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Accra, 10 septembre 2018 (SM)-La dépouille de l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, est arrivée lundi 10 septembre à Accra, la capitale du Ghana, son pays natal. Le diplomate et prix Nobel de la paix, premier dirigeant de l'ONU issu de l'Afrique subsaharienne, est mort le 18 août dernier, à l'âge de 80 ans. Ses obsèques nationales sont prévues ce jeudi dans la capitale Accra.

Le diplomate onusien sera enterré jeudi dans le nouveau cimetière militaire d'Accra. De nombreuses personnalités du monde entier sont attendues pour ses obsèques nationales.

 

Son corps est arrivée lundi à Accra dans un cercueil recouvert du drapeau bleu ciel des Nations unies. Un dernier voyage de Genève vers son pays d’origine, accompagné de son épouse, de ses enfants et de hauts responsables de l'ONU.

 

Six soldats ghanéens ont porté le cercueil et le drapeau de l'ONU a été remplacé par celui de son pays, rouge, jaune et vert.

 

Le président du Ghana Nana Akufo-Addo était présent à l’aéroport où a eu lieu une petite cérémonie.

 

Depuis mardi, le corps de l’ancien secrétaire général des Nations unies a été exposé au Centre de conférence d’Accra, où le public se bouscule pour lui rendre un dernier hommage.

 

TBO, envoyé spécial à Accra

 


L’Editorial de Franklin Nyamsi Wa Kamerun

Professeur agrégé de philosophie, Paris-France

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, au cœur de la Terre de Côte d’Ivoire, les oreilles se suspendent davantage chaque jour aux lèvres de Guillaume Kigbafori Soro. On a beau remuer l’affaire dans tous les sens, voici ce qui se murmure dans les chaumières du peuple ivoirien : « IL est où ? Que fait-il ? Que dit-il de tout ce qui nous arrive ? Jusqu’à quand laissera-t-il planer le suspense sur ses intentions réelles ou supposées ? Et surtout, quand parlera-t-il ?  » Et pendant ce temps, Guillaume Soro, dans le silence de la méditation qu’il s’impose, écoute et observe son pays. Prépare ses épaules à sa mission destinale. Pèse et soupèse les enjeux historiques qui le convoquent et parfois l’assaillent. Mais Guillaume Soro ne parle pas encore. Toutefois, Guillaume Soro parlera. Parodions donc Aimé Césaire. IL est et demeure la voix des malheurs ivoiriens qui n’ont point de bouche et la liberté de celles  qui s’affaissent au cachot du désespoir.

         Toutes ces questions légitimes et brûlantes émergent du pays profond, d’autant plus qu’avec le temps, se dresse le bilan médiocre d’une situation nationale ivoirienne en deçà de nos plus modestes espérances. Bien que la paix ait été globalement restaurée dans ce pays, après les affres innommables de la terrible crise postélectorale de 2010-2011, les espoirs nés de la libération massive des prisonniers politiques le 6 août 2018 viennent d’être en partie douchés par le refus sec d’une réforme démocratique de la Commission Electorale Indépendante avant la présidentielle 2020. Quelque chose nous dit que le pays est encore coincé, et que l’ambiguïté officielle persistante nourrit l’inquiétude des gens de bonne volonté.

          Douchées aussi les attentes sociales d’un peuple de Côte d’Ivoire confronté à la raréfaction massive des terres rurales, au déséquilibre persistant des revenus agricoles entre les milieux financiers internationaux qui décident de tout et les paysans locaux qui vivent parfois de rien. La politique économique des grands chantiers infrastructurels et des chiffres macroéconomiques – parfois creux comme le panier de la ménagère ivoirienne-  présentés sous un jour doucereux a fini par lasser. Nul ne croit plus sérieusement en ce pays au mythe d’une croissance proclamée forte alors que la pauvreté frappe officiellement près de 50% des Ivoiriens. L’ultralibéralisme aura fait long feu dans ce pays.

         Douchées enfin, les espérances de millions de jeunes chômeurs ivoiriens, qui ont cru que les deux mandats présidentiels qui s’achèvent en 2020 consacreraient leur retour massif au travail, leur accès au logement, au crédit, à la dignité anthropologique concrète, pour tout dire.  Et c’est au regard de cette insatisfaction grandissante et confirmée, d’Abobo à Cocody-Danga, des mines d’or industrielles polluant les eaux aux profits faramineux des grands groupes industriels, boulimiques à souhait devant des PME/PMI nationales à l’agonie ; Oui, c’est au regard de l’appareil institutionnel actuellement budgétivore et pas toujours efficace, du faste arrogant de certains des donneurs de leçons d’antan, que le Peuple de Côte d’Ivoire regarde ses filles et fils, et se cherche un véritable porte-parole, une conscience qui l’incarne et qui sèche enfin ses larmes continues.

         Or il y a quatre paroles fortes qui interpellent le Peuple de Côte d’Ivoire et se veulent l’expression de ses propres entrailles : la parole du régime RHDP unifié, désormais isolé dans le monologue du RDR et de ses alliés soumis et conditionnés par la jouissance du pouvoir d’Etat ; la parole d’un PDCI-RDA désormais clairement installé dans une opposition non moins ambiguë, puisque ses cadres résistent mal à l’habitude du pouvoir et de ses aises, tout en se sentant obligés de livrer la bataille de la dignité politique que leur ex-allié, le RDR,  leur impose ; la parole d’un FPI – toujours tiraillé en interne-  dont la fraction GOR a repris du poil de la bête depuis la libération de Madame Gbagbo et l’ouverture médiatique des fenêtres de la prison de Schevenningen sur l’opinion ivoirienne ; enfin, la parole d’une houle générationnelle, présente dans tous les partis politiques et au-delà, dans toutes les couches de la société ivoirienne, aspirant autant à l’alternance générationnelle que démocratique à la tête de l’Etat en 2020, à la fin de la vieille querelle politicarde entre héritiers et opposants politiques du défunt et célébrissime Président Félix Houphouët-Boigny. Oui, cette quatrième parole, redoutée par tous, mais pourtant attendue et désirée de toutes ses fibres par l’écrasée et écrasante majorité de ce jeune peuple, attend que celui qu’elle pressent la porte aux nues. Et je puis dès lors me permettre de me demander : que se passera-t-il quand Guillaume Kigbafori Soro, Leader Générationnel de ce pays, Grand Maître attitré de l’Ordre du Pardon et de la Réconciliation, fin connaisseur des subtilités de toutes les paroles ivoiriennes concurrentes, parlera ? J’examinerai au préalable l’état des paroles concurrentes avant d’en venir à celle qui, tel un tremblement de terre créateur de nouvelles terres, vibre et vagit dans l’Inconscient collectif ivoirien.

