? La plupart des chefs d’Etat africains sont plus riches que les pays qu’ils dirigent. Ils sont, pris individuellement, plus riches que des chefs d’Etat européens ou américains. Mais leurs pays sont à peine aussi munis qu’une ville d’un pays d’Europe ou d’Amérique. Stupéfiant !

Comment est-ce possible que, dans un pays comme la Côte d’Ivoire, des régions en arrivent à un niveau de sécheresse tel que même les marigots tarissent ? Et, pour juguler ce mal, le chef et ses acolytes demandent aux populations en manque cruel d’eau, de prier et d’invoquer des forces métaphysiques, alors que le dix-millième du fonds de souveraineté du chef eut pu suffire à financer des bassins de retenues d’eaux, ou même de simples forages ! Un forage coûte 5 millions de Francs cfa. Oui, chers concitoyens, cinq, rien que 5 millions de F cfa. Un véhicule ministériel coûte au bas mots dix ou 15 fois plus. Et des ministres nègres en possèdent plusieurs. Incroyable ! Comment peut-on faire ça à un peuple ? Et pourquoi ce peuple se résigne-t-il à ce sort injuste et cruel ? Nous ne sommes pas, là, que seulement face à un cas de méchanceté des uns (les dirigeants) et de couardise des autres (le peuple et son élite) ; il s’agit ici d’un stade suprême de régression éthique, une sublimation de la sottise négrifiée !

Oser la moindre critique face à de tels manquements ? Le chef vous limogera sans appel, vos amis vous abandonneront ; et, parfois même, votre propre famille vous désavouera. Par peur des représailles. Dans le meilleur des cas, comme réponse à vos critiques, un énigmatique technocrate au crâne lisse comme une boule de cristal vous exhibera à la face une réponse aussi entêtée qu’ensorcelée : - Chut ! On tend vers une croissance à deux chiffres !

- Pour en faire quoi ? Lui ou le chef vous répondra, les yeux brillant d’une illumination bizarre: Pour aller à l’émergence ! On peut vraiment en rire ! Oui, en rire car nous, Ivoiriens, avons (quand même) un peu de chance ! Jugez-en vous-mêmes : nos dirigeants ne sont pas trop cruels ! Ailleurs (au Cameroun, au Congo, au Kenya, au Tchad, au Soudan, au Burkina Faso de sous Compaoré), on tue les contestataires — cas de l’ami Norbert Zongo. Notre chef, lui, ne tue pas ; il brime (seulement) l’élite intellectuelle du pays, humilie (seulement) les contestataires, emprisonne (seulement) ses opposants, corrompt (seulement) les chefs traditionnels et ses cadres, et liquéfie amicalement ses adversaires qu’il ficelle au sein d’un parti dit unifié ! Mais ce n’est rien ça, « fiers ivoiriens, le pays nous appelle. » « Allons seulement ! » N’importe quoi !...

Oui, disons-le tristement : nos présidents ne sont pas des chefs d’État. Ce sont des rois ou des empereurs. Et ils prennent leurs administrés pour des sujets, des vassaux. Le chef d’Etat africain ne croit pas diriger des entreprises d’État ni une république, mais des patrimoines lui appartenant, des royaumes qu’il a arraisonnés de sa puissance. Nombre de Présidents africains n’ont pas une culture de l’Etat en tant que concept ; ils ont plutôt une mentalité de chef de village auquel le clan attribue des pouvoirs mystiques aux entournures du divin. Les chefs d’Etat africains et leurs collaborateurs soumettent à leurs pieds les pays qu’ils dirigent ; parce que, dans leur esprit, ils tiennent leur pouvoir de Dieu (3). Or Dieu ne peut pas avoir tort, donc… !

Un cas d’espèce à Abidjan : l’incivisme routier. Ici, ministres, députés, Dg et autres grands fonctionnaires del’Etat ne se sentent pas concernés par le respect des feux de signalisation. Les mauvais exemples faisant plus facilement recette que les bonnes, le plus docile de nos concitoyens se sent donc autorisé à ne pas respecter l’utile prescription routière. Las de verbaliser sans suite, les agents de l’ordre ont arrêté de considérer ce type d’acte comme une infraction. Un jour, je me suis donné licence d’interpeler un policier sur la récurrence intolérable de ces actes d’indiscipline. Voici sa réponse :« Frère, faut laisser ça. Tu te fatigues pour rien. On est comme ça ». Un autre policier, un peu plus dissert que lui et sans doute de bonne humeur, m’a répondu ceci, l’air un peu sérieux :« Grand frère Tirbuisse (4) feux rouges-là, c’est pour les Blancs. En fait, même nos dirigeants ne savent pas très bien à quoi ça sert. On est fatigués de verbaliser. Ca n’ira nulle part.» Alors, à Abidjan, nombre d’automobilistes s’en donnent à cœur joie de ne pas respecter les feux de signalisation. Dans l’impunité totale. Et vive la liberté africaine, l’indiscipline africaine et le désordre africain ! Ce désordre qui arrange nos chefs, car ils savent que les peuples disciplinés sont rigoureux et donc non malléables ni corvéables. Vive donc nos sauvageries ensorcelées ! Vive les Noirs africains et leur étrange fidélité à la misère de l’esprit !

Mais le chef, celui-là que nous avons choisi pour juguler nos instincts mauvais et aseptiser nos mœurs, celui-là à qui nous avons concédé l’usage à volonté de nos richesses afin qu’il nous les redistribue de manière relativement équitable, mais qui se les a appropriées aujourd’hui en gangstérisant nos greniers et ruinant nos efforts au profit de ses acolytes, ce chef, cet homme versatile que nous avons installé là-bas, sur le trône, au Palais, afin qu’il nous instruise du mieux-être, celui-là qui cristallisa nos espérances et en qui nous avons investi tant et tant de confiance, que devient-il dans tout cela ? Et où est-il ?

Il est devenu un homme sans mémoire, sans passé, donc sans à-venir. Un être étrange, étranger à lui-même et à ses propres promesses. Ni homme ni Dieu. Un peu du supra homme kantien ou dostoïevskien : un demi-dieu donc. Un étrange personnage caché là-bas, au fond d’un palais où aucun écho de nos misères et de toutes ces anomalies ne lui parvient. Le chef africain : une vaste déception. Une inacceptable trahison. Un échec collectif. Il nous faut, de manière solidaire et courageuse, décréter l’urgence brutale d’un cri collectif de refus de porter au pouvoir (ou de l’y maintenir) ce type de chef. Et s’il persiste à s’accrocher au pouvoir en dépit du bon sens, le peuple et son élite doivent se donner pour mission de l’éconduire bruyamment dans la disgrâce. Par tous les moyens possibles… et permis !

