Sport

Sport 15

Publié dans Sport Écrit par décembre 12 2018

Alors que certaines sources étaient persuadées que le Maroc s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’organisation de la CAN 2019, le ministre des Sports a annoncé que Royaume ne sera pas volontaire pour organiser le tournoi.

C’est une véritable bombe qu’a lâchée Rachid Talbi Alami, le ministre marocain des Sports, au micro de nos confrères d’Arryadia, ce 12 décembre. Tout le monde s’attendait à ce que le Maroc se porte candidat pour accueillir la CAN 2019, après que la CAF a retiré l’organisation au Cameroun.

Tani O.

Publié dans Sport Écrit par décembre 12 2018

Après avoir annoncé publiquement le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, le président de la Confédération africaine de football (CAF) demande une rencontre avec le Président ivoirien.

Le porte-parole du gouvernement a fait savoir, mercredi, que le Malgache Ahmad Ahmad avait demandé à être reçu dans les prochains jours à Abidjan par les autorités ivoiriennes.

 « Il faut juste relever à l’intention de nos concitoyens que l’Etat de Côte d’Ivoire continue à travailler pour respecter ses engagements de 2021 », a affirmé Sidi Tiémoko Touré.

Dénis Traoré

Publié dans Sport Écrit par décembre 03 2018

Abidjan, 3 décembre 2018 (SM)- Le président de la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé lundi, sur la chaine de télévision Afrique Média, que la Côte d’Ivoire n’organisera plus la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2021.

Selon Ahmad Ahmad, cette décision fait suite au retrait de l’organisation de la compétition de l’édition 2019 au Cameroun.

« Nous avons décidé de décaler le Cameroun en 2021 et la Côte d’Ivoire en 2023 », a expliqué le président de la CAF.

Vendredi, le comité exécutif de la CAF s’est réuni à Accra (Ghana) pour retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun. Au motif que ce pays n’était pas prêt, notamment avec un taux de réalisation des infrastructures non satisfaisant.

Lundi, le Malgache Ahmad Ahmad a déclaré que la Côte d’Ivoire sera dans la même situation que le Cameroun, à quelques mois de la tenue des compétitions. D’où sa décision d’opérer un décalage de date pour les deux pays.

 

TBO

Publié dans Sport Écrit par novembre 25 2018

Indiscutablement, Didier Drogba, qui a disputé son dernier match professionnel jeudi 8 novembre avec le Phoenix Rising FC, restera l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du football africain, et même du football international. Celui qui raccroche les crampons à l’âge de 40 ans laisse derrière lui l’image d’un grand professionnel, doublé d’un homme de paix et de dialogue, comme il l’a montré lors des conflits qui ont ravagé son pays, la Côte d’Ivoire.

 « Tous les jeunes joueurs que j’entraîne rêvent de devenir comme lui. Je le cite souvent en exemple », explique Romaric N’Dri, son ancien coéquipier en sélection, actuel entraîneur de l’équipe B de l’ASEC Mimosas, à Abidjan : « Ici, c’est une idole, un exemple pour le peuple ivoirien. Et même une légende… », ajoute-t-il, pesant ses mots. Appelé en sélection nationale à 106 reprises entre 2002 et 2014, Didier Drogba est le troisième joueur le plus capé de la Côte d’Ivoire, derrière Didier Zokora (121) et Kolo Touré (118). Mais de tous, cet enfant du quartier de Yopougon reste le meilleur buteur (66 buts).

L’idole du Stade-Vélodrome

Né en 1978 d’un père employé de banque et d’une mère dactylo, Didier Drogba quitte à 5 ans la capitale économique ivoirienne pour la France, où son oncle Michel Goba mène une carrière de footballeur professionnel. Contraint de rentrer chez lui au bout de trois ans pour des raisons administratives, le jeune Ivoirien revient en France quelques mois plus tard. Il sera rejoint par ses parents, ses frères et sœurs en 1991.

Avant d’intégrer le centre de formation du Mans en 1997, où il signe un an plus tard son premier contrat professionnel, Didier Drogba a déjà l’expérience de plusieurs clubs dans la catégorie junior. De Dunkerque à Levallois, en passant par Abbeville, Tourcoing et Vannes, l’adolescent multiplie les expériences formatrices. Révélé à Guingamp (2002-2003), il est vite transféré à Marseille, où il devient l’idole du Stade-Vélodrome en une seule saison (2003-2004).