 

La voix ramollie du RHDP parti unifié au forceps

 

         La parole du parti unifié du RHDP est essoufflée. Le rassemblement qu’il était supposé incarner afin d’être la sève spirituelle de la stabilité ivoirienne s’est effondré avec le départ fracassant du PDCI-RDA de cette alliance politique. On connaît l’affaire : quelqu’un a trompé son camarade, même si on ne sait toujours pas exactement qui a promis quoi à qui.  La crise de la parole supposée donnée à l’Appel de Daoukro en septembre 2014 aura finalement coupé le lien affectif qui depuis 2005 à Paris, avait rassemblé les héritiers d’Houphouët-Boigny au chevet de la Côte d’Ivoire en proie à l’idéologie criminelle de l’ivoirité, née sous sa forme d’exclusion politique sous le régime du PDCI-RDA dans les années 90 et radicalisée sous le régime du FPI dans les années 2000-2011.  Le RDR et le PDCI-RDA étant divisés, parler de RHDP unifié apparaît très clairement aujourd’hui comme demander à un manchot de prendre son courage à deux mains ou fuir la pluie pour sa cacher dans la rivière. Comment imaginer un parti houphouétiste unifié sans le parti d’Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA ? Aucune logique au monde ne peut héberger cette contradiction. Mais pis encore, la distribution des investitures du RHDP Unifié aux municipales 2018 confirme de nouveau le rétrécissement politique du spectre national de ce nouveau parti sur un point crucial : l’exclusion massive, totale et systématique des compagnons de Guillaume Kigbafori Soro des investitures, toutes accaparées par les apparatchiks du pouvoir RDR et ses alliés de brûlantes circonstances. Ceux qui doutaient de la volonté obsessionnelle du RHDP Unifié de se construire sans les ex-Forces Nouvelles sont largement servis. Le Tout Sauf Soro et Cie, le Tout Sauf Bédié et Cie, avec la perte d’influence sur toutes les forces sociales que représentent ces figures tutélaires,  marquent du sceau de l’isolement, la parole du nouveau parti unilatéralement unifié du RHDP. Et ainsi se ramollit à volonté une voix du RHDP Unifié que dessert tout naturellement en plus le bilan social médiocre de ses 8 années de pouvoir, contrastant avec son euphorie macroéconomique.

 

La voix coléreuse du PDCI-RDA intrigue par défaut d’autocritique

 

         Si l’on peut parfaitement comprendre que le Président Bédié soit en colère après que ce qu’il considérait comme la parole donnée du Président Ouattara ait été publiquement retirée dans cette interview cinglante de Jeune Afrique en 2018, il est difficile à ce jour de savoir où le PDCI-RDA veut réellement en venir. A 84 ans, âge de patriarche du Président Bédié, on ne peut certes pas béatement accepter un désaveu public du genre : « Je ne lui ai rien promis ». Mais alors, ensuite, que propose le PDCI-RDA ? On ne le sait toujours pas. Bien sûr, comme l’a régulièrement rappelé le Secrétaire Exécutif de ce parti, le très courageux Professeur Guikahué, le PDCI-RDA aspire à reprendre le pouvoir d’Etat par la voie des urnes en 2020. Est-ce assez pour qu’on sache ce que ce parti, qui fut déjà au pouvoir pendant 40 ans, souhaite refaire du pouvoir ? IL y a dans ce discours du retour décidé au pouvoir, un vide d’idées, de projets et d’argumentation troublant. Comme si le pouvoir politique était une fin en soi pour ce parti ! La difficulté se corse d’autant plus que le PDCI-RDA a été au cœur du régime Ouattara, exerçant avec lui le pouvoir depuis 2010. Le PDCI garde toujours ses ministres, présidents d’institutions, hauts cadres, dans les positions-clés du régime actuel, tout en revendiquant la légitimité d’un retour au pouvoir en 2020. Curieuse posture. Comment revenir au pouvoir sans jamais l’avoir quitté ? On attend d’entendre clairement la voix du PDCI-RDA. Quelle politique sociale, économique, institutionnelle ou diplomatique différente de celle du Président Ouattara, le PDCI-RDA compte-t-il mener ? Motus bouche cousue. Et bien sûr, l’excuse toute trouvée serait de dire que nous ne sommes pas encore en campagne électorale 2020. Comment le PDCI-RDA répondrait-il à ceux qui lui rétorqueraient : « oui, ce n’est pas encore la campagne de 2020, donc vous êtes encore au pouvoir avec le RDR et dès lors comptables de ses résultats » ? Au total, avouons-le : le PDCI-RDA gagnerait lui aussi à assumer pleinement un discours autocritique sur ses propres années de pouvoir 1960-1999, avec les dérives toujours inavouées qu’il a opérées ; le PDCI-RDA gagnerait lui aussi à s’interroger sur le sens de sa présence au cœur du pouvoir Ouattara depuis 2010, en faisant comprendre aux Ivoiriens en quoi il se sera démarqué de ce que l’on peut critiquer du bilan du Président du RHDP Unifié ; le PDCI-RDA gagnerait enfin à prendre conscience du fait que le peuple de Côte d’Ivoire de ces années 2000, a profondément changé et sera difficilement engageable dans les batailles d’autrefois des héritiers et opposants du Président Félix Houphouët-Boigny. Sans une réactualisation du logiciel mental du parti de l’Indépendance ivoirienne, la houle montante des nouvelles générations le débordera.