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Phone number : +1 984 297 5901./ North Carolina.

Notes :

(1)   Cette scène affligeante fut courante sous le règne de Laurent Gbagbo où des désoeuvrés, sous le sceau d’un militantisme patriotique, roulaient carrosse et avaient cortège et gardes de corps payés par l’Etat. J’ai appris, avec ahurissement, qu’elle se perpétue sous l’actuel régime !

(2)   Oui, se mettre à notre service : servir la collectivité que nous sommes. Car, dans les faits, un chef d’Etat est un Employé du Peuple. C’est NOUS qui le payons et non l’inverse. C’est de NOTRE argent qu’il s’agit (non de ses biens à lui) et qu’il braque comme un brigand qui nous intimide. Il m’est souvent arrivé d’entendre dire : « Malgré la rébellion, Gbagbo payait les fonctionnaires. » Non, M. Gbagbo, pas plus que M. Ouattara ne peut payer des fonctionnaires. C’est l’Etat qui paye les fonctionnaires et non la personne du président de la république. Cette somme ne lui appartient pas. C’est NOTRE argent que le Trésor public nous redistribue en retour des prestations de service publics que nous avons livrés. C’est aussi simple que ça ! Arrêtez d’abrutir nos populations.

(3)   « C’est Dieu qui donne le pouvoir. Et c’est Lui qui m’a mis là », clama Laurent Gbagbo, dans son discours d’investiture (26 octobre 2000). Kwame Nkrumah se fit appeler Osageyfo – Celui qui tient son pouvoir de Dieu ! Quels reproches de pauvres humains comme nous pourraient-ils donc se permettre de faire à ces Elus de Dieu qui parlent donc au nom de… Dieu ? Voilà comment naît le spectre de l’absolutisme des pouvoirs totalitaires : dans l’esprit de nos chefs.

(4)   Tirbuisse, au lieu de Tiburce ! Peu de mes compatriotes arrivent à prononcer ce prénom latin que mon père, comme tout bon fonctionnaire noir colonisé de son temps, a cru bon de m’attribuer. Je n’en fais pas une misère. Je l’assume. C’est mon histoire. 

 

L’Editorial de FOUA Ernest De Saint Sauveur

Ancien président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire 

Un événement d’une extrême gravité s’est produit, au début du mois de juillet 2018, le 7 juillet exactement, dans la bonne ville de Korhogo, qui requiert que l’on s’y arrête pour son caractère dramatique et antisocial. Cet évènement, c’est l’assassinat de Soro Kognon, à l’arme blanche, par des individus que ses activités devaient fortement hérisser.

En effet, comme on l’a appris, ce drame a eu lieu alors que ce jeune homme, présenté comme un militant du RACI (Réseau des Amis de la Côte d’Ivoire), participait à un rassemblement de cette plateforme dirigée par L’Honorable Kanigui Soro, que l’on dit proche du Chef du Parlement ivoirien, Guillaume Kigbafori Soro.

Un certain nombre de paramètres liés à cet événement, a pesé dans notre choix de lui réserver une réflexion publique, dans l’emballement que la perspective désormais proche de la présidentielle de 2020 imprime, ces derniers temps, à l’actualité socio-politique : le meurtre, froid et presque gratuit, d’un jeune citoyen ivoirien, plein de vie et d’enthousiasme ; la ville de Korhogo, théâtre de ce meurtre ; et les liens, relations et autres connexions que l’on voit esquisser dans l’opinion, et qui ne sont pas dénués d’intérêt ni de sens.

C’est pourquoi, nous allons, dans les lignes qui suivent, analyser ces paramètres, les uns après les autres, dans l’intention de dénoncer une hystérie ambiante que rien ne saurait justifier. Et, parce que cet événement pourrait être le prodrome d’un affreux désastre, nous lancerons, au moment de conclure cette réflexion, une sorte d’appel à la raison et à la sérénité, en direction des différents acteurs politiques et sociaux de la région et, par extension, du pays.

Premier paramètre : le meurtre, à l’arme blanche, du jeune Soro Kognon. Il faut avoir été forgé d’une matière assimilable à une eau d’inhumanité, au sein des Adama Déniou (enfants d’Adam) ; pour, dans un premier temps, concevoir de tuer un être identique à soi, s’emparer d’une arme létale, dans un second temps et sortir de sa demeure, dans un troisième temps, pour aller froidement exécuter sa funeste décision ! C’est d’une bestialité et d’un obscurantisme qui renvoie aux aubes premières et lointaines du proto-humanisme. Mais n’est-ce pas que la Civilisation, depuis ces âges obscurs, nous a projetés très avant dans la raison et le droit, la liberté et la démocratie ? Très avant, dans le culte de l’altérité, afin d’humaniser nos êtres ? Au regard de quoi l’on est stupéfié de constater qu’aujourd’hui, au 21ème siècle, dans un État autoproclamé de droit, moderne, démocratique et tout, il y a des individus qui s’arrogent le droit de dénier à leurs semblables et concitoyens, l’exercice de leurs droits et libertés et même leur droit à la vie !

Le jeune Soro Kognon était membre du RACI. Soit. En quoi cela nuisait-il aux intérêts de ceux qui l’ont tué ? De quelle façon cela entravait-il l’exercice de leurs propres droits individuels et collectifs ? Le fait que ce garçon ait des sympathies pour le RACI, empêchait-il ses tueurs de respirer, d’aller et venir librement, d’exercer leur citoyenneté et d’assumer leur existence d’humains ? Et puis, en quoi la présence même de cette plateforme (le RACI) constitue-t-elle un péril, une catastrophe, pour et à l’intérieur de la cité du patriarche Péléforo Gbon Coulbaly ?

Quel que soit l’angle sous lequel on l’envisage, le caractère absurde et gratuit de ce meurtre reste incontournable. Comme il m’apparaît à moi, tout aussi absurde, incompréhensible et inexplicable, la tendance mortifère et hystérique que, de loin, je vois le peuple sénoufo prendre, ces dernières années. Et cela signe le second paramètre de ma présente réflexion. Comment la ville de Korhogo s’est-elle inscrite dans l’irrespect de la valeur essentielle et capitale qu’est la vie humaine ? Comment le peuple sénoufo que nos pères et mères, tant à l’Ouest qu’au Centre, à l’Est qu’au Sud du pays, nous ont toujours présenté, à nous qui ne sommes pas natifs du Nord, comme un peuple pacifiste, ouvert et hospitalier, s’est-il rabaissé jusqu’aux puanteurs de l’intolérance, de l’incivilité et de la violence ? Or, c’est en m’ancrant dans ce préjugé favorable, que, personnellement, j’ai toujours accordé, à tout Sénoufo avec qui j’ai commerce, le bénéfice de la probité, de l’élévation dans le Môgôya (dignité ou culte de l’humain), du respect de la vie, de la nature et de l’environnement. 