Mais c’est à Chelsea (2004-2012) qu’il s’installe parmi les meilleurs attaquants de la planète. En championnat d’Angleterre, il remporte son premier trophée en 2005. La saison 2009-2010 est aussi sa plus prolifique, puisqu’il inscrit 44 buts en club et en sélection. La victoire en Ligue des champions face au Bayern Munich, en 2012, reste comme l’un des plus grands moments de sa carrière : l’Ivoirien, après avoir égalisé en fin de match, marque le penalty décisif lors de la séance de tirs au but.

Devenu le premier joueur africain à avoir atteint 100 buts en Premier League anglaise en mars 2012, il quitte Londres pour un périple de deux ans qui le conduit à Shanghaï Shenhua (Chine) puis au Galatasaray Istanbul (Turquie). Après un retour à Chelsea (2014-2015), il s’envole pour le continent nord-américain (Impact Montréal, puis Phoenix Rising FC, un club dont il est actionnaire), où il n’enrichit pas son palmarès.

« Il a gagné le cœur des Ivoiriens »

Très attaché à son pays, Drogba a mis un terme à sa carrière internationale après la Coupe du monde 2014 au Brésil, sans avoir jamais remporté le moindre titre avec la Côte d’Ivoire, malgré deux finales de Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2006 et 2010, et trois Coupes du monde (2006, 2010 et 2014). Pourtant, « il a gagné le cœur des Ivoiriens, et cela vaut tous les trophées », résume l’ancien international Issoumaïla Dao, désormais entraîneur adjoint à Toulouse : « Pour lui, porter le maillot de son pays a toujours été un honneur. Il est très patriote et ce qu’il a gagné en clubs [18 titres] a permis à certains de placer la Côte d’Ivoire sur une carte. Didier donnait tout sur le terrain et en dehors. C’était un vrai capitaine»

« C’est un grand professionnel qui a toujours pris soin de son corps et fait attention à la récupération et à l’hygiène de vie. C’est aussi pour ça qu’il était un leader, en plus de ses qualités de joueur », complète Romaric N’Dri.

C’est en septembre 2002, alors qu’il vient de signer à Guingamp, que l’attaquant honore sa première sélection, face à l’Afrique du Sud à Abidjan. « Il n’a pas hésité à devenir international ivoirien alors qu’il possédait aussi la nationalité française. Il s’est vite adapté au groupe, en se montrant très respectueux de la hiérarchie », se souvient Robert Nouzaret, le sélectionneur des Eléphants de 2002 à 2004, qui a vite acquis la certitude que ce garçon au tempérament de chef était fait pour être « leader de cette équipe ». « Son charisme, sa personnalité, son professionnalisme et son investissement ont vite fait de lui un meneur, dans le bon sens du terme », insiste-t-il.

Au sein de la sélection ivoirienne, où se côtoient de fortes personnalités, Didier Drogba se veut rassembleur. « Didier est un fédérateur. On lui a demandé beaucoup, parfois trop. On se reposait peut-être trop sur lui. Comme dans toutes les équipes, il y a des affinités, mais Didier était entièrement tourné vers la réussite de l’équipe », reconnaît l’ancien gardien de but Gérard Gnanhouan.

Le match de la « réconciliation »

L’attachement de l’Abidjanais à son pays a été symbolisé par deux actions fortes. La première a pour théâtre le vestiaire du stade d’Omdurman, dans la banlieue de Khartoum, où la Côte d’Ivoire, grâce à une victoire face au Soudan, se qualifie pour sa première Coupe du monde, en octobre 2005. Alors que son pays est en pleine guerre civile, Drogba attrape un micro et fait une déclaration en direct à la télévision ivoirienne, entouré de ses coéquipiers, qui, ensuite, prieront tous ensemble, chrétiens et musulmans mélangés.

« Ivoiriennes, Ivoiriens, on vous a prouvé que toute la population de Côte d’Ivoire peut cohabiter et jouer ensemble pour un même objectif. Aujourd’hui, on vous le demande à genoux : un pays qui a toutes ces richesses ne peut pas sombrer dans la guerre. Déposez les armes ! Organisez des élections ! », lance-t-il alors.