 

La voix du FPI, entre revanche hésitante et prophétisme réchauffé

 

         Depuis la sortie de prison de Simone Ehivet Gbagbo, on a entendu tous les sons de cloche au FPI. D’une part le Premier ministre Affi Nguessan se rapprochant ostentatoirement du PDCI-RDA du Président Henri Konan Bédié, à la recherche de l’alliance qui sonnerait groggy le Parti Unifié du RHDP, quoique le déni apeuré du ministre Amadou Soumahoro du RDR en dise. D’autre part, le chant du retour en prophétie entonné par Madame Gbagbo et ses amis de la pastorale, expliquant chacun des événements de la vie politique ivoirienne par un verset biblique. Et saupoudrant le tout de remerciements au « Président de la Côte d’Ivoire », Alassane Ouattara, qu’elle ne désigne surtout pas pleinement du titre de « Président de la République de Côte d’Ivoire », comme pour nous dire in fine que le Chef de l’Etat actuel  l’est de fait et non de droit. Bien rusée, la mère Simone. Pas assez toutefois pour nous cacher son message subliminal. Dans tous les cas, c’est aussi le projet de société, la vision du changement ivoirien du FPI nouvelle version, qui demeurent flous et illisibles entre les accointances d’Affi et les invocations sacro-saintes de Simone. Les grandes questions que ce peuple adresse à cette famille politique demeurent sans réponses : « Reconnaissez-vous enfin que vous avez réellement perdu la présidentielle 2010 et que c’est votre volonté de garder le pouvoir par la force qui a conduit ce pays à la guerre de 2010-2011 ? Reconnaissez-vous enfin que l’usage belliqueux que vous avez fait de l’idéologie de l’ivoirité maladroitement bricolée par l’ex-régime PDCI-RDA sous Henri Konan Bédié, a fait le plus grand tort possible à la démocratie et à la paix en Côte d’Ivoire ? Reconnaissez-vous enfin que vous ne pouvez pas être un grand parti de gauche panafricaine en Côte d’ivoire et avoir sur vos lèvres, pendante sans cesse comme une bague incarnée, le discours et les relents de xénophobie anti-africains ? Reconnaissez-vous enfin que sur le plan de l’efficacité politique, gouvernementale, sociale, culturelle, géostratégique et diplomatique, les gouvernements successifs du FPI n’ont jamais été à la hauteur des ambitions du programme de 1988 publié par votre parti, sous l’inspiration de ces hautes consciences qu’y furent les Mémèl Fotè, Barthélémy Kotchi ou Séry Bailly ? Enfin, demandez-vous sérieusement pardon aux Ivoiriens de tous bords pour le mal que vous leur avez, volontairement ou involontairement, fait pendant ces décennies de violences ?  » Un FPI qui n’écoute pas ces questions n’est plus que l’ombre de lui-même. Amoindrie et tordue par l’incapacité de faire son autocritique, la voix du FPI, toutes tendances confondues, est également devenue une voix dépassée, une voix du passé, que les jeunes ivoiriens de toutes extractions n’entendent plus que d’une oreille distraite. Des entrailles de cette famille politique gronde aussi la voix de l’alternance générationnelle et démocratique qui inexorablement, l’emportera.

 

La voie et la voix de l’alternance générationnelle et démocratique : une force nouvelle et large qui monte des entrailles de la Côte d’Ivoire…

 

         Les Ivoiriens sont fatigués. Non pas de vivre ! Heureusement. Ils sont fatigués de vivre des vieilles querelles et rengaines des trois voix que je viens d’énumérer et de décrire. Ils sont fatigués d’attendre que les recettes ultralibérales du régime du RHDP Unifié se traduisent enfin en amélioration réelle de leur condition de vie, fatigués d’attendre la mise en œuvre d’un véritable Etat de droit en Côte d’Ivoire, équitable pour tous. Ils ne croient plus aux promesses de solutions imaginaires à leurs problèmes. Ils sont fatigués d’entendre l’antienne d’un retour obsédé au pouvoir de l’ancien parti au pouvoir qui pourtant n’a pas quitté le pouvoir qu’il veut remplacer. Les Ivoiriens ne veulent plus être comptables des bisbilles entre  héritiers du Président Houphouët Boigny. Ils les ont tous connus et subis et n’ont plus rien à en découvrir. Ils ont goûté de 1990 à 1993 aux talents technocratiques du Premier Ministre Ouattara et découvert les merveilles ardues de la privatisation des économies nationales africaines, avec les bonheurs sadiques de la dévaluation de 1994 en prime. Ils ont été dans le paradis douloureux des dix chantiers de l’Eléphant d’Afrique, entre 1993 et 1999.  Ils ont goûté à la saveur spartiate de la dictature militaire sous le Général houphouétiste Guéi Robert entre décembre 1999 et octobre 2000, avec en prime une constitution qui allait leur offrir un long voyage au pays du malheur durable. Les Ivoiriens ont vécu la grande Refondation, calamiteusement arrivée au pouvoir au prix de l’exclusion de ses partis rivaux les plus importants, déchaînée pendant sa gestion du pouvoir contre l’Etranger sous toutes ses formes, et confrontée à la rébellion fratricide des enfants de ce pays contre leur propre exclusion. Les Ivoiriens ont enfin de nouveau goûté aux bonheurs suspects du gouvernement ultralibéral, carnets de dette extérieure et autoritarisme politique bien ouverts, sous le magistère du Président houphouétiste Alassane Ouattara qui bientôt s’achève, conformément aux articles 55 et 183 de l’actuelle constitution. De telle sorte qu’il n’y a aucun sens à dire de  Chef de l’Etat  qu’il ne sera pas candidat en 2020. Sa candidature ou sa non-candidature en 2020 n’étant même pas des sous-options tolérables par la loi. Que veulent donc les Ivoiriens ? Tous les sondages, toutes les enquêtes de terrain nous le disent :

-         Ils ne croient plus aux hommes providentiels, descendus du Ciel pour incarner des solutions qui jamais ne se matérialisent. Ils veulent des hommes d’engagement, de terrain, de vérité, qui penseront les problèmes avec eux et trouveront des solutions avec eux, dans le strict respect de l’Etat de droit pour tous !

-         Ils ne croient plus à la politique économique ultralibérale de l’investissement infrastructurel par la dette extérieure et la faible participation des nationaux dans la production, la distribution et la consommation des richesses ivoiriennes. Ils aspirent à un modèle qui les rendent premiers acteurs de leur bien-être et non témoins passifs de leur endettement multigénérationnel record.