Où sont passés ces cultes nobles et ces valeurs essentielles ? Peuple sénoufo, qu’as-tu fait de ton Poro et de ton Tchologo ? Des reliques usagées, décadentes et fades, sans plus d’essence vivifiante ? Dans ces ‘’comment’’ d’incompréhension que je lance, j’espère que l’on entend également de bruyants ‘’pourquoi’’  de dépit ! Oui. Par quel mécanisme ou phénomène, cette mutation involutive s’est-elle opérée, au sein d’un peuple qui, du point de vue du spiritualiste Médard Kouassi – que je partage aussi – est le peuple le plus ouvert à la spiritualité de notre Quadrilatère national ? L’acharnement que ses tueurs ont montré à ôter la vie au jeune Kognon, membre pacifique d’un RACI, lui-même, organisme pacifique, est-il digne d’un peuple qui a érigé, depuis des temps immémoriaux, le Poro et le Tchologo en institutions sacrées d’élévation, de dignité et d’accomplissement de l’homme ?

Ce qui nous conduit au troisième et dernier paramètre de notre réflexion : les liens, relations et connexions que l’opinion esquisse, au sujet de cette affaire. De ce qui s’est dit, ici et là, sur ce triste événement, l’on a entendu que ce drame survenu, le 7 juillet dernier, à Korhogo, serait illustratif d’une guéguerre d’influence et de positionnement, entre deux factions politiques rivales, rattachées, l’une et l’autre, aux deux leaders régionaux que sont : Amadou Gon Coulibaly, Premier Ministre et Chef du Gouvernement, et Guillaume Kigbafori Soro, Président de l’Assemblée Nationale.

Du reste, lorsque les gazettes nous ont appris, il n’y a guère, l’arrestation des assassins de Soro Kognon (les dénommés Sékongo Drissa dit Dey, et Konaté Ismaël), elles nous ont signifié, dans le même élan, que ces sinistres individus avaient des affinités fermes avec le Chef du Gouvernement ivoirien. A qui l’opinion prête des ambitions présidentialistes, à l’échéance de 2020. Et qui, dans cette perspective, est vu par les observateurs comme un rival potentiel de Guillaume Kigbafori Soro.

En reliant ces informations au limogeage, hier, par Amadou Gon Coulibaly, de certains de ses collaborateurs, à la Primature, et de hauts cadres dans l’Administration, reconnus ou suspectés de sympathie pour le RACI, on peut, sinon faire fond sur cette rumeur de rivalité entre leaders régionaux, du moins la prendre au sérieux. Lesdits leaders, pour leur part, n’ont encore nullement laissé transparaître une quelconque animosité, l’un envers l’autre, ni en paroles ni en actes univoques. Mais il est une évidence que, le bellicisme dans lequel les partisans d’Amadou Gon Coulibaly se sont raidis, à l’encontre de leurs frères, sympathisants de Guillaume Kigbafori Soro, s’origine dans ce limogeage auquel nous faisions allusion tantôt.

« Vous ne pouvez pas être à mes côtés (à la Primature) ou sous mes auspices (dans l’Administration), et afficher vos sympathies pour le Chef du Parlement ! » C’est ce que semblait signifier ce dégommage des cadres pro-Soro, hier. En extrapolant, cela peut donner ceci : « Vous ne pouvez pas résider à Korhogo, chez moi, et y tenir des manifestations favorables à Guillaume Soro ! » Le péché du roi étant le péché du peuple, les fidèles du Premier Ministre ont vu, dans leurs frères du clan Soro, des ennemis à éradiquer, à l’intérieur de la Cité du Poro. Ils ont ainsi passé la mesure du simple regard inamical, pour plonger dans la haine meurtrière.

Selon les informations que nous en avons – et qui restituent le drame du 7 juillet –, tout serait parti d'une violation de la liberté d'association et de réunion par les autorités politiques et administratives de la ville de Korhogo, qui ont refusé au RACI un lieu de manifestation. Les membres de cette plateforme se sont alors repliés devant la résidence du Député Soro Kanigui. Et c’est là que des partisans d’Amadou Gon Coulibaly, sont venus agresser la réunion et assassiner le jeune Soro Kognon. Comme pour signifier aux Soroïstes que leurs rassemblements ne sont pas les bienvenus, à Korhogo. Est-ce que, à Ferkessédougou ou dans toute autre ville de Côte d’Ivoire, l’on empêche pareillement les partisans du Premier Ministre de se réunir ? Cette violence et cet anti-républicanisme sont, bien évidemment, inacceptables.

Dans cette triste affaire, il est à relever que les agressés du RACI ne se sont pas lancés dans la contre-violence et les représailles. Car, que ce serait-il passé, s’ils y avaient cédé à leur tour ? Qui aurait tiré profit de l’escalade des fureurs ? La posture pacifiste qu’ils ont adoptée, honore les hommes de L’Honorable Kanigui. En dépit de la cruelle et sauvage agression qu’ils ont subie. En dépit encore du fait que, selon nos sources, le procès des meurtriers du jeune Kognon n’a pas encore été ouvert, et que le corps de la victime est toujours confisqué par la Justice, depuis ce tragique 7 juillet 2018.

C’est le lieu d’inviter les autorités administratives et les politiques de la ville de Korhogo, à la sérénité. Les principes auxquels notre pays a librement souscrit (la démocratie, les libertés fondamentales, l’État de droit, la justice et l’équité pour tous), ne peuvent s’accommoder de ces fébrilités ni de ces fureurs. Non. De surcroît, il faut l’entendre clairement : si Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre et Chef du Gouvernement, et Guillaume Kigbafori Soro, Président de l’Assemblée Nationale, sont aujourd’hui élevés en leaders régionaux, cela n’en fait pas des ennemis irréductibles. Et l’idée que l’un ne saurait prospérer, sans que l’autre ait d’abord été anéanti ou écrasé, est illustrative d’un déficit manifeste de citoyenneté et de militantisme politique.