Puis, alors que le processus de paix est engagé, Didier Drogba se rend, en mars 2007, à Bouaké, la ville des rebelles. Il est accueilli par une foule en liesse et promet qu’il reviendra avec la sélection. Le 6 juillet, les Eléphants y accueillent Madagascar en match de qualification pour la CAN 2007 ; et Drogba, auteur du dernier but, scelle de la plus belle des manières « le match de la réconciliation ».

Ces deux actions, hélas, n’empêcheront pas le pays de sombrer de nouveau dans la violence, en 2011. « Il n’a jamais voulu s’exprimer sur son orientation politique et c’est tout à son honneur, souffle Issoumaïla Dao. Ça ne l’a pas empêché de contribuer, pendant quelques années, à la paix en Côte d’Ivoire. Pour tout ce qu’il a fait, je dis chapeau l’artiste ! »

Source :  Le Monde Afrique

 

Publié dans Sport Écrit par juillet 25 2018

Le sport et la diplomatie font-ils bon ménage ? Oui, peuvent dire Américains et Chinois en raison de la reprise de leurs relations entamée officiellement en 1972 grâce à une tournée de tennis de table. Non, peuvent dire Honduriens et Salvadoriens après un match de foot qui a déclenché une guerre entre les deux pays en 1969.

u VIIIe siècle avant J.-C., les Grecs avaient établi la Trêve (ekecheiria) en tant que principe sacré de l’olympisme. Les cités, dont les athlètes participaient aux Jeux olympiques, s'engageaient alors à cesser les hostilités (fréquentes) sept jours avant et après les épreuves pour permettre le libre passage des sportifs. Il y avait donc déjà, en quelque sorte, une diplomatie du sport avant l’heure.

Aujourd’hui, le Comité international olympique a pour mission «de mettre le sport au service de l'humanité et de promouvoir la paix» Les anneaux entendent ainsi «symboliser le respect par l’union de toutes les nations et de tous les continents sans qu’il y ait discrimination». Vaste  programme… Au-delà de l’idéalisme de Pierre de Coubertin, rénovateur des J.O. au XIXe, surgit une question : les Jeux, et en général le sport, peuvent-ils être les vecteurs de la diplomatie ? Deux exemples contradictoires : l’Inde et le Pakistan d’un côté ; le Honduras et le Salvador, de l’autre.

Dans le premier cas, la «diplomatie du cricket» a permis de rapprocher deux pays aux relations chaotiques, où ceux qui pratiquent ce sport à un haut niveau ont quasiment la stature de héros antiques. Après une rupture diplomatique de 1961 à 1978, le contact entre les deux Etats est «renoué avec les cricket series de 1978», raconte un historien indien, Boria Majumda.


La "diplomatie du cricket" entre l'Inde et le Pakistan

 


Timesnowonline, le 28 mars 2011 (en anglais)

Exemple inverse : en juillet 1969, après des débordements entre supporters des équipes de football du Honduras et du Salvador au cours d’un match de qualification pour le Mondial, éclate… un conflit armé. Lequel fera 2000 morts.

Les grandes compétitions sportives et leur couverture médiatique mondiale, l’émotion qui en découle, ont toujours été récupérées par les pouvoirs en place. On se souvient ainsi de l’exploitation des Jeux de 1936 par le régime nazi qui en avait fait une vitrine de la prétendue «nouvelle Allemagne». De son côté, l’ex-RDA stalinienne tentait d’améliorer une image peu reluisante grâce aux performances de ses athlètes souvent dopés.

Mais au-delà, ce type d’évènement peut être le prétexte (au bon sens du terme) de subtiles manœuvres diplomatiques. On l’a vu en 2009 lors d’un match de foot entre la Turquie et l’Arménie. Il y eut aussi la «diplomatie du ping pong» en 1971 entre la Chine maoïste et les Etats-Unis, alors plus qu’en froid. L’équipe américaine de tennis de table avait alors été invitée (pour la première fois depuis 1949) par son homologue chinoise à une tournée dans l’Empire du  Milieu, prélude à une visite du président Nixon à Pékin (1972). «Le bruit des balles sur la table [a été] entendu dans le monde entier», avait alors noté l’hebdomadaire Time.

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