-         Ils en ont marre de l’état d’abandon des millions de leurs enfants et de la prospérité de la misère dans toutes les villes et campagnes, face aux minorités jouissantes qui se reconstituent inexorablement avec les changements de minorités au pouvoir

-         Ils ne veulent plus d’alternance démocratique polluée par la guerre et de confiscation gérontocratique des institutions politiques nationales par des gens de toutes familles politiques qui ne connaissent pas le mot retraite

-         Ils veulent, par-dessus tout, une Côte d’Ivoire rassemblée, unie autour du Pardon et de la Réconciliation de tous ses fils et filles, apaisée dans son rapport à l’Afrique et au monde, forte et prestigieuse par ses œuvres de progrès, de justice, de liberté et d’intégration.

         C’est désormais d’un autrement qu’être qu’il s’agit. Une République de l’altérité vraie. Humaine pour tous ses citoyens. Les Ivoiriens aspirent à autre chose, avec quelqu’un qu’ils connaissent bien et qui les connaît bien. Ils préfèrent quelqu’un qui avoue ses imperfections à ces anges autoproclamés qui ne connaissent que les défauts de leurs concurrents de l’heure et qui tendent à les prendre en otage dans leurs sempiternelles querelles passéistes. Les Ivoiriens veulent un Leader Générationnel et Démocratique combatif et lucide, un homme d’Etat vigoureux, rompu aux arcanes de leur histoire, respectueux scrupuleux de la constitution et des normes de l’Etat de droit,  imbibé des attentes des paysans, des ouvriers, des jeunes, des femmes et des personnes âgées, des cadres, des entrepreneurs, des fonctionnaires, des exilés,  des chômeurs, des investisseurs nationaux et étrangers, des intellectuels, des artistes, des confessions religieuses et initiatiques, des enjeux de la politique régionale, continentale et mondiale.

 

         Or, je l’ai souventes fois dit et moult fois démontré. Le destin place Guillaume Kigbafori Soro dans la stature d’être l’Homme Politique Ivoirien le plus à même de porter cette voix nouvelle en lucidité, en force, en sincérité, en audace, en vérité, en justice et en humilité spirituelle. Voilà pourquoi je suis convaincu que quand Guillaume Soro parlera, une nouvelle espérance concrète ivoirienne se lèvera, les choses anciennes auront disparu...Nous sommes donc à bon droit, suspendus à ses lèvres ! IL l’a lui-même annoncé sur son compte Twitter : «  Avenir dans la sérénité. Ne pas abandonner. » Oui, Camarade Président, nous n’abandonnerons rien ni personne !

 

Source : guillaumesoro.ci


Abidjan, 8 septembre 2018 (SM)-Première sortie musicale rumba du prince héritier Watanabé samedi 08 septembre, à l'occasion des 15 années d'existence du quotidien l'Intelligent d'Abidjan.

 

Ils étaient nombreux les ferus de la musique congolaise qui n'ont voulu se faire compter l'événement.

 

Depuis 12heures d'horloge, ils étaient présents, attendant impatiemment l'entrée sur scène de l'artiste.

 

Avant l'heure tant attendue, ce sont des artistes ivoiriens qui les ont tenu en haleine.

 

L'on a pu voir en attraction des artistes comme Nelly Jouma, TNT, Abou nidal, Venom Dj.

 

Des heures s'égrainent et le suspense se fait durer, celui de découvrir enfin la nouvelle étoile montante de la rumba.

 

Finalement, la pluie se mit à tomber c'est alors que le maître de cérémonie, peu de temps après Robert levi Provençal annonce Héritier Watanabé à 20heures 57minutes .

 

Le public se met en branle. Et c'est aux musiciens de la star de faire leur entrée pour donner le ton du spectacle.

 

Guitaristes, batteurs font montre de leur savoir faire. S'en suivent six danseurs et six danseuses qui  exécutent des pas de danse au son de la guitare et de la batterie.

 

Les musiciens tiennent en haleine le public pendant quelques instants en entonnant la musique congolaise, devant un public très branché.

 

À 21heures 18minutes , lorsque le maître de cérémonie annonce à nouveau l'artiste, le public se tient levé.

 

L'artiste est accueilli comme un prince, les fans restent debout depuis l'annonce de l'artiste jusqu'à ce qu'il égraine son premier tube.

 

Après quoi, Héritier Watanabé marque une pause. Il s'adresse à son public en toute humilité <<Je ne suis pas un grand artiste mais c'est la communion entre vous et moi qui fera de moi un grand artiste>>, lança t-il.

 

Avant d'entonner le titre phare( BM), et le public est en extase. Le virus de la rumba se perçoit à l'œil nu dans la salle.

 

Les fans le démontrent en chantant en cœur avec héritier Watanabé, en exécutant des pas de danses.

 

Le rythme est maintenu tube après tube. Des parties de travaillement se suivent. Des billets de banques enveloppent le prince.

 

Durant environ deux heures d'horloge, les fans ont été servis.

 

C'est un public conquis qui a quitté le palais de la culture de Treichville aux environs de 23heures30 minutes.

 

Awa Tee


Abidjan, 9 septembre 2018 (SM)- Des membres de la section ivoirienne du réseau de médias Wimn (Women In Media Network) ont été formés à l'Institut d'anglais intensif de l'Ecole Normale Supérieure d'Abidjan (ENS).

 

La formation intervient après la promesse faite aux membres du réseau par le professeur Sidibé Valy Directeur Général de l'ENS.

 

Il avait en effet à l'issu de la rencontre entre lui et la délégation conduite par la présidente du réseau Dr. Oumou Dosso,  le 14 mars dernier fait la promesse d'endosser les frais de formation.

 

Rappelons que l'association Wimn est un réseau  de femmes journalistes de la fondation Graça Machel Trust et est présente dans une trentaine de pays.

 

Elle a pour mission de faire la promotion des femmes et des enfants à travers les médias.

 

Awa Tee


Abidjan, 8 septembre 2018 (SM)-Le village d'Abobo-Baoulé ( quartier de la capitale évonomique ivoirienne) a été honoré, samedi 08 septembre dernier, à travers son huitième chef Amondji Djongon Claude.