La contemporanéité dans laquelle ils sont placés, n’est aucunement une malédiction. Ni pour l’un, ni pour l’autre. Encore moins, pour la région du Nord ivoirien et le pays sénoufo. Bien au contraire, il s’agit là d’une grande richesse. Car, quoi, la région du Nord et le peuple sénoufo devraient se désoler et maudire le Ciel de leur avoir donné, dans la même période d’existence, des dirigeants politiques aussi brillants, honorables et généreusement investis dans le service public, qu’Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Kigbafori Soro ? Si des gens pensent cela, c’est qu’ils n’entendent pas les pleurs de beaucoup d’autres régions du pays qui se désolent de manquer de cadres de l’envergure et de l’aura de ces deux hommes d’État ; collaborateurs attentifs et appliqués du Président de la République, Alassane Ouattara.

Oui, le leadership régional pourrait les opposer, en faire même des rivaux ! Et alors ? Et s’ils l’étaient et s’investissaient dans cette rivalité potentielle, de façon saine, en l’accompagnant de leurs génies respectifs, leurs intelligences et leurs humanismes, le suprême Môgôya dans lequel a dû les élever le Poro, pour l’un et le Tchologo, pour l’autre ? Les gagnants, dans un tel challenge, ne seraient-ce pas, incontestablement, la région du Nord et ses populations ? 

C’est vrai, Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Kigbafori Soro ressortent comme les figures tutélaires, politiquement parlant, de deux villes (Korhogo et Ferkessédougou) qui, sans doute du fait de l’histoire de la région, se posent en rivales et revendiquent une suprématie territoriale. Irréfutablement. Mais la rivalité n’est-elle pas le moteur du progrès ? En réalité, la vie, si l’on y réfléchit sérieusement, met en rivalité ou en concurrence les êtres, les États, les sociétés, les races et les civilisations, les peuples et groupements, les espaces, les cités et communautés. Dans le dessein final, d’évaluer et d’établir leurs créativités, leurs génies à refléter, à concevoir et bâtir la beauté, le bien et la positivité, pour le profit de la collectivité.  

Dans cette donne, Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Kigbafori Soro, chacun dans sa zone urbaine et rurale d’influence, ne pourraient-ils pas rivaliser de générosité, de créativité, d’intelligence et d’humanisme ? Pour faire, ici, de Korhogo et là, de Ferkessédougou, des espaces lumineux, émergents et dynamiques ? Où le bien-être et le bien-vivre, que nos édiles ont toujours promis trompeusement aux populations, d’une commune à l’autre, à travers le pays, seraient des choses concrètes et non des leurres.  Et alors, par eux et grâce à eux, Korhogo, d’un côté, pourrait, orgueilleusement, lancer à Ferkessédougou : « Je suis plus lumineuse, plus moderne que toi ! » Ce à quoi, de l’autre côté, Ferkessédougou répliquerait, fièrement : « Que dis-tu de mon dynamisme, de mon rayonnement, de ma salubrité ? » D’ailleurs, qui peut contester le fait que, sous le leadership positif et dynamique de nos deux personnalités, Korhogo et Ferkessédougou ont pris, depuis maintenant une décade, un essor prometteur ?

Il n’y a pas à dire, c’est dans les paramètres du bien-être et du bien-vivre, individuels et collectifs, que devrait se situer une suprématie éventuelle, de l’une de ces villes sur l’autre. Celle que l’opinion du cru attribue à Korhogo, du fait de l’histoire, du prestige et du rayonnement passés du patriarche Péléforo Gon Coulibaly, n’est manifestement plus pertinente, en cette modernité où le progrès, le bien-être et le bien-vivre sont jugés à l’aune du développement économique et humain. Quel bonheur énorme ce serait, si tous nos élus et cadres, qu’ils soient du champ politique ou du champ du privé, entraient dans une telle rivalité, une telle compétition ! Hélas, certaines de ces élites cèdent parfois à leurs ego, qu’elles peinent alors à discipliner, à tremper dans l’eau vive de l’humilité, pour les placer à hauteur humaine ! D’autant qu’à leurs incapacités propres de dépassement et d’élévation, ces élites-là amalgament et associent souvent, sans discernement, les flatteries et attentes de bas étage de leurs suiveurs.

Élevons-nous maintenant au plan national, et réfléchissons posément ! Oui, Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Kigbafori Soro pourraient être des candidats rivaux, dans la perspective de la présidentielle de 2020, si ce challenge correspondait à leurs ambitions personnelles. Le premier, on ne l’a encore jamais entendu se prononcer sur la question, et personne ne l’a encore, à ma connaissance, titillé là-dessus. Quant au second, à force d’être interpellé, à ce sujet, par la presse – j’ai même envie de dire, harcelé –, il a fini par lâcher qu’il y réfléchirait plus sérieusement que par le passé.

En tout cas, si l’ambition d’Amadou Gon Coulibaly et celle de Guillaume Kigbafori Soro, pour l’échéance électorale de 2020, coïncidaient, ce serait, à mon avis, une bonne chose pour la région ; et non, une catastrophe. Parce que, pour moi, toutes proportions gardées, cette éventuelle opposition s’inscrirait dans le même schéma du leadership régional, brossé plus haut. Et il suffirait, ici aussi pareillement, que les intéressés conjuguent leurs intelligences et leurs visions, pour œuvrer, la main dans la main, pour le plus grand bénéfice de leur région et du pays. C’est cette démarche, synergétique et heureuse, qui les préserverait, tous les deux, du désastre qu’ils encourraient en s’engageant maladroitement dans un duel fratricide.

Exactement comme s’y sont engagés, désastreusement, lors de la régence de Laurent Gbagbo, ses fidèles lieutenants et compagnons qu’étaient Boga Doudou et Moïse Lida Kouassi. L’histoire est un enseignement, dont on peut retrouver les traces dans les livres. C’est le schéma de cet exemple d’animosité et d’hégémonie fratricide qui finit en tragédie, entre deux leaders régionaux (issus du Loh-Djiboua), que nous relate, entre autres thèmes, le Professeur Koné Abou Bakary Sidick, dans son ouvrage essentiel, L’étrange marche d’une prophétie (Éditions Saint Sauveur, Abidjan, 2014).  Un ouvrage à lire, toutes affaires cessantes.

Cette œuvre de l’universitaire et grand chef de la communauté des Limmoudim de Côte d’Ivoire, nous situe sur le sort que leur irréductible antagonisme, sur fond d’ambitions présidentialistes, a valu, tour à tour, à Boga Doudou et à Moïse Lida Kouassi ; les leaders et champions d’alors du pays Dida, sur lesquels Laurent Gbagbo avait cru pouvoir compter pour asseoir sa Refondation. L’état lamentable de la région du Lôh-Djiboua et de ses villes phares de Divo et de Lakota, est par ailleurs édifiant, sur les malheurs auxquels une course calamiteuse à la suprématie régionale et nationale, a confronté ces deux hommes forts du régime frontiste passé. La leçon vaut pour le pays sénoufo, comme pour toutes les régions de Côte d’Ivoire.  