Il a reçu des mains du Président Exécutif du parlement africain de la société civile, M. Késsé Jean-Claude, le prix de " la promotion du développement rural et de l'intégration des peuples". Un prix qui récompense chaque année un homme d'État, un gouvernement, une organisation ou une personne qui s'est le mieux illustré entre autres en matière de démocratie, de bonne gouvernance, de cohésion sociale. M. Kessé s'est dit heureux pour le travail accompli par le chef du village et sa notabilité.

Il a souhaité que ce prix serve de témoignage en Afrique et partout dans le monde. Et surtout que le nom d'Abobo-Baoulé reste gravé dans les esprits.

À son tour, il a été habillé en tenue traditionnelle et fait fils du village. Pour Ali Saher président de la Conférence des organisations africaines, membres des Nations Unies, le village est un exemple de la cohésion, de la paix, de la prospérité pour le peuple ivoirien.

Il a ainsi promis de partager fièrement son expérience. Heureux de cette distinction, nanan Nambé Clotaire s'est exprimé au nom du récipiendaire. '' je suis heureux et fière de recevoir le prix. Je remercie le président exécutif de m'avoir fait lauréat de ce prix 2017-2018. Ce prix nous l'avons reçu certes, mais nous regardons près de nos doyens. À travers ce prix, nous rendons hommages à tous les chefs qui ont gouverné le village. En choisissant Abobo-Baoulé, vous avez choisi le président Alassane Ouattara''.

Notons que antérieurement, Henri Konan Bédié, Ali Bongo, Alpha Condé ont aussi été lauréat du prix du parlement africain de la société civile.

Awa Tee


BEIJING, 5 septembre (SM) -- Le président chinois Xi Jinping a prononcé un discours lors d'une conférence de presse conjointe avec les chefs d'Etat africains, coprésidents du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), mardi à Beijing. Sud Medias vous propose le texte intégral de vce discours.

  

 

Excellence Monsieur le Président Matamela Cyril Ramaphosa,

Excellence Monsieur le Président Macky Sall,

Chers amis journalistes,

Mesdames et Messieurs,

 

   Bonjour. C'est un grand plaisir pour moi de vous voir.

   Tout d'abord, je suis heureux de vous annoncer que le Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) vient de se clôturer avec succès.

   Ces deux derniers jours, les dirigeants des membres du FCSA, réunis à Beijing, ont travaillé sur le thème " La Chine et l'Afrique : Construire une communauté de destin encore plus solide par la coopération gagnant-gagnant ". Nous avons fait le bilan de la mise en oeuvre des acquis du Sommet de Johannesburg de 2015, planifié le développement futur des relations sino-africaines et tracé des perspectives grandioses pour la coopération sino-africaine. Le Sommet a publié la Déclaration de Beijing -- Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide, qui traduit la vision commune de la Chine et de l'Afrique sur les grandes questions internationales et régionales d'aujourd'hui et envoie au monde le signal fort que la Chine et l'Afrique avanceront la main dans la main dans les années à venir. Le Sommet a adopté le Forum sur la Coopération sino-africaine -- Plan d'action de Beijing, qui a fixé la priorité de mettre en oeuvre huit initiatives majeures dans les trois ans à venir, en vue de renforcer sur tous les plans la coopération pragmatique sino-africaine.

   Nous sommes unanimes à estimer que notre monde traverse aujourd'hui des changements importants jamais connus depuis un siècle. L'évolution vers un monde multipolaire et la mondialisation économique gagnent en profondeur. Les destins des différents peuples n'ont jamais été aussi étroitement liés. Dans le même temps, le monde est confronté à de grandes instabilités et incertitudes et l'humanité fait face à de nombreux défis communs. Nous entendons donc travailler de concert pour bâtir une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le partage des responsabilités, la coopération gagnant-gagnant, le bonheur pour tous, la prospérité culturelle, la sécurité commune et l'harmonie entre l'homme et la nature. Nous allons oeuvrer ensemble pour mieux préserver les intérêts communs de la Chine et de l'Afrique, et renforcer le poids des pays en développement, de sorte à construire un monde meilleur et plus équilibré et à établir un bel exemple pour la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

   Nous sommes unanimes à estimer que les relations sino-africaines, ayant résisté à l'épreuve du temps et des aléas internationaux, ont frayé un chemin de coopération gagnant-gagnant aux caractéristiques spécifiques et sont aujourd'hui entrées dans la meilleure période de leur histoire. La Chine et l'Afrique entendent renforcer la synergie de leurs stratégies et leur coordination sur les politiques, promouvoir la coopération dans le cadre de l'initiative " la Ceinture et la Route ", et associer étroitement cette initiative à l'Agenda 2063 de l'UA, au Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies et aux stratégies nationales de développement des pays africains. Nous allons mettre en oeuvre en priorité les huit initiatives majeures concernant la promotion industrielle, l'interconnexion des infrastructures, la facilitation du commerce, le développement vert, le renforcement des capacités, la santé, les échanges humains et culturels, ainsi que la paix et la sécurité, pour fournir davantage d'opportunités et une plus grande force motrice à la coopération sino-africaine.

   Nous sommes unanimes à estimer que les relations sino-africaines affichent une force de cohésion, de vie et de créativité sans précédent, et offrent des opportunités importantes au développement de la Chine et de l'Afrique. La Chine est le plus grand pays en développement, et l'Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. La Chine et l'Afrique sont déterminées à renforcer leur unité et leur coopération et à avancer côte à côte sur la voie de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé. La Chine restera attachée aux principes de " sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi " et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, et oeuvrera de concert avec l'Afrique pour puiser leur force dans la profondeur de l'amitié et de la confiance mutuelle entre les deux parties et maintenir le cap du développement dynamique de la coopération pragmatique sino-africaine, afin d'assurer l'approfondissement et le développement stable et régulier du partenariat de coopération stratégique global sino-africain.

   Nous sommes unanimes à estimer que réaliser le développement et le renouveau est un droit légitime de l'Afrique. Il dépend des efforts des pays et peuples africains et nécessite aussi le soutien de la communauté internationale.  La coopération sino-africaine est une composante de la coopération internationale avec l'Afrique et elle observe toujours les principes du bénéfice mutuel, de l'ouverture et de l'inclusivité. Nous espérons que les partenaires internationaux pourront apprendre les uns auprès des autres, s'inspirer mutuellement, faire valoir leurs atouts respectifs et travailler en synergie pour contribuer ensemble à la paix et au développement en Afrique. Dans la coopération avec l'Afrique, tous les acteurs de la communauté internationale doivent respecter la souveraineté des pays africains, prêter une oreille attentive à leurs avis, attacher une grande importance à leurs propositions et honorer les engagements pris à leur égard.

   Le Sommet a accompli tous les travaux prévus dans son ordre du jour. Les dirigeants chinois et africains ont réalisé d'importants consensus et parlé d'une même voix sur toutes les questions majeures. Le Sommet de Beijing a été couronné d'un plein succès et a produit des fruits abondants. Il a ouvert un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines et posé un nouveau jalon dans la coopération Sud-Sud de notre époque.

   Ces derniers jours, profitant de l'occasion de cette réunion de la grande famille Chine-Afrique, les dirigeants chinois et africains ont tenu de très nombreux entretiens bilatéraux, et certains Chefs d'État et de gouvernement africains ont effectué ou effectueront des visites bilatérales en Chine. J'ai eu, avec tous les dirigeants africains venus au Sommet et en visite en Chine, des entretiens bilatéraux qui ont permis de mener des échanges de vues approfondis et de dégager de nombreux consensus importants sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun.

   Créé il y a 18 ans en réponse à l'appel de notre époque, le FCSA s'est développé au fur et à mesure du renforcement de la coopération sino-africaine pour gagner sans cesse en maturité et en perfection. Il est d'ores et déjà un symbole de la coopération internationale avec l'Afrique et de la coopération Sud-Sud. Le succès du Sommet de Beijing marque un nouveau point de départ et inaugure une nouvelle marche historique pour le partenariat de coopération stratégique global sino-africain. C'est à nous de travailler ensemble pour consolider et renforcer le FCSA, et pour mettre en oeuvre intégralement et efficacement les acquis du Sommet pour apporter des bénéfices concrets aux peuples chinois et africains.

   Mesdames et Messieurs,

   Au moment où s'achève le Sommet de Beijing, je tiens à remercier sincèrement les dirigeants africains participant au Sommet qui ont contribué, par leurs efforts actifs, propositions pertinentes, expériences précieuses et grande sagesse, au succès du Sommet.

   Je voudrais remercier tout particulièrement Son Excellence Monsieur le Président Matamela Cyril Ramaphosa avec qui j'ai travaillé en étroite coopération ces deux derniers jours pour assurer la coprésidence du Sommet. Et je remercie l'Afrique du Sud pour le travail remarquable qu'elle a accompli en tant que pays coprésident du Forum. J'adresse mes félicitations au Sénégal qui prend le relais de la coprésidence du FCSA, et je remercie Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall pour son fort engagement en faveur du développement du FCSA.

   Mes remerciements vont aussi à nos amis chinois et africains des milieux industriel, commercial, culturel, des think tanks et des médias qui ont pris une part active et accordé un soutien agissant au Sommet. Et je remercie également les amis de la presse d'avoir fait connaître au monde, de façon complète et en temps réel, le déroulement et les fruits du Sommet. Je vous invite à continuer à suivre le développement du FCSA et à soutenir les relations sino-africaines.

   Je suis convaincu que grâce à nos efforts conjugués et au soutien agissant des plus de 2,6 milliards de Chinois et d'Africains, nous réaliserons sûrement notre objectif de construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide, et que les relations sino-africaines auront un avenir plus radieux.

   Je vous remercie.  Fin

  Avec Xinhua


Selon l’analyste Gilles Olakounlé Yabi, il est illusoire de penser rétablir la sécurité dans des pays dévastés par la violence en réhabilitant les acteurs à l’origine des conflits.

 

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (gauche), et le vice-président du Mouvement national de libération de l’Azawad (droite), lors de la signature de l’accord d’Alger, à Bamako, le 20 juin 2015.

Tribune. Le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la situation sécuritaire au Mali et les violations de l’accord de paix d’Alger, rendu public jeudi 30 août, fait grand bruit. Les personnes et les groupes armés mis en cause ont commencé à protester de leur innocence. Le gouvernement et les forces armées maliennes, également pointés du doigt, réagiront aussi pour dénoncer les passages qui les desservent.

Le principal message du rapport est que plusieurs acteurs du processus de paix sont impliqués dans des attaques terroristes et/ou d’autres crimes allant du trafic de drogue à celui des armes et des êtres humains. Bref, les experts nous apprennent que beaucoup, parmi les acteurs de la paix qui étaient auparavant les acteurs de la guerre, ne sont pas des gentils. Ce sont même peut-être de vrais méchants capables de soutenir des attaques terroristes.

Ce rapport est le résultat d’un travail de recherche sérieux et difficile dans le contexte particulier du Mali. Comme il l’est en République démocratique du Congo (RDC), où le meurtre atroce de deux experts de l’ONU reste dans toutes les têtes. Le principal apport de ces travaux est de documenter au moins une partie des violations des accords de paix et des crimes divers commis dans le cadre des conflits et de permettre parfois des avancées politiques à la suite de la menace ou de l’application effective de sanctions ciblées.

Dans de rares cas, ces travaux contribuent à la mise en accusation, par la justice locale ou internationale, de quelques-uns des principaux responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou d’autres crimes graves. Mais entre la mise en lumière de faits et de responsabilités personnelles et une contribution effective à la paix ou à l’amélioration durable de la sécurité, il y a le petit jeu diplomatique entre grandes et moyennes puissances au sein du Conseil de sécurité, nourri par des calculs qui n’ont parfois qu’un rapport ténu avec la volonté de créer les conditions d’une paix durable.