Source: guillaumesoro.ci


 

Pour dire que je n’ai aucun complexe à rencontrer quelqu’un avec qui j’ai des contradictions principales ou secondaires sur un sujet ou une situation donnée.Je n’ai pas pour habitude de fuir mes adversaires, même pas mes ennemis. Je suis un partisan des débats contradictoires et de la critique constructive. J’ai toujours eu le courage de mes opinions. Ici à La Haye où je suis en prison, je ne rencontre pas que des amis ou des partisans.
Je rencontre aussi des personnes anonymes, de farouches adversaires, et même des personnes qui n’ont pas toujours été tendres avec moi. Avec mes visiteurs, nous parlons de tout, de ce que nous partageons comme idéal, de ce qui nous unit, mais dans le courage nous abordons aussi ce qui nous oppose sans que personne ne renonce à ses principes de vie. On ne sera pas toujours d’accord sur tous les sujets et c’est ce qui fait la beauté de la vie.
Je ne suis pas un politicien sectaire qui élève les murs de son propre enfermement.»

PS de son porte-parole Diaby Youssouf: Si vous comptez sur lui pour alimenter, les inutilités d’une quelconque secte, un groupement de pleurnichards et ou de clubs d’amis, c’est «mort».

source: connectionivoirienne.net


Abidjan, 23 août 2018 (SM)-Soro Ousmane Dieudonné, un Ivoirien de 45 ans, a porté plainte au tribunal de première instance d’Abidjan, contre deux femmes de nationalité marocaine pour ‘’coups et blessures volontaires et pour racisme’’.

Selon le procès-verbal d’audition du plaignant et plusieurs témoins, l’entrepreneur ivoirien a été traité de ‘’caca’’, avant d’être tabassé par les deux femmes jusqu’à lui déchirer les vêtements le 11 avril dernier, au environ de 19 heures face à un supermarché à Biétry.

Tout a commencé à l’intérieur de ce commerce par une banale dispute de bousculade. Laquelle dispute se transforme en rixe, où les deux ‘‘ femmes à la peau blanche’’ vont traiter Soro Ousmane Dieudonné ‘‘d’espèce de noir’’ et d’espèce de caca’’. Dans la dispute, l’une d’elle va jusqu’à déclarer que ‘’  son roi (Mohammed VI) a déjà acheté la Côte d’Ivoire’’.

Choqué, l’homme a tenté de filmer la scène et les propos des deux femmes. C’est là qu’il sera pris à partie par les deux dames…  

L’homme agressé a déposé une plainte depuis le mois de juillet. Sauf que des informations font état de ce que les deux dames marocaines ont quitté le pays. Nous y reviendrons.

Dénis Traoré

 


 

La Haute Cour constitutionnelle malgache a publié la liste des candidats au premier tour de l'élection présidentielle du 7 novembre 2018. Sur les 46 candidats, 36 ont été retenus. Parmi eux, les trois derniers chefs de l'État, dont le président sortant.

 

Les principaux noms attendus apparaissent bien sur la liste des candidatures validées par la Haute Cour constitutionnelle de Madagascar mercredi 22 août. Hery Rajaonarimampianina, le président sortant et candidat à sa propre succession, Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009 dont les ennuis judiciaires auraient pu pourtant constituer un obstacle à la candidature, et Andry Rajoelina, qui lui avait succédé de 2009 à 2014, sont donc officiellement en lice, de même que 33 autres candidats.

 

Les candidatures des anciens Premiers ministres Jean Omer Beriziky, Jean Ravelonarivo et Olivier Mahafaly Solonandrasana ont toutes été validées, de même que celle déposée par l’ancien président Didier Ratsiraka, qui a tenu la Grande Île d’une main de fer durant ses deux mandats (1975-1993 et 1997-200

La Haute Cour avait jusqu’à dimanche pour étudier les dossiers des 46 candidats. Elle a finalement rejeté dix d’entre-eux, pour des motifs allant de l’absence de quittance attestant du dépôt de la contribution financière obligatoire, à l’absence de présentation du casier judiciaire en passant par l’absence d’attestation de parrainage.

 

« Les candidatures validées sont conformes aux prescriptions constitutionnelles, législatives et réglementaires et que les candidats concernés remplissent les conditions d’éligibilité », écrit la Haut Cour, présidée par Jean-Éric Rakotoarisoa.

 

Contexte politique tendu

 

Le premier tour de la présidentielle aura lieu de 7 novembre prochain, la date de l’éventuel second tour étant fixée au 19 décembre. Le scrutin présidentiel, couplé aux élections législatives, intervient après plusieurs mois de crise politique. D’avril à juin, l’opposition a manifesté quasi quotidiennement sur la place du 13-Mai, à Antananarivo, pour dénoncer les nouvelles lois électorales et exiger la démission de Hery Rajaonarimampianina. Lors de l’une des premières manifestations, le 21 avril, deux manifestants avaient été tués par les forces de l’ordre.

 

Fin mai, au terme d’un bras de fer de plusieurs semaines, la Cour constitutionnelle avait enjoint au président malgache de mettre en place un gouvernement d’union nationale et réclamé l’organisation d’élections anticipées. La nomination de Christian Ntsay au poste de Premier ministre, début juin, avait permis de ramener un semblant de calme sur la scène politique malgache.

 

En mettant ainsi la pression sur le président Rajaonarimampianina, la Haute Cour « est incontestablement sortie de son rôle », glissait à Jeune Afrique un diplomate occidental, début juin. Mais elle a également du même coup « forcé au dialogue des gens qui ne voulaient pas se parler », ajoutait cette même source.