Marginalisation des acteurs non armés

Est-ce une grande trouvaille que d’établir que nombre de leaders des groupes armés maliens ont commis à un moment ou un autre des crimes contre les civils, crimes qu’on pourrait qualifier cyniquement de « non nécessaires » ? A-t-on oublié les différents épisodes du conflit malien depuis janvier 2012 et les responsabilités, dans les violations des droits élémentaires des populations, des indépendantistes touareg puis des groupes armés « djihadistes » ?

Les changements de nom des groupes, les fluctuations d’alliances et les déclarations de bonnes intentions ont-ils déjà, quelque part dans le monde, transformé des cyniques mus par leurs intérêts personnels et claniques en gentils agents de la paix ? La réalité au Mali, comme dans toutes les crises africaines des deux dernières décennies, est qu’on se nourrit de l’illusion qu’on peut rétablir la sécurité dans des zones dévastées par la violence en cooptant systématiquement, au sein des processus de paix, les principaux orchestrateurs des conflits.

Lire aussi :   Mali : l’ONU ouvre la voie à des sanctions contre des membres de groupes armés

Au nom de la recherche de la paix et de la réconciliation, on a trop souvent favorisé la montée en puissance politique (et financière) des acteurs les moins scrupuleux. En organisant précipitamment des élections, on a systématiquement renforcé les entrepreneurs politiques les plus véreux. On marginalise les acteurs non armés et dépourvus des ressources financières nécessaires pour mener une activité politique significative.

Au Mali, est-on bien sûr que le poids politique des grands trafiquants ne s’est pas accru depuis l’accord de paix ? Depuis que les seuls vrais méchants déclarés et poursuivis par la « communauté internationale » ne sont que les « terroristes djihadistes », les acteurs qui tuent en douceur leur pays et l’avenir des jeunes, par une immense variété de trafics criminels, sont plutôt tranquilles. A-t-on réellement pensé à une stratégie qui viserait à affaiblir subtilement mais efficacement les acteurs de l’économie de guerre plutôt que de les inviter à profiter simultanément du banquet de la paix et de ses généreux programmes ?

Les jeunes et les enfants qui voient à quel point la crise et la sortie de crise ont permis aux plus opportunistes, sans qualification professionnelle connue, de s’enrichir, dans le nord comme à Bamako, sont en train d’apprendre comment on devient riche en peu de temps dans un pays censé être en grande difficulté.

L’impératif de la réconciliation

En Côte d’Ivoire aussi, les groupes d’experts mandatés par le Conseil de sécurité des Nations unies ont produit des rapports réguliers pendant des années. Dans mes fonctions antérieures, ces rapports faisaient partie de mes lectures obligatoires pour alimenter mes analyses pour l’ONG qui m’employait. En Côte d’Ivoire aussi, ces rapports ont ponctuellement eu des effets politiques positifs et contribué à justifier des décisions fortes, y compris des sanctions individuelles.

En Côte d’Ivoire, le pouvoir sorti de la longue crise armée (2002-2011) a opté pour un traitement illisible, partiel et partial des questions de justice pour les victimes des centaines de meurtres et d’autres crimes pendant la crise postélectorale et les nombreux épisodes de violence qui la précédèrent. Le choix politique qui a été fait début août par le président Alassane Ouattara est celui de l’impunité pour tous au nom de l’impératif de la réconciliation. Et surtout du besoin pour le pouvoir de faire un grand coup politique dans un moment de fragilité.

Lire aussi :   Face aux tourments politiques, Alassane Ouattara joue l’amnistie de ses ennemis

L’ex-première dame Simone Gbagbo n’a pas été la seule bénéficiaire de la mesure d’amnistie. Ce sont 800 personnes qui ont été amnistiées. Une partie d’entre elles n’avaient sans doute rien à faire en prison, mais bien d’autres avaient de bonnes raisons d’y être. Et de nombreuses autres, surtout liées à l’ancienne rébellion qui s’est alliée au moment de la guerre postélectorale au pouvoir désormais en place, auraient mérité de faire au moins l’expérience d’une procédure judiciaire crédible. L’amnistie pour tous, ou presque, permet de mettre fin d’un coup aux accusations de justice instrumentalisée portées aux gouvernants ivoiriens.

On n’a pas entendu au cours des dernières années beaucoup de décideurs de la « communauté internationale » affirmer qu’une paix durable ne se construira pas sur la base de l’impunité et de l’absence totale de leçons tirées d’une crise politico-armée qui a duré près de vingt ans. Le redécollage économique post-crise, visible à Abidjan, a suffi à susciter l’enthousiasme et la confiance dans la paix retrouvée.

On pense apparemment consolider la paix en réhabilitant les principaux acteurs à l’origine du conflit sauf, bien sûr, les quelques malchanceux qui n’y ont pas survécu. Les tractations politiciennes entre anciens alliés, adversaires, voire ennemis, font l’actualité à Abidjan. Cela devrait continuer jusqu’en 2020, année où la bataille pour le pouvoir pourrait de nouveau déboucher sur le recours à la violence. Qui pourra alors se dire surpris que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

Lente désagrégation de nos pays

Je me suis retiré à deux reprises des processus de recrutement des groupes d’experts des Nations unies, pour la Côte d’Ivoire il y a quelques années et pour le Mali plus récemment. Non pas par manque d’intérêt ou parce que je n’aurais pas eu envie de gagner quelques milliers de dollars pour services rendus aux Nations unies ; mais parce que je pense que quelques-uns, parmi les Africains qui ont eu la chance d’en apprendre un peu plus que d’autres aussi bien sur les rouages des décisions des acteurs dominants de la communauté internationale que sur les combines des acteurs locaux indifférents au sort de la majorité de leurs concitoyens, devaient conserver, à tout prix, la distance qui leur permet de continuer de s’exprimer librement.

 

Nous ne pouvons pas nous contenter d’être des analystes détachés, observant et commentant la lente désagrégation de nos pays pour des organisations internationales. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de nos enfants. Celui de notre partie du monde, déjà trop tourmentée.

C’est toute l’Afrique de l’Ouest qui paierait le prix d’un approfondissement de la crise malienne, de ses débordements dans tout le Sahel et d’un éventuel retour de la violence politique en Côte d’Ivoire. Nous avons l’obligation morale d’exprimer nos doutes sur le choix tacite de l’impunité comme chemin privilégié de sortie de nos conflits. Je ne prétends pas qu’il soit facile d’exclure ou même de marginaliser les acteurs les plus cyniques des conflits des processus de paix. Mais ce n’est pas parce que c’est la voie la plus difficile qu’il faut se satisfaire de l’option de l’irresponsabilité individuelle qui a déjà fait tant de mal au continent africain.