 

 

Les candidats validés

 

01           Andry Nirina RAJOELINA – Tanora malaGasy Vonona(TGV)

 

02           RAVELONARIVO Jean – Antokom-BAhoaka (ABA)

 

03           MAILHOL André Christian Dieu Donné – Gideona, Fandresena ny Fahantrana eto Madagasikara (GFFM)

 

04           ERNAIVO Fanirisoa – ZAnak’i MAdagasikara (ZAMA) et Parti Travailliste Malagasy (PATRAM)

 

05           JULES ETIENNE Rolland – Madagasikara FIvoarana (MAFI)

 

06           RASOLOFONDRAOSOLO Zafimahaleo dit DAMA Mahaleo – Manajary Vahoaka

 

07           RABARY Andrianiaina Paul – MIASA

 

08           RABEHARISOA Saraha – Parti Liberal Démocrate (PLD)

 

09           RANDRIAMORASATA Solo Norbert  – Union Démocrates Chrétiens de Madagascar (UDCMA-KMTP)

 

10           RATSIETISON Jean-Jacques Jedidia – Fahefa-Mividy no Ilain’ny Malagasy (FMI-MA)

 

11           BERIZIKY Jean Omer – ANTSIKA MADAGASIKARA

 

12           RAKOTOFIRINGA Richard Razafy – Solidarité des Jeunes Intellectuels pour l’Avenir de Madagascar (SJIAM)

 

13           RADILOFE Mamy Richard – Roso ho amin’ny Demokrasia Sosialy (RDS)

 

14           RAJAONARIMAMPIANINA RAKOTOARIMANANA Hery Martial – Hery Vaovao ho an’ny Madagasikara (HVM)

 

15           BEZAZA Marie Eliana Pascaline Manasy – Parti Social Démocrate de Madagascar (PSD)

 

16           RAVALOMANANA Marc – TIAKO I MADAGASIKARA (TIM)

 

17           IMBEH Serge Jovial – Antoky ny Fivoaran’ny Malagasy (AFIMA)

 

18           RAJAONARY Erick Francis – MALAGASY MIRAY MIFANKATIA (MA.MI.MI)

 

19           ANDRIANOELISON José Michel – ARO-RIAKA

 

20           ANDRIANTSEHENO Lalaoarisoa Marcellin – TAFAJIABY

 

21           RATSIRAKA Iarovana Roland – Malagasy Tonga Saina (MTS)

 

22           RANDRIAMAMPIONONA Joseph Martin – REFONDATION TOTALE DE MADAGASCAR (RTM)

 

23           RABARIHOELA Bruno – FAHAZAVAN’I MADAGASIKARA (FAIMA)

 

24           RADAVIDSON ANDRIAMPARANY Benjamin – FIRAISAMPIRENENA HO AN’NY FAHAFAHANA SY NY FANDROSOANA (F.F.F)

 

25           NARISON Stephan – ANTOKO GASY MIARA MANDROSO (A.G.M.M)

 

26           RASOLOVOAHANGY Roseline Emma – EZAKA MAMPANDROSO ANTSIKA (EMA)

 

27           RASOLOFONJOA Haingo Andriakajamalala – AVOTRA HO AN’NY FIRENENA

 

28           ROBIMANANA Rivomanantsoa Orlando – Madagasikara Vina sy Fanantenana (MVF)

 

29           RAKOTOMAMONJY Jean Max – LEADER FANILO

 

30           ZAFIVAO  Jean Louis – GASY MIFANKATIA  (GASYMI)

 

31           RASOLONJATOVO Falimampionona – FITAMBOLAGNELA/IAD

 

32           TABERA Randriamanantsoa – KINTANA

 

33           RAMAROSON Arlette – PARRAINAGE

 

34           MAHAFALY Solonandrasana Olivier Jocelyn – PARRAINAGE

 

35           RAFALIMANANA Ny Rado- FOMBA

 

36           RATSIRAKA Didier Ignace -AREMA

 


 

Les candidatures invalidées : 

 

RASOAMAKA James Andriatsihety

 

RAKOTO Jean-Pierre

 

MAHAVIMBINA Alain

 

RASOAMALALA SAVARON Armandine Malala

 

RATSIMBAZAFY Georges Désiré

 

BEZARA Eliane Virginie dite Ninie Donia

 

RAHARIMANANA Mamy Nirina

 

RASOLONIAINA KORODO Jean Félicien

 

ANDRIANIRINA Max Fabien Olivier

 

TSIRANANA Philippe Madiomanana


Si le président ivoirien a évoqué la nécessité de transmettre les rênes du pays à une nouvelle génération, aucun nom ne se détache pour 2020, observe notre chroniqueur.

Chronique. Dans En attendant le vote des bêtes sauvages, célèbre roman de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, le personnage principal, nouveau venu au sein du syndicat des dirigeants africains, bénéficie des conseils avisés de ses pairs, au pouvoir depuis des décennies. L’une des principales leçons que lui transmet l’un d’entre eux est de ne jamais désigner son successeur. Sans quoi il risquerait d’être dans l’instant marginalisé, errant dans un palais fantôme.

 

Alassane Dramane Ouattara a-t-il lu Ahmadou Kourouma ? A deux ans de la fin de son second quinquennat à Abidjan, le président ivoirien n’a toujours pas intronisé de successeur. Aucun prétendant ne s’impose de lui-même. Résultat, « ADO » cherche à gagner du temps. Il y a quelques semaines, il déclarait ainsi à l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’il déciderait de son sort personnel en 2020, autrement dit dans la dernière ligne droite. Ce faisant, il déclenchait l’ire de son allié, son « aîné » Henri Konan Bédié, dont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) revendique l’alternance, autrement dit la présidence, après dix ans de règne du Rassemblement des républicains (RDR) au sommet de l’Etat.

 

 

Au fond, que veut Alassane Ouattara ? D’un naturel réservé et peu loquace, le président entretient sans se forcer le mystère sur ses intentions. Mais est-ce par pure ruse politique ou par obligation ? A plusieurs reprises au cours des derniers mois, et encore le 6 août lors de son discours à la nation ivoirienne, Alassane Ouattara a évoqué la nécessité pour le pays de se préparer à transmettre le pouvoir à une nouvelle génération. S’il ne faut jamais négliger, en Afrique comme ailleurs, la pression des entourages – qu’il s’agisse des réseaux familiaux, communautaires ou d’affaires –, le chef de l’Etat ivoirien, âgé de 76 ans, exprime ainsi publiquement son souhait de passer la main après des décennies de lutte politique.

Prenons-le au mot et faisons le pari qu’Alassane Ouattara souhaite sincèrement quitter le pouvoir qu’il a conquis de haute lutte en 2010-2011. Qui pour lui succéder ? C’est là que l’affaire se corse. L’actuel premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, mis sur orbite par le chef de l’Etat, est un apparatchik qui apparaît avant tout comme l’homme du RDR. Dans la « jeune génération » au sein du pouvoir, deux noms se dégagent, ceux de Guillaume Soro et d’Hamed Bakayoko. Le premier, président de l’Assemblée nationale, reste marqué par son passé de « rebelle » et est régulièrement soupçonné de manipuler, avec l’aide de ses anciens camarades « comzones », les frustrations de l’armée. Le second, considéré comme très proche du couple Ouattara, ne semble pas encore disposer du poids et de la légitimité politiques nécessaires pour rassembler et diriger le pays.