Gilles Olakounlé Yabi est économiste et analyste politique, président du comité directeur du think tank Wathi et ancien directeur Afrique de l’Ouest d’International Crisis Group.


  Abidjan, 5 septembre 2018 (SM)-Apres la divulgation d’un sévère rapport interne de l’Union européenne (UE) sur la Côte d’Ivoire, l’ex-ambassadeur de l’UE à Abidjan, Jean-François Valette, a récidivé ses critiques dans un courrier à Jeune Afrique. Courrier rendu publique par l’hebdomadaire panafricain.

Dans un droit de réponse envoyé le 30 août à Jeune Afrique (voir ci-dessous), le diplomate dit s’inscrit en faux contre une partie des propos à lui attribué, lors d’une rencontre avec le directeur de cabinet du président ivoirien qui l’avait convoqué à la suite de la fuite du rapport critique.

‘‘ Sur le fond, cependant, j'ai bien confirmé à mon interlocuteur que ce rapport était l'exact reflet de l'analyse collective des huit ambassadeurs européens présents en Côte d'Ivoire’’.

TBO

 

 

DROIT DE REPONSE

Personnellement cité dans un article paru dans la publication du 12.25 août 2018 sous la rubrique

« Confidentiel », je m’inscris en faux contre certaines des affirmations qui y figurent.

Pour rappel, cet article est relatif à la « fuite » d’un rapport sur la situation en Côte d’Ivoire : élaboré collectivement par les Ambassadeurs des 7 Etats-membres de l’Union européenne représentés en Côte d’Ivoire et par moi-même, ce rapport a été transmis par Bruxelles aux 28 Etats Membres de l’Union et validé par ces derniers. Il n’avait aucunement vocation à être rendu public.

Il est cependant indiqué dans votre article que lors d’un entretien que j’ai eu avec M. Sarassoro, directeur de cabinet du Président de la République, j’aurais affirmé que « j’assumais ce rapport , tout en m’excusant pour sa fuite ».

Cela ne correspond pas aux propos que, devant plusieurs témoins, j’ai tenus à M. Sarassoro à qui  j’ai dit déplorer, tout comme lui, la divulgation sur les réseaux sociaux de ce rapport. Pour autant, l'Union européenne pas plus que moi-même n'ayant été impliqués dans cette fuite, je n'avais pas à m'en excuser et je ne l'ai donc pas fait. Sur le fond, cependant, j'ai bien confirmé à mon interlocuteur que ce rapport était l'exact reflet de l'analyse collective des huit ambassadeurs européens présents en Côte d'Ivoire. Quant à l’accusation à la fois gratuite, et calomnieuse, de « discourtoisie» qui me vise personnellement, je tiens à préciser que pour ma part j’ai trouvé très surprenante la publication sur la page Facebook du MAE ivoirien, avant même que nous ne la recevions, de la Note Verbale que nous avait adressée ce ministère. Je mentionne ce fait pour que vos lecteurs, et le cas échéant vos rédacteurs, sachent où se situe réellement l’absence de ce qu’il est convenu d’appeler le respect de la courtoisie et des usages diplomatiques.


Abidjan, 04 septembre 2018 (SM)- Alcide Djédjé, président de la nouvelle formation politique dénommée " Concorde" (Congrès pour la Consolidation de la République et du Développement)  était face à la presse le mardi 04 septembre 2018.

A ses côtés, il y avait son Secrétaire général Watchard Kédjebo, Koné Largaton le secrétaire à la mobilisation, Mme Yvette Koudou secrétaire à l'organisation.

 

D'entrée de jeu, le diplomate a indiqué que son parti a été créé le 15 août 2018, " pour contribuer à consolider la république et prendre le temps de se consacrer au développement de notre pays’, a-t-il dit.

‘’Concorde veut interpeller chaque cadre ivoirien pour les impliquer dans la médiation partout où ils se trouvent, afin que les moyens de la consolidation de notre nation et de notre république réside en chacun de nous’’, a-t-il ajouté.

Pour y parvenir, sa formation politique entend surmonter les clichés et les préjugés.

 

‘’ Parce que nous voulons nous délier des chaînes du dictat de clichés et préjugés ethniques et religieuses’’, a-t-il soutenu.

 

En commençant par adhérer au Rassemblement des Houphouëtistes  pour la Démocratie et la Paix (Rhdp) comme il avait annoncé.

 

A en croire Alcide Djédjé, le président Alassane Ouattara jouit d'une reconnaissance internationale et d'un leadership énorme qui profitent au pays.

 

Il a donc décidé de s'inscrire dans cette droite ligne, pour consolider la république et faire en sorte que  <cet atout> précieux soit préservé  quel qu'en  soit la différence éthique et religieuse.

 

Il a par ailleurs tenu à préciser que le fait de créer un parti ne change en rien la position qu'il avait en 2011.

 

Awa Tee

 


Abidjan, 04 septembre 2018 (SM)- Ils sont au nombre de 160, les exilés de la crise post- électorale de 2001- 2002, qui ont regagné leur pays, mardi.

 

Ces exilés volontaires venus du Ghana(42) et du Togo (118) ont été accueillis au siège de la Direction d'Aide et d' Assistance aux Réfugiés et Apatrides ( DAARA).

 

"Les familles ont été enregistrées. Occasion également pour elles d'exposer leurs difficultés, afin d'y trouver une réponse, pour faciliter leur réintégration" a indiqué Mme Dieket Minata, directrice de la DAARA, au ministère des Affaires étrangères.

 

Depuis  le début du rapatriement en 2011, ce sont 69.474 personnes  qui ont fait objet de  rapatriement assisté.

 

Au début de la crise, la Côte d'Ivoire comptait 300.000 personnes  réfugiés dans la sous région.

 

27.740 autres réfugiés bénéficieront d'une assistance pour faciliter leur retour, a en croire Mme Dieket.

 

Awa Tee

 


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