 

 

Depuis l’accession au pouvoir de Ouattara, une nouvelle génération de « décideurs », en phase avec le monde du business mondialisé, a pris du poids au sein de l’Etat. Mais aucune de ces têtes bien faites n’est parvenue à s’imposer sur le champ politique. Il n’y a pas de Macron ivoirien, du moins pas encore. Du côté du PDCI, désormais animé par un désir visible de revanche sur l’histoire et la soif du pouvoir, l’ancien président Henri Konan Bédié a « réussi », si l’on peut dire, à torpiller avec constance l’émergence d’un dauphin. Au risque de créer de fortes divisions au sein de son mouvement et de voir le pouvoir lui glisser à nouveau entre les doigts en 2020.

 

Dans deux ans, la Côte d’Ivoire va-t-elle à nouveau subir une crise de succession en forme de malédiction ? Alassane Ouattara connaît parfaitement le problème, lui qui tenta de s’imposer à la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993, face au même Bédié, avant d’être écarté de manière inique de la présidentielle en 2000. Deux ans plus tard, après un coup d’Etat raté contre Laurent Gbagbo, le pays sombrait dans la pire crise de son histoire jusqu’au paroxysme de la crise post-électorale de 2010-2011.

 

Une redistribution des cartes en trompe-l’œil

 

En l’absence de nouvelle figure politique capable de s’imposer, la vieille génération occupe le terrain. Alassane Ouattara laisse planer le doute sur ses intentions. L’amnistie de Simone Gbagbo (autre figure du passé) contribue à entretenir ce flou : au-delà de la volonté affichée de réconciliation, ne s’agit-il pas d’attiser les divisions au sein du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, entre une aile « dure » (celle de Simone Gbagbo) et une aile plus « modérée » incarnée par Pascal Affi Nguessan ? De son côté, Henri Konan Bédié met en scène sa rupture avec un RDR peu partageur et se rapproche, sous l’œil gourmand des caméras, d’un FPI qui le méprise souverainement. La redistribution des cartes semble s’accélérer sur la scène politique ivoirienne, mais elle est en trompe-l’œil : ce sont bien toujours les mêmes joueurs qui sont aux manettes.

 

Il reste donc deux ans aux principaux acteurs de ce drame pour éviter à la Côte d’Ivoire un nouveau soubresaut violent. Le « Vieux » Houphouët-Boigny n’avait pas su préparer le passage de relais avant sa mort. En novembre 2017, Alassane Ouattara déclarait sur France 24 à propos de la présidentielle de 2020 : « En politique, on ne dit jamais non. » Une phrase qui fait étrangement écho au titre du dernier roman – posthume – d’Ahmadou Kourouma : Quand on refuse on dit non. Il n’y a pas de fatalité en Côte d’Ivoire.

lemonde.fr


Facebook découvre de nouvelles « campagnes » de désinformation

L’entreprise a précisé que ces opérations de manipulation, « distinctes », étaient pilotées depuis la Russie et l’Iran et ciblaient l’Amérique latine, les Etats-Unis et le Moyen-Orient

Facebook a annoncé, mardi 21 août, qu’il avait mis fin à des opérations de manipulation de grande envergure, initiées en Iran et en Russie, dont les cibles étaient l’Amérique latine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient. « Il s’agissait de campagnes distinctes et nous n’avons identifié aucun lien ou coordination entre elles », écrit le réseau social sur son blog.

« Nous bannissons ce genre de comportements parce que nous voulons que les gens aient confiance dans les connections qu’ils font sur Facebook », a-t-il déclaré, tout en soulignant l’immensité de la tâche. « C’est un défi permanent parce que les responsables [de ces activités] sont déterminés et disposent de moyens financiers importants. »

Facebook a aussi reconnu qu’il n’était pas possible de s’attaquer seul au problème et précisé avoir collaboré avec les forces de l’ordre, des experts et d’autres compagnies.

Facebook a aussi reconnu qu’il n’était pas possible de s’attaquer seul au problème et précisé avoir collaboré avec les forces de l’ordre, des experts et d’autres compagnies.

Partage des informations

Le réseau social a fermé 652 pages, groupes et comptes factices initiés d’Iran et qui visaient des gens au Proche-Orient, en Amérique latine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Facebook a été alerté par une entreprise spécialisée dans la cybersécurité de l’existence de pages contrôlés par un groupe dénommé « Liberty Front Press », qui, selon la société de Mark Zuckerberg, est lié « à des médias d’Etat iraniens ». Les premiers comptes associés à ce groupe ont été créés en 2013. En 2017, ils se sont concentrés sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni sans jamais révéler leur lien avec Téhéran.

Le réseau social affirme avoir partagé ses informations avec les autorités britanniques et américaines. Outre la fermeture de ces pages, Facebook a annoncé avoir continué à clore d’autres qui peuvent être « liées à des sources, identifiées au préalable par le gouvernement américain comme pilotées par les services de renseignement militaires russes ». Leurs contenus concernaient essentiellement l’Ukraine et la Syrie. Là encore le réseau social a fait savoir qu’il collaborait pleinement avec la police américaine.

Révélations de Microsoft

L’annonce de cette nouvelle vague de fermetures de comptes fallacieux vient au lendemain de révélations du géant informatique Microsoft sur l’étendue des opérations d’ingérence de Moscou aux Etats-Unis. Microsoft accuse des pirates informatiques russes au service du Kremlin d’avoir visé les sites Internet de centres de réflexion conservateurs américains.

Si Facebook s’est lancé tous azimuts dans la lutte contre les fake news et les opérations de désinformation pour ne pas entamer plus avant la confiance des usagers, le groupe reconnaît qu’il existe toujours « une tension entre éliminer rapidement ces acteurs nocifs et améliorer les défenses sur le long terme ».

Il a été vivement reproché au réseau social, notamment après la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, de ne pas faire assez pour lutter contre ce genre d’abus. A l’approche des élections de mi-mandat de novembre, les autorités américaines ont par ailleurs affirmé que les opérations d’ingérence russe avaient repris de plus belle.

lemonde.fr

 


Abidjan, 20 août 1018 (SM)- Profitant de son séjour en Côte d’Ivoire, l'honorable Marie-Claude Bibeau, Ministre Canadienne du Développement International s'est rendue le vendredi 17 août 2018, à la maternité de la Formation Sanitaire Urbaine de Williamsville dans la Commune d’Adjamé.

 

Elle était accompagnée de S. E. Mme Julie Shouldice, Ambassadeur du Canada en Côte d’Ivoire, Dr Bruno Aholoukpê, Chef de la section Survie de l’enfant par intérim de l’UNICEF et le Dr René Oka, Directeur du Programme National de Nutrition.

 

Plus d’un milliard de francs CFA depuis 2012 sont investis par le gouvernement canadien, pour les activités de supplémentation en vitamine A en Côte d'Ivoire à indiqué la ministre.

 

"Le gouvernement par l’entremise du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique met en œuvre des activités de supplémentation en Vitamine A en Côte d’Ivoire. Le fonds des Nations Unies pour l'Enfance( Unicef), appui cette stratégie grâce à l’appui financier du gouvernement Canadien depuis plus d’une décennie, par la mise à disposition des capsules de Vitamine A pour la supplémentation des enfants de 6 à 59 mois, en vue de réduire de façon considérable leur morbi-mortalité" a-t-elle ajouté.

 

La visite a été l'occasion pour Marie-Claude Bibeau de s'imprégner des résultats et l’impact de la contribution du Canada.

 

Soulignons que la  maternité de Williamsville mène  des activités de supplémentation en Vitamine A intégrées au paquet habituel qui cible les enfants de moins de 5 ans.

 

Awa Tee


Mis à jour le 20 août 2018 à 19h31

 

Au Maroc, la possible ré-instauration d'un service militaire suscite bien des interrogations.

 

L’ordre du jour du Conseil de gouvernement de ce lundi 20 août a suscité une avalanches de conjectures et de rumeurs. Vendredi 17, une discussion autour d’un projet de loi sur le rétablissement du service militaire est annoncé. Très vite, la toile s’enflamme, chacun commentant un sujet qui a en effet des allures de petite révolution sociétale. Pour le moment, le texte du projet de loi n’est pas disponible en ligne. Seule une courte dépêche a été publiée par l’agence officielle, la MAP.

 

En 2006, le décret-loi n° 2-06-420 adopté sur consigne du roi Mohammed VI, chef des armées, mettait fin au service militaire. Le Maroc avait adopté une loi organisant un service militaire en 1966. Cette dernière donnait deux raisons à l’existence de ce passage obligé : « Une formation de base qui lui permettra de contribuer (…) à la défense de la patrie. » et « Une formation technique et professionnelle de nature à élever son niveau social et à le faire participer au développement du pays. »

 

À l’époque, la durée légale du service militaire était de 18 mois. Mais dans la pratique, les obligations militaires n’étaient pas appliquées de manière stricte.

 

Mixité sociale

 

En l’absence de précisions, il est encore difficile de savoir quel serait l’objectif d’un éventuel rétablissement du service militaire. Restent les indices. Dans son dernier rapport, paru au début du mois d’août, le Conseil économique, social et écologique (CESE, préconisait « la mise en place d’un ‘service citoyen’ pour tous, s’adressant aux jeunes femmes et hommes aptes. »

 

 

Un dispositif qui, selon le CESE, « constituerait un véritable espace de brassage, qui impliquerait les jeunes d’horizons divers dans de grands projets collectifs, contribuant ainsi à la consolidation du sentiment d’appartenance à une même communauté nationale, chaque jeune marocain allant à la rencontre de ses concitoyens, et faisant l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion nationale. Ce service, obligatoire, devrait s’appliquer équitablement à toutes et à tous, sans distinction de genre, de milieu social ou de lieu de résidence. »

 

La question du coût

 

En ligne, les internautes favorables au rétablissement du service militaire mettent en avant ce principe de mixité sociale. Ceux qui s’opposent à l’idée pointent, eux, un risque : voir un nationalisme étriqué prendre le pas sur une mixité sociale en fait difficile à instaurer. Et ils se demandent pourquoi cette mission n’est pas plutôt dévolue à l’école publique et à l’enseignement supérieur.

 

 

 

Quoiqu’il en soit, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Au-delà du circuit classique d’un projet de loi, parfois long, la ré-instauration d’un service militaire annoncerait un branle-bas-le-combat. Selon un rapport du HCP sur la démographie, en 2030, il y aura 3 millions de Marocains âgés de 15 à 20 ans et autant de 20 à 25 ans. Intégrer une telle cohorte dans les rangs durant plusieurs mois demandera donc, en premier lieu, une augmentation des dépenses militaires.

source: jeuneafrique.com


Abidjan, 20 août 2018 (SM)- Le président de l’Assemblée nationale semble bien engagé dans une dynamique de maillage du terrain, au regard des candidats aux futures élections municipales et régionales qui se réclament de lui. Après la commune d’Abobo, où son soutien à la candidature du député Tehfour Koné est un secret de polichinelle, Guillaume Soro a trouvé un homme pour la commune d’Adjamé. Il s’agit du conseiller municipal, Sidbé Brahima.

 

 Né le 20 janvier 1973, ce professeur de lycée arpente depuis plusieurs mois les 20 quartiers de la commune commerciale pour vendre sa candidature aux électeurs. ‘‘ Notre candidature n’est pas négociable. C’est une mission, c’est une nécessité. Quand pendant 15 ans, vous avez côtoyé des masse pour susciter leur espoir pour le changement, ce n’est pas maintenant qu’il faut renoncer’’, confie-t-il, dimanche, en marge d’une cérémonie de don de kit à des familles musulmanes au stade de Williasmville. Pour cet homme qui ne cache pas son admiration pour son mentor Guillaume Soro, ‘‘le moment est venu’’ de tourner les pages sombres de ‘‘notre histoire’’ avec des hommes nouveaux. ‘’ Les gens à Adjamé ne comprendraient pas que moi, Sidibé, pour qui nous avons massivement voté en en 2013, avec plusieurs milliers de voix, que je ne puisse pas continuer le combat’’, a-t-il poursuivi.

 

 Partout où il passe, ce candidat déclaré aux municipales à la succession du maire Youssouf Sylla, ne manque pas d’éloges pour ce dernier. ‘‘ Je suis convaincu que je participerai de manière plus active à ces élections et nous allons les remporter de façon éclatante’’, se dit-il convaincu celui qui se présente partout comme était l’homme de Soro à Adjamé. ‘‘ J’ai rassuré le président de l’Assemblée nationale. Je lui apporterai la clé de la mairie d’Adjamé’’, affirme-t-il, d’un ton déterminé.

TBO


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